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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Pour une meilleure culture générale en vue du bac et des examens.
Lorsque le passage du bac et les examens d'entrée pour les études supérieures se profilent, de nombreux lycéens se rendent compte qu'ils n'ont pas une culture générale assez vaste. 
Il est alors difficile de réussir à sélectionner les savoirs essentiels dans l'étendue des connaissances de chaque domaine : Histoire, arts, philosophie, sciences, géopolitique etc...

Utilisant une mémoire visuelle de plus en plus développée chez les jeunes, cet ouvrage chez Larousse revient sur les notions à connaître, les auteurs incontournables ou les grands événements grâce à de vastes cartes mentales, ou des frises chronologiques. Souvent transversales, les connaissances se croisent et se répondent, permettant de développer une pensée riche et construite.

Un indispensable pour les examens !
La culture générale en cartes mentales : pour préparer le bac et les concours du supérieur : terminale & études supérieures
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Un premier tome dont on a déjà hâte de lire la suite !!

Le jeune garçon Oscar rêve d’aventures, grand lecteur de romans de piraterie, il espère pouvoir réaliser ses rêves lorsqu’il sera plus grand. En attendant, il aide ses parents, boulangers, en livrant des pains à travers la ville. Lors d’une livraison un peu particulière, pour un bateau amarré au port depuis plusieurs jours, Oscar saisit sa chance et décide de visiter les lieux malgré l’interdiction formelle des propriétaires du lieu. C’est à ce moment-là qu'il découvre l’existence d’une jeune fille prénommée Carole et que plusieurs personnes dans la ville semblent vouloir rechercher. Une mission attend le jeune garçon : emmener Carole loin de la ville afin qu’elle puisse y trouver refuge et ainsi échapper aux brigands qui semblent la suivre. 


Oscar et la fille de l’île fantôme est le premier volume d’une trilogie qui s’annonce prometteuse pour la jeunesse. Un récit fait d’aventures, de mystères et surtout de personnages aux allures anthropomorphes qui est à découvrir sans plus tarder !! 
A découvrir dès l'âge de 8 ans. 

Oscar et la fille de l'île fantôme. Vol. 1
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Fraternité n'est pas qu'un mot
En 1950, deux frères tentent de fuir la Roumanie soviétique. Arrêtés, emprisonnés et bientôt séparés, ils vont découvrir un univers où l'homme n'est plus qu'un numéro, où les mots eux-mêmes deviennent dangereux et où la violence cherche à effacer jusqu'à la possibilité de penser. Trente-neuf ans plus tard, à la mort de Ceausescu, l'un d'entre eux, réfugié en Bretagne, prend la route de Bucarest à la recherche de son frère.

Le roman nous raconte à la fois ce voyage en voiture, ponctué par les malaises de notre narrateur, séquelles de son séjour dans les geôles de Pitești, et les souvenirs qui ressurgissent au fil de la route. Virginie Ollagnier raconte la faim, la peur, la torture et l'épuisement, mais surtout cette entreprise méthodique de déshumanisation qui avait pour objectif de construire « l'homme nouveau ». Et comme si cette volonté d'effacement avait laissé sa marque jusque dans le récit, nos deux frères n'ont pas de nom : seulement des surnoms qu'ils se donnent tout au long du roman. Le narrateur, lui, ne parle plus. Est-ce le choix d'un homme qui ne veut plus parler, ou celui d'un homme à qui l'on a retiré la parole ? Après tant d'années, il ne s'agit plus seulement de retrouver un homme, mais de pouvoir enfin le nommer.

Un roman d'une très grande force.
Rien d'humain ne m'est étranger
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La romancière franco-rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse, auteure du magnifique livre Le Convoi, se penche à nouveau sur une photo à la demande de son éditrice Caroline Broué. Une photo qui nous ramène en Afrique du Sud en 2002.
Depuis les années 1970, le virus provoquant le sida, le VIH, se propage à travers le monde. Vers la fin des années 1980 les premiers traitements antiviraux apparaissent enfin mais sont extrêmement coûteux. Dans leur course aux profits, les laboratoires pharmaceutiques prennent acte de l’impossibilité pour certains pays pauvres, notamment africains, de payer les traitements originaux ; mais loin d’envisager une alternative, ces entreprises vont interdire à ces mêmes pays l'accès aux médicaments génériques. Une bataille de David contre Goliath va donc se mener entre les associations (MSF, Act up, TAC…) et certains responsables politiques, contre les Big Pharma, pour le droit des pays à donner la priorité à leurs systèmes de santé contre les brevets, et avoir ainsi accès à des médicaments moins chers.

