Un premier roman qui paraît à la Série Noire est toujours un gage de qualité !
Un premier roman qui paraît à la Série Noire est toujours un gage de qualité. Découverte en prime, quand il s'agit d'un nouvel auteur. Votre libraire a donc ouvert avec curiosité les premières pages de La mort malgré lui, d'Armelle Hérisson.
C'est l'été, juillet 1942, dans la campagne hongroise, une bande d'adolescents se retrouve au bord d'un lac. Deuxième chapitre : on fait un saut dans le temps et dans l'espace, nous voici à Paris, en 1987, où l'on suit Sophie, une jeune journaliste sur la brèche, à l'affût de l'actualité. Chapitre trois : alertée par 14 appels téléphonique en 20 minutes, la police se rend sur une terrible scène de crime : une femme nue gît à terre dans une flaque de sang, au beau milieu du parc HLM de la Perdrière, à Laval. "On aurait dit que le corps était tombé d'un avion ; le sang s'était répandu autour de sa tête". On fait alors connaissance avec le commissaire Ralu (taiseux et bourru - il a ses raisons - à la stature impressionnante, 1,96 mètres !), et le jeune Thomas ("le bleu", nouvelle recrue sans expérience) qui vont devoir enquêter ensemble, faute d'autre effectif disponible. On n'en est qu'à la page 22, tout est déjà en place, et on se demande comment ces trois prémices vont se rejoindre - suspense, suspense... La construction, en chapitres alternés, va faire progresser l'histoire. A commencer par l'autopsie du corps et l'interrogatoire du voisinage. Une balle dans la tête. Personne n'a rien vu, rien entendu. Mais il s'avère que les jours précédents, la femme alors bien vivante se présentait comme un agent du recensement qui posait des questions aux habitants de l'immeuble... L'affaire va prendre un tour inattendu avec l'identification de la victime, mais chut, votre libraire ne vous en dira pas plus afin de ne rien divulgacher, mais vous avoue avoir passé un excellent moment de lecture grâce à une écriture efficace, des passerelles inattendues entre passé et présent, un sens des rebondissements, une intrigue maîtrisée... En bref, une Série Soire bien charpentée, comme on les aime !