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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Une véritable pépite qui révèle l’homme derrière la loi.
Lorsqu’on évoque Robert Badinter, l’abolition de la peine de mort vient immédiatement à l’esprit. Mais il y a eu un après : une carrière prolifique à la tête du ministère de la Justice, de 1981 à 1986. Dans cet ouvrage, Badinter revient sur ses victoires, nombreuses et bien au‑delà de l’abolition de la peine capitale. Parmi ses accomplissements, on peut citer la réforme du code pénal, la lutte contre la torture et pour les droits humains, l’amélioration des conditions de détention, et bien d’autres initiatives. Il y évoque également ses projets restés inachevés, comme les réformes sociales pour les minorités, la réforme de la procédure pénale ou la décentralisation de l’administration judiciaire.

Pour autant, cet ouvrage n’est pas un simple panégyrique de sa carrière. C’est avant tout un récit de vie, dans lequel Badinter raconte ses mandats avec un regard humain et humble, mêlant petites vicissitudes et détails du quotidien. On y découvre la charge de ministre sous un regard inédit, dépouillée de toute prétention et libérée de ses oripeaux.
Les épines et les roses
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Des échanges riches et variés autour de la civilisation féline !
Si vous trouvez étonnant la réunion de plusieurs inconnus, dans un café, avec comme seule activité une longue discussion autour de ce sujet qu’est le chat, c’est que cet animal du quotidien vous est encore bien trop inconnu !

Mais n’ayez crainte, le cercle des ailurophiles anonymes vous invite, non pas seulement à combler quelques lacunes en matière de chat, mais plus que cela, à réaliser l'étendu de son histoire et de ses représentations.

C’est en mêlant humour, légèreté, références en tout genre et tout temps, que l’autrice dresse un vaste inventaire vivant et coloré de la civilisation féline.
Au café des amoureux des chats : réunion des ailurophiles anonymes : quand les accros du chat se retrouvent pour partager leur folie douce
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Le témoignage saisissant de la championne olympique

“Je vivais sur une planète inhabitable sur laquelle je n’avais même pas le droit de mourir.”

C’est en ces mots que la championne olympique Gabriella Papadakis décrit ce qu’elle a vécu pendant sa carrière de patineuse. Avec ce livre, elle livre un témoignage dur mais hautement nécessaire sur la violence de ce milieu.

En patinage, il y a plus de femmes que d’hommes, alors pour faire carrière, il faut démarcher très jeune le peu de garçons présents, et naît ainsi un rapport de force qui ne s’atténuera plus jamais. Gabriella Papadakis l’a vécu, l’a subi, et a vu nombreuses autres patineuses vivre la même chose. Si elle écrit ce livre pour que son parcours ne soit pas oublié, elle l’écrit aussi et surtout dans l’espoir de mettre la lumière sur cette violence systémique, afin de mieux la combattre et d’éviter aux futures patineuses de la subir à leur tour.

La championne retrace son parcours, de l’enfance à aujourd’hui, elle relate ses entraînements, ses expériences en compétition mais aussi son intimité, ses traumatismes, nombreux, et ses sacrifices. Elle s’arrête aussi sur ses centres d’intérêts hors du patinage, parmi lesquels le théâtre, la mythologie et la littérature : elle confie avoir déjà écrit à de nombreuses occasions, parfois même en se mettant dans la peau du personnage qu’elle devait interpréter dans son programme du moment. Cela se ressent dans sa plume, très accessible, capable de raconter les joies et les souffrances avec une grande aisance et toujours des mots justes.

Lire ce livre ce n’est pas juste découvrir son histoire, c’est ouvrir les yeux sur un milieu dont on ne nous montre que la beauté et qui pourtant abrite tant de violence. C’est partager le temps de quelques pages le poids d’une souffrance trop longtemps restée silencieuse. C’est ne pas oublier qui est Gabriella Papadakis, et lui permettre de ne pas disparaître.

Pour ne pas disparaître : la championne du patinage artistique confie les raisons de son départ
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“C’est un oseur ! [...]. Il s’est fait paysagiste d’expression.”, écrit le critique d’art Auguste Jal.

À l’occasion de sa réouverture, le Musée de la Vie romantique rend hommage à un peintre méconnu du public ayant pourtant contribué à asseoir le paysage romantique du XIXe siècle dans toute sa splendeur. 

