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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Une très belle histoire sur sur la manière dont faire face aux échecs et sur l’importance de l’espoir, du lien social, de l’amitié et de la confiance. Excellent !!
Sabaa Tahir signe un excellent roman avec All my rage. Elle réussit avec brio à transmettre les doutes et les espoirs de ses personnages et à dépeindre avec précision les différents membres d’une société, sans oublis, sans caricatures, avec une grande justesse et beaucoup de nuances.

On suit deux jeunes en terminale, qui sont inséparables depuis l'enfance. Noor est une jeune fille ambitieuse, passionnée de musique et toujours prête à aider son prochain. Elle veut faire des études de médecine mais se voit confrontée aux refus des universités et à son oncle violent qui veut l’empêcher de poursuivre sa scolarité. Elle est partagée entre son désir de fuir et sa reconnaissance pour cet oncle qui lui a sauvé la vie et l'a élevée. Salahudin, lui, perd sa mère d’une maladie guérissable. Il fait face à un déluge d’émotions : culpabilité de ne pas avoir compris la gravité de son état, regret de ne pas avoir pu être présent pour ses derniers instants, colère contre son père qui se laisse submerger et replonge dans l’alcoolisme, tendresse aussi pour ce père qui partage la douleur de cette perte, angoisse face aux dettes qu'il doit gérer seul. Leur amitié et leur amour naissant est pour eux source de réconfort, mais apporte aussi son lot de complications.

Sabaa Tahir nous tient en haleine jusqu’au bout, on s’attache très vite à ces jeunes et on veut les voir réussir, s’en sortir et réaliser leurs rêves, tout en restant fidèles à leurs valeurs.
All my rage
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Un livre drôle et instructif à dévorer sans modération.

Nous avons tous entendu parler de Sainte Thérèse d’Avila, mais quand est-il de Marie de Saint Joseph, de sœur Juana Inés de la Cruz, ou encore des religieuses Inès de Santa Cruz et Catalina de Ledesma surnommées les “Roseaux” en raison de leur amitié “particulière” ?

Mariant histoire et pop culture avec une bonne dose d’humour, nous plongeons dans la nonne-mania et découvrons le quotidien, parfois plus proche du nôtre qu’on ne le pense, des nonnes du XVIème et XVIIème siècles d’Espagne et d’Amérique du Sud.

Abordant différents thèmes tels que l’amitié, l’amour, le travail ou encore l’argent, les deux autrices, Ana Garriga et Carmen Urbita, à l’origine du podcast Las Hijas de Felipe, nous racontent aussi bien comment les nonnes réglaient leur petits différents que leur propension à la folie des grandeurs . Elles nous prouvent que peu importe l'époque, le mode de vie monastique ou non, nous vivons à peu de chose près toujours les mêmes histoires. 

Nous pouvons ainsi ressentir de l’affection pour sœur Maria de San José qui, trompée par son supérieur hiérarchique, n’éprouve plus qu’unegrande répugnance à effectuer le travail qui lui est demandé. Preuve que les RH auraient dû exister bien plus tôt au sein de l'Eglise. Et nous ne pouvons qu’être impressionnés par Juana Inés de la Cruz, la comptable par excellence des nonnes sans qui bien des couvents se seraient retrouvés insalubres, et qui géra le domaine écclésiastique comme la chanteuse Rosalia son empire immobilier.

Sans se départir de leur sérieux mais aussi avec malice, les autrices entremêlent leurs récits personnels à ceux des religieuses créant ainsi un parallèle et une proximité entre leur vie et celles des nonnes: ces sœurs ont décidément beaucoup à nous apprendre.

La sagesse des nonnes : comment les soeurs du XVIe et du XVIIe siècle nous aident à survivre à notre époque
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Après avoir déconstruit avec brio les mythes de la réussite et du mérite dans "Le Talent est une fiction", Samah Karaki revient avec un nouvel essai dans lequel elle interroge brillamment les mécanismes de l'empathie.
En s'appuyant sur les dernières recherches en neurosciences et sciences sociales, et en illustrant son propos avec de nombreux exemples tirés de l'actualité, notamment internationale, Samah Karaki déconstruit les idées reçues sur l'empathie et montre qu'elle est "intrinsèquement biaisée, peu fiable, et inadaptée comme boussole morale". Pourquoi ? Parce qu'il ne s'agit pas d'une qualité individuelle, innée et universelle, mais d'une construction sociale, dépendante de notre cadre politique, médiatique et culturel. En cela, c'est un concept qui n'échappe pas aux dynamiques de domination : l'empathie peut être sélective et invisibiliser le vécu des minorités.

