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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Le futur (et la fin ?) de l’espèce humaine, imaginé par l’auteur de La Guerre des Mondes.

“Et nous l’aurons bien mérité.”
H. G. Wells

Rien ne va plus. Tout va de travers, l’actualité empoisonne votre bonne humeur et une idée vous traverse l’esprit : ça y est, c’est la fin. Car si Laure Murat nous rappelle très intelligemment que toutes les époques sont dégueulasses, c’est parce que la fin des temps est une obsession bien plus lointaine ! Apocalypse, explosion du soleil, menace nucléaire, invasion extraterrestre ou une guerre de trop, l’Humanité est obsédée par sa propre fin, et celui qui raconte le mieux cette lubie, c’est peut-être H.G. Wells.

Auteur mythique de La guerre des mondes, La machine à explorer le temps et L’ile du docteur Moreau, on oublie presque le passé de journaliste et vulgarisateur scientifique de l’auteur. Témoin de son temps, il est, entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle, un des grands représentants du posthumanisme. Cette vision de l’Humain menacé par sa soif avide de progrès est parfaitement représentée dans le recueil L’extinction de l’espèce humaine, chez les éditions Payot.

Écrits et publiés entre 1891 et 1896, ces cinq articles tournent autour du même sujet : l’avenir (ou le non-avenir) de l’espèce humaine, et notamment de l’évolution de cette dernière. Wells, précurseur, s’oppose ici à la vision “excelsior” de l’évolution pour proposer une forme de “régression zoologique”. La conception excelsior voyant l’évolution comme une permanente amélioration, Wells voit ces changements comme autant de manières de s’adapter au milieu de vie : l'adaptation des poumons des oiseaux pour le vol prolongé, le camouflage de certains prédateurs, des avantages développés au détriment d’attributs et capacités devenus inutiles. Mais pour l’Homme, qui semble s’adapter à tous les milieux, que peut-il encore faire évoluer ? Wells répond ; l’intelligence. Capable de combler ses besoins par la technique, l’évolution de l’Humanité est avant tout technologique, au détriment de capacités physiques devenues obsolètes. De cette théorie, l’auteur prédit les épidémies, la fin de l’humanité, la course aux ressources et les conflits qui en découlent, pour finalement prophétiser cette fin tant crainte : l’avidité technologique signera l’extinction de l’espèce humaine.

Entre essai scientifique, écologiste et anti-techniciste, L’extinction de l’espèce humaine surprend par la modernité des idées de son auteur qui, dans un style à mi-chemin entre anticipation et journalisme, dénonce déjà l’anthropocentrisme de la recherche, et imagine une Terre vidée d’Humanité, “et nous l’aurons bien mérité”.
L'extinction de l'espèce humaine
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Découvrez les lectures d'été au rayon société, avec "Séverine : une journaliste pour le peuple", de Séverine Garnier chez Les Peregrines
Dans la France de la Belle époque, Séverine brave les conventions sociales et use de sa plume pour défendre les combats de son temps, en se plaçant, à corps défendant, à la hauteur de son sujet. Proche de Jules Vallès, elle fut la première femme à reprendre et diriger le "Cri du peuple", journal communard dans lequel elle n'épargne aucun combat : habillée en homme, elle descend à la mine, critique la guerre, la peine de mort, et ne recule ni devant le feu de l'Opéra de Paris, ni devant l'hostilité manifeste qu'elle recoit de la sphère politique et médiatique masculine. Femme, citoyenne, elle est témoin de son temps et choisit d'en assumer toute la responsabilité : une vie faite d'engagements, de tensions, au fondement d'une éthique journalistique qui se place depuis "le camp de ceux qui souffrent et qui n’ont rien".