Beata Umubyeyi Mairesse entremêle son histoire avec celle d’un pays, l’Afrique du Sud, dont elle suit jeune étudiante l’évolution. Cet état subsaharien gouverné par Nelson Mandela puis Thabo Mbeki se reconstruit petit à petit après 43 ans d’apartheid et peine à reconnaître alors l’épidémie de sida, la maladie charriant avec elle son lot de préjugés homophobes et racistes.
L’auteure elle-même a réchappé à la contamination au VIH, utilisée lors du génocide rwandais comme arme de guerre contre les femmes et les filles de tous âges. Elle se rapproche donc d’associations comme MSF (Médecins sans frontières) mais aussi d’Act up où elle effectue un stage dans la commission Nord-Sud, sa “plus importante école de militantisme” : “J’avais l’impression d’avoir trouvé le foyer de la marginalité heureuse.”

Cette photo choisie par Beata Umubyeyi Mairesse montrant Nelson Mandela et l’activiste Zackie Achmat arborant des tee-shirts HIV Positive évoque avant tout l’exemple d’un combat collectif allant bien au delà des frontières qu'elles soient géographiques, sociales, genrées, raciales ou encore politiques. “La solidarité́ des ébranlés s’édifie dans la persécution et les incertitudes.” : c’est au philosophe et résistant polonais Jan Patočka que l'auteure emprunte son titre. De sa plume limpide et précise, Beata Umubyeyi Mairesse nous invite à nous rappeler que dans un futur bien incertain, la convergence des luttes est mère de toutes les batailles.
La solidarité des ébranlés
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"Toutes personnes sont franches en ce royaume, et si tost qu'un esclave a atteint les marches d'iceluy, se faisant baptiser il est afranchy"
À travers cinq portraits d'hommes et de femmes, cet essai raconte l’histoire d’esclaves arrivés à Paris au XVIIIe siècle dans l’espoir d’y retrouver leur liberté. À cette époque, la capitale française apparaît comme un lieu où leurs droits semblent pouvoir être protégés, selon le principe « nul n’est esclave en France ». Pourtant, ceux qui viennent à Paris pour échapper à leur condition se heurtent rapidement à une réalité juridique bien différente. Nous découvrons un autre quotidien sous l'Ancien Régime, celui fait de luttes, de détours, de réseaux, de stratégies et de persévérance face à l'administration et la justice française.
Leurs parcours sont singuliers, mais leurs trajectoires se rejoignent : tous nourrissent l’espoir d’une vie meilleure. Entre espoirs, obstacles et désillusions, leurs histoires révèlent les contradictions de la société aristocratique parisienne qui proclame la liberté tout en maintenant l’esclavage.
Dans ce remarquable travail d’enquête historique, Miranda Spieler nous mène dans les archives de la France prérévolutionnaire. L'historienne redonne une dimension humaine à cette histoire méconnue, une autre histoire de l’esclavage, celle de Jean, Pauline, Lucidor, Julien et Ourika.
Esclaves à Paris : vies cachées et histoires fugitives
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L’histoire vraie d’une communauté isolée approchée par un missionnaire blanc et des scientifiques aux idées bien moins nobles.

Ce ne sont pas les expériences inhumaines et la cruauté sans pareille de cette histoire vraie qui ont donné envie à Paul Harding d’en faire un roman. Ce qui transparaît dans son écriture c’est la volonté de décrire le quotidien des habitants avant l’horreur. La venue des hommes blancs est ici une épée de damoclès que l’on s’attend à voir tomber après chaque page. La peur de la fin imminente des personnages nous pousse à nous y attacher encore plus rapidement. Les quelques instants que nous passons avec chacun d’eux sont d’autant plus chéris. 

Paul Harding navigue entre des descriptions poétiques d’arbres gravés et de peintures lumineuses mais livre aussi des passages plus graves sur la violence des hommes, qu’ils viennent du continent ou de l’île. L’horreur rôde tout le long du récit et pourtant Apple Island est avant tout un roman célébrant la liberté et le refus de la soumission.

Cet autre éden
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Une photographe fait la découverte d'un corps dans une réserve interdite en pleine montagne avant de disparaître à son tour !
Paola, photographe passionnée de nature, part avec un groupe de chercheurs en haute montagne. En son sein s'étend un lac et, de l'autre côté du lac, trône une réserve naturelle interdite aux humains, où animaux et nature sont les seuls maîtres de cet endroit qui n'est régi par aucune règle.
Au cours de cette expédition, l'œil attentif de Paola remarque de nombreux éléments mystérieux, jusqu'au jour où un corps est retrouvé au cœur de la réserve.
Quelques mois plus tard, toujours obsédée par cette macabre découverte et par le magnétisme inexplicable qu'elle éprouve pour cet endroit sauvage, Paola y retourne et va, elle aussi, disparaître.