Par ailleurs, Samah Karaki souligne que si l'empathie est un outil important pour imaginer l'expérience de l'autre, elle n'encourage pas nécessairement l'action altruiste. Elle n'est donc pas suffisante pour résoudre les conflits et lutter contre les inégalités, et ne peut se substituer à la mise en œuvre de politiques publiques et au droit international.

Un essai absolument remarquable, d'une grande rigueur intellectuelle, qui invite à repenser notre conception de l'empathie pour bâtir une société plus juste et plus solidaire.
L'empathie est politique : comment les normes sociales façonnent la biologie des sentiments
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Plongez dans un roman original mêlant amour, réincarnation et spiritualité, où les âmes sœurs se retrouvent à travers le temps.
Valentine et Jean se sont aimés… et se sont retrouvés, encore et encore, à travers dix vies et époques différentes. 

De Paris à Venise, de la Rome antique à San Francisco, chaque rencontre est un amour intense, fragile et impossible à oublier. Céline Colle nous offre un roman original, où romance, ésotérisme et spiritualité se mêlent.

L’idée des âmes sœurs qui se retrouvent au fil des vies devient le fil rouge d’une histoire pleine d’émotions et de surprises. À travers leurs rencontres et leurs séparations, le roman nous invite à réfléchir sur nos propres liens, sur la force des émotions et sur ce que signifie vraiment aimer. Chaque incarnation est un miroir de nos désirs, de nos regrets. 

Un récit passionnant et profond, qui touche le cœur et laisse la sensation que certains amours traversent le temps, pour nous apprendre, nous transformer et nous guider.
Toutes ces vies où nous nous sommes aimés
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Les Arts plastiques au service du souvenir.

Mettez les Arts plastiques au service du souvenir. Au rythme de ces 15 projets, vous ne serez jamais en perte d’idées. Glanez, expérimentez, mixez et recommencez mais surtout, créez ! 

Vous n’avez pas de motifs ? Dessinez-les ! 
Vous n’avez pas de matériel ? Inventez-le !
Vous manquez d’images ? Photographiez !
Vous n’avez pas les mots ? Découpez-les !
Vos souvenirs sont flous ? Ouvrez votre sac, tirez vos tiroirs, fouillez vos poches !

…Et suivez sans détour la méthode colorée de Martina Calvi pour donner vie à vos souvenirs !

L'art de collecter les souvenirs : conseils et idées de journaling, scrapbooking et collages créatifs pour enchanter le quotidien
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Un livre important sur une répression politique redoutable.
Lorsqu’on regarde les vidéos des matchs de la Coupe du monde de football de 1978 en Argentine où le pays hôte est sacré pour la première fois de son histoire, nous avons du mal à imaginer qu’à quelques kilomètres du stade principal, l’Estadio Monumental, à Buenos Aires, des centaines d’opposants politiques sont enfermés, torturés et assassinés. En effet depuis le coup d’Etat de 1976 lors duquel une junte militaire prend le pouvoir en Argentine et instaure une des pires dictatures dans l’histoire de l’Amérique latine, des centres de détention ont ouvert partout dans le pays. L’Esma (École mécanique de la marine) est le plus important d’entres eux.

Alors que le gouvernement de Javier Milei « a déployé un discours relativisant, voire justifiant les crimes commis sous la dictature, et en dénigrant les politiques étatiques de mémoire et les avancées de la justice » (p. 8), un collectif de chercheurs argentins a décidé de revenir sur l’histoire de ce terrible centre. Avec une rigueur scientifique et un esprit de synthèse rendant l’ouvrage très lisible, ils démontrent étape par étape comment un terrorisme d’État se met en place avec toutes les mécaniques qui le composent, de l’enlèvement des opposants à leur assassinat.

Les chercheurs partent des témoignages des victimes ayant survécu pour tisser la toile d’une mécanique répressive bien organisée. « Les témoignages des survivantes et survivants sont faits de fragments, d'instantanés, de bribes de ce « monde à l'envers », mélange d'irréalité, de chaos et de brutalité que fut l'Esma. ». On découvre rapidement à la lecture de cette enquête que le « Groupe de travail » (nom donné à l’équipe de tortionnaires, issu de la marine) utilisent beaucoup d’euphémismes pour qualifier leurs propres crimes : « transfert » (assassinat) ou « paquet » (personne séquestrée) ou des termes techniques tels que « bloc opératoire » (salle de torture), « interrogatoire » (torture) ou « cible » (personne à enlever). Les tortionnaires mettent en place des techniques d’extraction d’informations et de « récupération » (opposants politiques retrouvant le droit chemin) en laissant une terrible incertitude face à la mort dans l’esprit des victimes : « Ils arrivaient, te rouaient de coups et à deux heures du matin ils te sortaient, te mettaient dans une voiture et t'emmenaient dîner. » (témoignage d’un rescapé). L’issue d’un enfermement à l’Esma est quasiment toujours le même : l’assassinat lors des tristement célèbres « vols de la mort ». Aucun élément dans l’organisation de l’Esma n’est éludé par les chercheurs qui reviennent sur la condition des femmes détenues, sur l’enlèvement des bébés nés au sein du centre ou sur les volontés politiques derrière les crimes commis.