Cet été, partez sur les traces de Séverine, un esprit libre et vivifiant qui a marqué notre histoire sociale et la pratique du journalisme, dans un portrait vivant, incarné, et illustré de portraits d'époque.
Séverine : une journaliste pour le peuple
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Et si vous parliez grec et latin au quotidien ?
Guillaume Diana propose une exploration vivante et accessible de l’origine de nos mots. À travers anecdotes, exemples parlants et explications claires, ce livre révèle comment le grec et le latin façonnent encore notre langue au quotidien, éclairant leur sens caché et leur histoire, pour mieux comprendre ce que nous disons chaque jour.
Vous parlez grec & latin sans le savoir : 200 expressions décryptées...
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Une romance qui sent bon l'été et l'évasion. Direction la Toscane, où les paysages magnifiques et l'atmosphère chaleureuse donnent immédiatement envie de faire ses valises.
On y découvre un délicieux rivals to lovers, porté par deux personnages qui ne manquent jamais une occasion de se provoquer. Leurs joutes verbales sont pleines d'humour, la tension entre eux est omniprésente, et leur évolution est aussi touchante que naturelle. À leurs côtés, on rencontre des personnages secondaires attachants et de très belles amitiés qui apportent encore plus de profondeur au récit. Les relations humaines sont au cœur de cette histoire et rendent chaque émotion encore plus forte.

Au-delà de la romance, ce roman transmet un joli message sur la motivation, la persévérance et l'importance de croire en soi, même lorsque tout semble compliqué. C'est une lecture lumineuse, drôle, émouvante et réconfortante, idéale pour se laisser emporter le temps d'un été.

Et pour les fans de Taylor Swift, un petit bonus vous attend : une playlist accompagne le roman et s'intègre parfaitement à l'ambiance de cette belle histoire.
In my pistachio era. Juliette's version : cosy romance
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Un roman d'anticipation écologique inoubliable !
L’auteur nous emporte dans un roman d’anticipation écologique à la portée universelle et actuelle sur le réensauvagement de certaines espèces animales, notamment les loups.
Les deux héroïnes racontent comment s’est forgée leur conscience pour un avenir viable. Lucy devient militante écologique au collège après avoir assisté à un discours de Greta Thunberg et son amour pour la planète se développe grâce à sa grand-mère, grande amoureuse des oiseaux et mère de substitution pour la jeune fille. Hester est réalisatrice de documentaires et se bat pour la réinsertion de la faune sauvage après avoir réalisé un film à Tchernobyl et y avoir sauvé un bébé chien-louve.
A travers leurs histoires, l’avenir de la planète se dessine sous un jour plein d’espoir pour les générations à venir et un regard plus optimiste sur notre futur.
Quand les loups reviendront
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Menez l'enquête sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle !
Première traduction en France d'une autrice néerlandaise, livre phénomène vendu à plus de 800.000 exemplaires aux Pays-Bas, Le Camino a fait voyager votre libraire du Puy-en-Velay jusqu'à Conques, sur le chemin de Compostelle. 

"Après la crucifixion de Jésus, Jacques, l'un de ses douze apôtres, partit évangéliser l'Occident. Il commença par l'Espagne. Sa mission fut une réussite, mais lui coûta littéralement la tête : il fut décapité en 44, en Judée, alors qu'il rendait visite à la Vierge Marie. Avec la christianisation de l'Europe au cours des siècles  suivants, des pèlerins affluèrent de tout le continent pour honorer le tombeau du saint. Avant de repartir, ils se rendaient au cap Finisterre pour ramasser la fameuse coquille, preuve qu'ils étaient allés au  bout de leur pèlerinage. Dès le XIIIe siècle, la coquille devient l'emblème des pèlerins, qui la cousaient à leur chapeau ou à leur manteau".

- Mais ne nous égarons pas, nous sommes bien dans un polar ! Outre la documentation, passionnante et instructive, sur l'histoire de Saint Jacques, le lecteur va faire connaissance du personnage de Lotte, qui s'apprête à suivre les traces de son mari, Emil. Celui-ci venait de guérir d'un cancer et avait décidé de partir faire le pèlerinage. Mais sur le chemin, il s'est suicidé en s'ouvrant la gorge avec son couteau de chasse yougoslave.  Comment cela est-il possible ? Il allait bien, était heureux de vivre... Sa femme refuse d'y croire. Au fil de l'enquête, coup de théâtre,  elle apprend qu'Emil Jukic n'était pas son vrai nom ! Le vrai Emil Jukic a disparu à l'été 1995, lors du massacre d'un village par la milice serbe qui éliminait systématiquement Croates et musulmans ; ses ossements exhumés d'un charnier en 2017 ont permis son identification. Lotte qui croyait connaître son mari, réfugié de guerre, Croate de Bosnie, ayant demandé l'asile, ne sait plus que penser. Avec qui a-t-elle partagé 21 ans de sa vie ? Qui était le père de ses fils ? Elle prend à son tour la route de Compostelle, et en cheminant avec elle, vous irez de surprise en surprise !... Haletant, original, une lecture idéale pour votre été !