Avec une plume hypnotisante, l'auteur mêle avec précision aventure, amour et thriller et nous plonge dans une atmosphère glaciale.
Sylvain Prudhomme nous apporte une réflexion écologique et un contraste entre l'humain et la nature, l'apparition et la disparition, le visible et l'invisible, qui est abordé d'un point de vue artistique avec des photographies qui ponctuent de nombreux passages.
Une ode à la contemplation et à la clairvoyance qui nous invite à mieux regarder et, surtout, à voir au-delà de ce que l'on voit, même si le brouillard englobe une bonne partie du texte, de la montagne et du mystère.


De l'autre côté du lac
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"Il s'agit d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens" - Arthur Rimbaud, « Lettre du voyant »

Le 19 mai 1876, Arthur Rimbaud, alors âgé de 21 ans, s’engage au sein de l’armée coloniale hollandaise. Laissant définitivement derrière lui son œuvre poétique, le jeune homme embarque sur le Prins van Oranje direction l’île de Java où il découvre l’univers combattant. Après seulement quelques semaines, il fuit, comme « toujours » et réapparaît à Charleville en décembre.

De cette odyssée, il ne reste que de très rares sources. Peu de biographes ont ainsi tenté d’en écrire le récit. Hervé Mazurel, historien de l’expérience sensible, y voit pourtant une belle occasion de questionner la discipline historique. En étudiant la vie silencieuse de Rimbaud, l’historien se risque « à imaginer ce qui ne peut être vérifié avec certitude, [à] faire du silence et des espaces de l’ombre le lieu d’un travail spécifique, [à] tenter d’écrire ainsi à la limite de l’inconnaissable » pour questionner « les frontières qui séparent récit d’histoire et récit de fiction ».

Arthur Rimbaud est en ce sens un objet d’étude remarquable, rarissime, un trou d’acide dans la vie sociale accoutumée comme le dirait Pascal Quignard cité par Hervé Mazurel. Était-il pour autant complètement moderne et hors de son temps ? Quelles sont les dynamiques familiales, sociales et culturelles qui sous-tendent ce départ vers la terrible guerre d’Aceh dans les Indes néerlandaises ? 

Pour répondre à ces questions, Hervé Mazurel doit s’attaquer au mythe maintes fois célébré par la littérature rimbaldienne. Il s’y attaque en historien et relève ainsi à travers cet individu le parfum du temps. Car oui le jeune Arthur est traversé par les dynamiques de son époque, l’esprit révolutionnaire de la Commune, la colonisation européenne, les imaginaires du voyage, l’orientalisme et les circulations commerciales. Il est aussi le fruit d’un contexte familial où le fait guerrier s’invite pour la première fois dans sa vie avec la figure paternelle. En s’intéressant au « point le plus obscur de la vie de Rimbaud », Hervé Mazurel invite ainsi à relire la trajectoire du poète tant dans sa vie africaine que dans l’écriture posthume de son mythe.

Essai prodigieux tant dans sa réflexion historiographique que dans son ambition littéraire, cet ouvrage d’Hervé Mazurel est un magnifique hommage aux sensibilités chères au poète de Charleville qui se flattait « d’inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l’autre, à tous les sens ». 

Rimbaud, l'odyssée silencieuse
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« Même réfléchie, la désignation d’une période charrie avec elle tout un imaginaire, une théâtralité, voire une dramaturgie, qui peuvent gauchir l’historicité propre et donc le sens »
Dans cette brillante étude sur les noms d’époque, Dominique Kalifa accompagné d’un collectif de chercheurs, développent dans leurs spécialités respectives, les origines de plusieurs chrononymes célèbres. Des « années de plomb » en Italie aux « Trente Glorieuses » en France en passant par le « Gilded Age » aux Etats-Unis ou le « Stunde Null » en Allemagne, une variété de noms d’époque sont étudiés dans leurs origines dévoilant les mécanismes qui nous motivent à nommer le temps. Tantôt apparu pour nommer une période en cours ou attribuer a posteriori à une époque fantasmée, les chrononymes participent à une « politisation du temps » (P. Bacot, L. Douzou, J.-P. Honoré, « Chrononymes. La politisation du temps », Mots. Les langages du politique, n°87, 2008). Il est donc essentiel avant d’étudier une époque de bien les comprendre et en analyser les enjeux. Cet ouvrage aide en cela avec des chapitres courts, exigeants mais accessibles. 
Les noms d'époque : de Restauration à années de plomb
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Et si les mots que l’on n’emploie plus avaient encore beaucoup à nous raconter ?