Ce livre, dont l’édition par les équipes d’Anamosa est remarquablement réalisée, est sans aucun doute d’une grande importance, tant pour l’Argentine que pour le reste du monde. Rares en effet sont les études décrivant si précisément la mécanique d’une répression politique.
Crimes contre l'humanité à l'Esma : anatomie d'un centre de détention clandestin en Argentine (1976-1983)
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“Je photographie comme un documentariste, mais je fais mes tirages comme un peintre.”

Ce livre nous présente des photographies réalisées par Todd Hido durant les 30 dernières années. Il nous fait également découvrir des éléments qui constituent les processus de création du photographe. Les images montrées sont issues de ses précédents livres tels que “Roaming” (2004) ou “House Hunting” (2001). Nous retrouvons des thèmes récurrents dans l'œuvre du photographe américain, entre autres leitmotivs il y a l’errance, la quête ou encore le retour.
Todd Hido à propos de son travail dit : “Je photographie comme un documentariste, mais je fais mes tirages comme un peintre”. Sa remarque nous permet de mieux saisir l’importance de son travail plastique. Il semble que les photographies d’Hido soient assez facilement identifiables, notamment à partir de la couleur et de la composition. Il prend le temps de composer l’image, souvent à la chambre, il n’adopte pas l’approche du saisissement de l’image “à la sauvette”. La manière dont il a de traiter la couleur renforce l’ambivalence que l’on éprouve à la lecture de ses images. Elles sont, “séduisantes et nauséeuses, possèdent la gradation infinie d’émotions contradictoires”. L’être humain est peu représenté sur ses photographies, mis à part dans “Between the two” (2006). On repère les signes de sa présence, les traces de son existence et cela semble se faire particulièrement bien avec l’intimité liée au livre. 
“Tout en creusant la notion de distance, Hido tisse un lien entre des existences humaines isolées. Elles sont inséparables. Impossible à fuir”.
David Campany et Katya Tylevich signent les textes de ce livre édité par Textuel.

Intimate distance II
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Un livre prêté jamais rendu ? L’APJR est sur l’affaire !!!
Comme moi, vous faites sans doute partie des personnes qui ont déjà prêté un livre qui ne vous a jamais été rendu. 
L’agence APJR ("Albums Prêtés Jamais Rendus") et Bruce son directeur peuvent vous aider.
Avec "Opération Cracoucass", Tofépi réussit l’exploit d’illustrer une aventure rocambolesque, folle en rebondissements et au dénouement vertigineux en seulement 38 pages avec, en plus, au-dedans, un mini-livre à faire soi-même («Le gang des marque-pages») !
 À ce niveau, ce n’est évidemment plus de l’Art, mais de l’Articho !
Un livre à offrir ou à s’offrir, mais à ne surtout pas prêter !!!!!! 
(En plus, il est petit, il peut vite s’égarer, et l’APJR ne fait pas dans les livres égarés… Enfin, peut-être, je ne sais pas, contactez-les, vous avez leurs coordonnées dans le livre).
Opération Cracoucass
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Démons, anges et citadelle géante flottant dans le ciel… Laissez-vous embarquer dans le sublime et sombre monde de Kingdom of Quartz !

Afin de mettre fin aux différents conflits, la déesse divise le monde et le peuple en deux. Les démons, violents et cruels, n'ont droit qu’à un royaume d’ombres et de ténèbres. Les Célès, êtres angéliques et purs aux ailes blanches, demeurent dans une magnifique citadelle, flottant dans les nuages : le Royaume de Quartz. Mais malgré cette séparation, la menace rôde toujours et les Célès comptent sur les Anges, une armée chargée de protéger le royaume, afin de faire perdurer la paix.

Blue, jeune célès, orpheline aux inquiétantes ailes noires, n’aspire qu’à une chose : devenir un Ange et protéger la cité. Mais elle se démarque aussi par ses intrigantes ailes aussi noires de la nuit qui lui valent le surnom de "démon". Pourtant sa rencontre avec le prince Cassian, futur souverain du Royaume de Quartz, va l'encourager à poursuivre son rêve. Mais le soir même, elle va voir son destin basculer suite au massacre de son orphelinat et à l’éveil d’une inquiétante magie qui sommeillait en elle.