Le camino
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(Télé)travailleurs, unissez-vous !

Work Hard. Have Fun. Make History.
Slogan affiché dans les entrepôts d’Amazon.


On arrête pas le progrès.
Cette expression, à l’origine très floue, n'a jamais été aussi vraie. Mais la marche inévitable du progrès, si​ elle annonçait il n'y a pas si longtemps la venue de la modernité, sonne maintenant l'avénement plus amer des géants de la Tech, architectes d’un futur dystopique (si le présent ne l’est pas déjà) toujours plus contrôlant, totalitaire. L'influence de la Silicon Valley ne touche encore que partiellement les sphères étatiques, les employé·es et travailleurs sont déjà les victimes de cette conception du corps libertarienne infusée au technicisme.
Et si les échos funestes de l’actualité pressent à l’urgence et l’inquiétude, ces idées et applications ne sont pourtant pas nouvelles. Faire l’historique de ces pratiques, c’est tout le travail du nouveau livre du collectif RYBN, Human Computer : une histoire de l’informatique laborieuse chez les éditions UV.
Groupe artistique polyvalent et protéiforme, RYBN.org font de leurs installations autant de manière d’observer la société libérale et techniciste, d’en souligner les dysfonctionnements, quand l’intervention n’est pas le propre de l’oeuvre : ateliers de déconstruction d’ordinateurs pour comprendre quel poids de production à chaque pièce, faux tests de Turing, dépôt de brevet de technologies futuristes pour en empêcher la conception, propagation d’algorithmes et programmes permettant de contourner de manières plus ou moins astucieuses les bosswares des employés en télétravail, ces logiciels intrusifs scrutant l’activité sur vos écrans.
Avec Human Computer, RYBN refait l’historique de l’invisibilisation du travail manuel par la machine et l’algorithme. Des premiers bureaux de calculatrices (ces femmes payées une misère pour effectuer des calculs pour certains laboratoires), aux faux-algorithmes de pilotage automatique (en fait dirigés par un vrai humain en coulisse), le portrait fait d’un milieu de la Tech tout en simulacre, écrans de fumée et mise en scène oscille entre le ridicule et l’inquiétant. Savamment présenté et sourcé, le livre raconte en fait le productivisme inhumain, technophile et eugéniste, aliénant, à la conception mécaniste du corps, les bras comme des pistons, la fatigue comme une panne moteur.
En faisant du slogan d’Amazon le plan d’articulation du texte (“Work Hard. Have Fun. Make History.”, mantra affiché dans tous les entrepôts de la multinationale), Human Computer devient une étude médiarchéologique aussi passionnante que révoltante sur le bien que ces entreprises nous veulent. Contre le taylorisme, le management, l’éternel mythe de l’automatisation, la surveillance, la censure et le rendement, RYBN propose en fin d’ouvrage six ateliers à mettre en place pour mobiliser son entourage, comprendre et faire comprendre les enjeux liés à la technologie, et toute l’ampleur que ces problématiques ont au quotidien.
Human computers : une histoire de l'informatique laborieuse. Six protocoles d'autodéfense permacomputationnelle
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Et oui le Punk a 50 ans. Choquant non ? Pour un mouvement qui devait déclarer le futur facultatif pour ne pas dire inexistant.
Aujourd'hui le "mouvement" semble toujours présent et vivant . Il est vrai que la nostalgie bat son plein dans les medias pour des raisons évidentes et qualitatives diront certains quand d'autres évoqueront le côté purement commercial.
Avec "Les 50 ans du punk de A à Z", Francis Dordor et Jean-Éric Perrin nous embarquent dans une balade aussi foutraque que passionnante. On y croise les déflagrateurs anglais que sont The Damned, The Clash, the Stranglers, les Sex Pistols bien sûr mais aussi la scène américaine représentée par les Ramones, MC5, Iggy Pop et The New York Dolls. Et surprise, nos "frenchy" ne sont pas oubliés: les Starshooters, les Dogs, Metal Urbain et Kas Product (même si certains n'étaient pas très intéréssé par la langue française).
Le livre est très bien documenté, la mise en page est claire avec de superbes photos plutôt originales. Et quel plaisir nostalgique (pour certains) de retrouver ces pochettes de 45t, ces fanzines improbables et bordéliques "Punk" ou encore "Sniffin Glue", ces lieux magiques et moisis de transpiration et d'odeur de tabac où l'on pouvait croiser avec un peu de chance (ou malchance) les illuminés de la nuit qu'étaient Patrick Eudeline, Marie France ou bien Alain Pacadis.
Tout une époque, toute une représentation nihiliste du monde. Le Punk a 50 ans et pourrait en avoir 5 . Toujours d'actualité.
50 ans de punk, de A à Z
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Connaissez-vous le symptome de la schtroumpfette ?
Ici, Maud Le rest signe un petit livre habile et malin qui fait la généalogie de ce faux compliment, se révếlant plutôt être le marqueur d'une mise en compétition entre les femmes, freinant l'émergence d'une sororité au profit de la validation masculine. En décryptant ces ressorts, Maud Le Rest nous outille pour déjouer la misogynie intériorisée, et oeuvrer pour une meilleure égalité homme-femmes. Ainsi, en cessant de chercher la validation masculine, les femmes pourraient privilégier l'amitié entre elles, le soutien, et finalement, la conquête collective de droits. Tout en restant drôle : un essai d'actualité pas comme les autres, donc.
"Toi t'es pas comme les autres filles" : #pickme
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La réalité, une muse pour le grand écran.