Avec Petit recueil de mots oubliés, Jenny Miralto nous invite à pousser la porte d’une langue française pleine de surprises et de trésors parfois tombés dans l’oubli. Ce petit recueil ne présente pas les mots comme de simples curiosités de dictionnaire. Il leur redonne une histoire, une personnalité, un contexte. On apprend, on sourit, on s’étonne et, surtout, on réalise à quel point notre langue est vivante et riche.
Une véritable petite boîte à trésors pour les amoureux des mots, les curieux, les amoureux de la langue française, mais aussi pour tous ceux qui aiment apprendre sans avoir l’impression d’étudier.

Petit recueil de mots oubliés : plus de 500 mots et expressions à remettre au goût du jour
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Une pépite d'humour noir !
La couverture originale de Petites coupures, avec un dessin de bouquet de pâquerettes a immédiatement attiré l'oeil de votre libraire - qui adore les fleurettes - et y a donc regardé de plus près : détail intriguant, des gouttes de sang perlent des tiges...

Ouvrant le livre, voici le personnage de Pâquerette qui surgit (ah, on tient l'explication du bouquet) : Pâquerette heureuse de faire admirer sa bague de fiançailles, c'est qu'elle l'aime son Jean-Benoît, ce soir ils vont fêter ensemble leurs deux ans de rencontre, le voilà justement qui rentre à la maison avec une bouteille de champagne, il n'a pas oublié ! Le bonheur est total, et plus encore quand la chance s'en mêle car Pâquerette, en ce jour exceptionnel, a joué in extremis au loto, et voilà-t-il pas que le tirage la donne gagnante, trente-deux millions ! C'est incroyable, complètement fou, et les deux tourtereaux arrosent ça comme il se doit !

C'est le lendemain que ça se gâte, car Pâquerette se réveille avec la gueule de bois pour découvrir que son fiancé s'est fait la malle, avec le ticket gagnant bien sûr, et en prime sa bague de fiançailles qui a disparu de son doigt. Jean-Benoît aurait-il failli à son rôle de prince charmant ? La suite est truculente, car quand Pâquerette - qui n'est pas fille de boucher pour rien - décide de rechercher le coupable et de se venger, elle ne va pas faire dans la dentelle ! Première étape sur son chemin : sa belle-mère, qui a toujours protégé Jean-Ben...

Charlotte Labiche signe une pépite d'humour noir, nullement fleur bleue, joyeusement méchante, férocement drôle, forcément réjouissante !

Petites coupures
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Contre la propriété prédatrice et exclusive, un texte sain et éclairant pour enfin se réapproprier son mode de vie.

De l'idéologie propriétariste, du concept vague de propriété, il faut remonter à l'imaginaire des jouissances d'appropriation.
Frédéric Gros, Violence de la propriété


"La propriété nous a rendus si sots et si bornés qu'un objet ne devient le nôtre qu'à partir du moment où nous l'avons, et donc où il existe pour nous comme un capital". C'est à Paris, pendant la rédaction de ses Manuscrits économico-philosophiques de 1944 que le jeune Karl Marx pousse, comme l'appelle Deleuze, son cri : l'essentiel, le précipité direct de sa pensée. Éternellement lu, reformulé et réadapté, l'écho de ce cri est le point de départ de Violence de la propriété, dernier livre de Frédéric Gros.
Spécialiste de Michel Foucault, l'enseignant-chercheur met le propriétarisme au centre de ce nouvel essai. Mis en exergue par ses adeptes comme principe essentiel de la société (voire de l'humanité), il n'apparaît sous la lecture de l'auteur que comme une énième expression de "fétichisme de la marchandise" : une philosophie décomposée, essentialiste, où la liberté (la propriété comme liberté) supposée par le travail n'est dans les faits qu'un produit de ce même travail, qui lui n'est jamais le vecteur de cette liberté. Un système de pensée n'opérant que comme justification conceptuelle d'un imaginaire de jouissance exclusive et excluante ("J'ai ce que tu ne peux plus avoir"), entretenu par les mêmes prophètes. Une solidarité systémique face à celle circonstancielle des plus appauvris, de ceux qui n'ont pas.

Toujours pertinent et érudit, Violence de la propriété sert de réflexion saine sur notre rapport à la possession, à ceux qui ont et qui voudraient plus, sans jamais renier le fait même d'avoir. Il est en fait plutôt question de différencier la propriété de l'appropriation abusive. Dans un style très littéraire et toujours très habile, Frédéric Gros promeut la réappropriation, du quotidien, du milieu, du mode de vie et des idées, pour un futur plus modéré, sans "personnel" face au "collectif" mais où l'un fait toujours partie de l'autre.
Violence de la propriété
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