D’origine canadienne, l’autrice, sous le pseudonyme Bomhat, nous plonge dans un monde merveilleux mêlant anges et démons, pureté et ténèbres, beauté et violence. À travers des planches contemplatives à la croisée de la Dark Fantasy et du graphisme de L’Atelier des Sorciers, ce récit nous embarque dans un univers riche, magique et regroupant différentes thématiques telles que l’inclusivité, la résilience et le questionnement du bien et du mal. Ce manga à la fois poignant et percutant nous fait voyager dans un monde aussi merveilleux que sanglant.

Public averti : 15 ans ou plus

Kingdom of quartz. Vol. 1
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Quels mots pour panser l’indicible ? Quel sens donner à l’inexcusable ?
C’est avec la poésie que Marie Piermano répond à cette quête de soi en explorant avec pudeur les lieux de passage de l’adolescence à l'âge adulte, ces couloirs initiatiques qui sont autant d’espaces verrouillés d’abord, telle la mémoire qui ne se réveille qu’au fil du temps et du recueil. 
A l’image d'un récurrent “petit portail vert” sous sa plume, la Bordelaise nous donne accès à l’enfance retrouvée et aux souvenirs qui lui sont liés. Pour évoquer l’empreinte dans le corps d’un traumatisme, elle convoque d’abord des images disparates d’une scène quasi théâtrale (un repas familial dans un restaurant de bord de mer, une soupe indigeste, un carnaval, …) dont les contours se précisent peu à peu pour laisser apparaître la brutalité d’un acte, puis la réparation et l’apaisement qui adviennent notamment grâce au pouvoir des mots et à la rencontre amoureuse.

De la douleur à la douceur, de l’infinitif au verbe, la lecture de ce recueil nous traverse et nous bouleverse, imprimant en nous une trace pérenne : 


“Les mots auront la beauté d’un poème

(ils auront) la capacité de réparer les fissures

(ils auront) la douceur de ton amour

l’odeur du bois vieilli du sel et de la mer

et nous aurons une maison 

un petit portail vert

pour apaiser nos vies

Et vieillir

vieillir ensemble

Nous irons marcher

dans le passage secret des mots

Un soir avec le verbe et le souffle court

je te dirai je t’aime

Un verbe murmuré “
Couloir infinitif
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Pourquoi sommes-nous tant fascinés par les faits divers ?
Dans ce petit essai captivant, Emmanuel et Mathias Roux tentent de percer les mystères derrière l’attraction du grand public pour les affaires criminelles, et étudient les mécanismes à l’oeuvre dans notre cerveau qui nous poussent irrésistiblement à nous intéresser au sordide.

S’appuyant sur des affaires très médiatisées, comme la tuerie de Chevaline, la disparition mystérieuse de Xavier Dupont de Ligonnès ou encore le meurtre du petit Grégory sur fond de déchirement familial, les auteurs interrogent notre rapport au crime. Loin de l’explication facile et un brin cliché du voyeurisme, ces deux agrégés de philosophie nous offrent une réflexion poussée mais très accessible sur les leviers psychologiques que mobilisent ces affaires, et sur la quête de sens et de réponses qu’elles suscitent en chacun de nous. Offrez-vous une plongée fascinante dans la psychologie du crime !
Le goût du crime : enquête sur le pouvoir d'attraction des affaires criminelles
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Chaque jour, accueillir la vie : une ode à la vie et aux petits rien qui font tout.
Après Deux petits pas sur le sable mouillé et Consolation, Anne-Dauphine Julliand témoigne ici d'une épreuve indescriptible : celle de perdre un proche, son fils aîné, qui s'est suicidé et de la longue quête de ceux pour qui la vie ne s'arrête pas.

Dans une écriture délicate et poétique, l'auteur interroge : que faire quand la douleur, l'incompréhension envahissent tout et nous étouffent ? Comment, pourquoi choisir de continuer ? Quand tout semble absurde et trop lourd, Anne-Dauphine Julliand choisit le présent, les rencontres et les petits "détails" : l'odeur du pain chaud, une musique fredonnée, un vernis éclatant sur les ongles... Alors, au fil des pages, au fil du temps, une lumière apparaît : le printemps succède toujours à l'hiver, même le plus rude.

Un livre qui remue mais que l'on referme avec un léger sourire et dans le cœur un élan, celui de la vie.


Un coup de coeur de Marthe. 
Ajouter de la vie aux jours : récit
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