Hollywood s'est depuis ses débuts inspiré de la littérature, des mythes mais aussi largement des faits divers. C'est de ce sujet très dense que s'empare l'autrice Esther J. Hervy par le prisme d'une dizaine d'exemples majoritairement puisés dans le cinéma de genre.

Pour chaque analyse, elle reprend la trame principale du film et les thématiques abordées avant de décrire le fait divers qui a servi de source, afin d'en voir les différences et les raisons du choix comme source d'inspiration. Elle montre aussi la répercussion qu'a eu la fiction sur la réalité et sur la perception des événements, cela étant particulièrement édifiant dans le cas Amityville. Les faits mettent en avant la tuerie perpétrée par un homme sur toute sa famille, là où l'art en fait le cas le plus célèbre de maison hantée.

Une incursion passionnante dans les secrets de nos films préférés.

Hollywood and true crime stories : les faits divers qui ont inspiré le cinéma
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L’autrice nous plonge cette fois dans l'univers exigeant de la natation de haut niveau, où la compétition, les entraînements intensifs et la pression constante rythment le quotidien des personnages.
Entre études de médecine et carrière sportive, ils doivent jongler avec des attentes immenses, le stress de la performance et leurs propres ambitions.

On retrouve tout ce qui fait le charme d’Ali Hazelwood : une écriture fluide, des dialogues pleins d'humour, des échanges piquants et une alchimie qui fonctionne à merveille. Mais derrière cette légèreté se cache une histoire profondément touchante, qui explore la vulnérabilité, le dépassement de soi et l'équilibre entre rêves personnels et sentiments.

La romance prend le temps de se construire et offre une relation saine, basée sur la confiance, le respect et le soutien mutuel.
Deep end
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Laissez-vous porter par la douceur de l'été...
Découvrez le nouveau livre saisonnier de Caroline Millet et savourez toute la magie de la belle saison. Véritable invitation à ralentir, Mon été cosy vous accompagne au fil des senteurs, des saveurs et de l'atmosphère lumineuse de l'été.

Au fil des pages, vous trouverez des recettes faciles, gourmandes et rafraîchissantes, des idées de films à (re)découvrir, des lectures à savourer, ainsi que de jolies inspirations déco pour créer une parenthèse ensoleillée, apaisante et ressourçante.

Que vous soyez en vacances ou simplement chez vous, cet ouvrage magnifiquement illustré vous plongera dans un véritable cocon estival, où bien-être, douceur et art de vivre se rencontrent. Un livre à glisser dans sa valise… ou à garder tout près de son transat.
Mon été cosy
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