Né à Paris en 1803, Paul Huet porte très tôt un regard sensible sur les espaces verts parisiens en bord de Seine et tout particulièrement sur ceux de l’île Séguin, motif prisé de ses contemporains romantiques comme Camille Corot - l’un des fondateurs de l’école de Barbizon - ou bien le célèbre peintre britannique William Turner qui n’aura de cesse de voyager. 

Ayant suivi une formation académique auprès d’Antoine Jean Gros, Paul Huet hérite de l’enseignement des Maîtres Anciens et de son attention pour la peinture d’après nature. Ami d’Eugène Delacroix, et touché par ses contemporains britanniques exposés en 1824 au Musée du Luxembourg dont John Constable tout particulièrement, il s’émancipe de l’idéal italien pour dépeindre d’un geste sincère sa terre natale, la Normandie, devenant le premier peintre français à faire de la valeur expressive du paysage et de ses ciels un sujet à part entière. 

Au rythme de ses voyages dans les régions françaises, puis en Italie, et plus tard en Angleterre, Belgique et Hollande, il cultive son goût pour les natures riches en contradictions, parfois de celles qui apaisent et se laissent contempler, autrement de celles mues d’un souffle puissant et indomptable.

Ainsi, l’exposition témoigne de l’apport durable de ce peintre précurseur et, concomitamment, déploie une vaste galerie d’artistes peintres rassemblés sous les ciels, se distinguant les uns des autres par l’exploitation singulière qu’ils portent sur un motif aussi ambivalent qu’est le paysage. 

Un paysage qui ne peut se conjuguer qu’au pluriel, puisque ses formes infinies dépassent très largement cette exposition, mais dont cette dernière en dresse un témoignage touchant.

Face au ciel : Paul Huet en son temps
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Difficile d'imaginer qu'une grande arachnophobe puisse devenir l'une des plus ferventes défenseuses des araignées...
Ancienne vétérinaire, et créatrice du compte Terrapodia dédié à la découverte des arthropodes, Jessica Jousse-Baudonnet inaugure ici la collection Âme animale. Une collection de courts essais personnels dans laquelle auteurs et autrices témoignent de leur rencontre avec un animal ou une espèce qui a bouleversé leur vie et leur regard sur le vivant. L'ambition étant de se glisser dans le peau de l'autre afin de comprendre et de ressentir autrement. À travers son expérience, l’autrice nous guide vers une réconciliation inattendue. On referme ces pages avec un regard changé plus curieux, plus respectueux et, peut-être, un peu moins craintif.
Ce que les araignées m'ont appris
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Le travail reproductif : pilier invisible du capitalisme.
"Fatiha travaille à tout faire briller avant que les cadres de l'entreprise n'arrivent. Pendant qu'ils dormaient, elle a traversé la ville puis frotté, vidé, essuyé, lavé les tasses oubliées dans les salles de réunion... Personne n'y pense : le propre, ça ne se voit pas."

A travers une étude approfondie et rigoureuse, étayée par une solide documentation, l'historienne Fanny Gallot et l'économiste et sociologue Hugo Harari-Kermadec mettent en lumière le travail reproductif, c'est-à-dire l'ensemble des tâches de soin, d'éducation, et de ménage. Un travail effectué gratuitement au sein du foyer, ou faiblement rémunéré dans le milieu professionnel, accompli la plupart du temps par des femmes ou des personnes précaires. Un travail non reconnu, "dissimulé derrière les affects". Un travail qui rend possible celui des autres.

Comment définir le travail reproductif ? Pourquoi les femmes en assurent-elles la majorité et en quoi cela résulte-il de choix politiques ? Dans quelle mesure occupe-t-il une place centrale dans l'histoire des mobilisations ? Que représente-il en termes de richesse ? Comment le quantifier ? Pourquoi sa valeur est-elle exclue du calcul du PIB ? Lorsqu'il est réalisé dans la sphère privée, ne faudrait-il pas envisager de le rémunérer ? Ou l'institutionnaliser en multipliant les services publics ?

En explorant l'histoire sociale et économique, depuis les théories des féministes marxistes des années 1970 jusqu'aux luttes intersectionnelles et décoloniales actuelles, Fanny Gallot et Hugo Harari-Kermadec démontrent que ce travail dévalorisé structure en réalité tout le système capitaliste, il en est la colonne vertébrale. Un pilier invisible, qui, si on le repensait, pourrait constituer "une clé stratégique pour imaginer des formes d'organisation sociale fondées sur l'entretien de la vie plutôt que sur sa marchandisation."


Le coeur du capital : ces travailleuses de l'ombre qui font tourner le monde
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Un texte incontournable de la littérature marocaine féministe, queer et engagée : infiniment politique et infiniment beau !
Publié au Maroc en 2004, traduit de l'arabe pour la première fois en français et préfacé magnifiquement par la poétesse marocaine Rim Battal, le recueil de courtes nouvelles de Malika Moustadraf offre un regard sur une société casablancaise décrite avec la langue acérée de celle qui ne veut rien cacher. 
Les marginalisé.e.s et les femmes : voilà ces voix tuées au sein du quotidien discret des murs de la ville marocaine, voilà ces voix tuées que Malika Moustadraf fera entendre avec la violence des mots rebelles. Parce que si la violence frappe les pages comme elle frappe les âmes, c'est aussi la volonté, la nécessité, le rêve d'émancipation et de révolte qui hante les lignes et les personnages. 
Et au désir puissant s'invite le sacré, les citations coraniques et les croyances ancrées, les malédictions qui s'ajoutent à la surveillance patriarcale. 
C'est la rébellion vociférante jusque dans la langue que le traducteur Florian Targa présente dans sa postface : comment traduire une langue si complexe, entre l'arabe littéraire, l'arabe dialectal marocain et parfois le français, en laissant résonner le poids des choix de l'autrice ? 
Un texte incontournable de la littérature marocaine féministe, queer et engagée : infiniment politique et infiniment beau !  
Trent-sis
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Un roman onirique aux cotés de deux sœurs qui se cherchent mais ne se trouvent jamais...
Dans la baleine-univers, Myung et Laleh en sont les gardiennes. Myung, folle d’ennui, décide de parcourir ces mondes pour répondre à des questions existentielles : qui peuple ces univers ? Qui est la première gardienne Wisa ? À travers les histoires intimes de Wisa et sa sœur ainsi que celles de Myung et Laleh, une histoire plus grande se tisse et nous émerveille !
 
Les soeurs démentes d'Esi
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Un ovni littéraire dans les traces de l'OuLiPo
Attention pépite ! Ce roman est une œuvre inclassable de science-fiction dans laquelle les catastrophes climatiques s’enchaînent et où les livres et la littérature sont proscrits, le papier a été interdit par le gouvernement pour pallier le réchauffement climatique. Un homme et une femme sont sur les routes, l’un écrit sur leur périple, l’autre des poèmes. Comme un devoir de mémoire, l’homme insuffle son récit d’une multitude de phrases tirées de textes de la littérature qu’il a mémorisés. Le roman d’Eric Pessan est un véritable ovni qui réunit plus de 1000 citations de textes littéraires tout en offrant un roman à la critique sociale acérée.
On ne verra pas les fleurs le long de la route : centon des révoltes fiévreuses
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Dublin, années 1980 : deux gamins solitaires se trouvent et ne vont plus se lâcher.
Elle vient d'une famille pauvre où les petits travaux de couture de sa mère ne suffisent pas à finir le mois et où son père passe ses journées à boire ; lui est élevé par une mère dure, violente et étouffante, cible facile des autres élèves. Face aux adultes et à la violence de leur quotidien, leur amitié est un rempart, un refuge. Que ce soit à l'école catholique où le père et la soeur exercent leur autorité avec excès, à la maison où ils ne trouvent aucun soutien, ou partout ailleurs où ils ne sont pas les bienvenus et parfois maltraités, Juno et Legs ne trouvent de répit que dans la présence de l'autre.
Malgré toute cette violence et cette âpreté, c'est un très beau roman sur ce que peut l'amitié, avec deux personnages écorchés vifs qui nous émeuvent, un roman duquel découle une force vive et une certaine chaleur.
Juno et Legs
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Un roman nécessaire sur l'addiction aux écrans
Dans ce deuxième roman, Laura Poggioli aborde l’addiction aux écrans à travers le personnage de Lara, une trentenaire qui réalise un stage dans un centre d’addictologie en pédopsychiatrie. À travers les maux des différents patients, elle se remémore ses propres addictions ainsi qu’une relation d’emprise qu’elle a subie quelques années auparavant avec son médecin. Pendant des mois, Lara et sa famille subiront un cyberharcèlement orchestré par cet homme. Laura Poggioli nous expose, entre autres, les dangers du numérique sur la vie privée et les dérives des réseaux sociaux chez les jeunes avec justesse et factualité.
Epoque
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