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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Une étude aussi brillante que furieuse pour un droit à la volonté de vengeance !

Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. - Blaise Pascal

En littérature, la vengeance motive. Elle meut les personnages, leur donne une quête, un sens, un but. Elle est surtout bien souvent le moteur même de l'intrigue : Achab traque Moby Dick, Edmond Dantes cherche Danglar, et Alceste, le misanthrope de Molière, se venge d'à peu près tout le monde. Qu'importe que sa quête de rétribution le mène à un sort funeste, ou que cette même quête soit en fait vaine, la figure du vengeur traverse les âges, imprègne les pages, et fascine toujours autant.
De l'autre côté de la rive, les sciences humaines ont souvent une vision bien différente de la vengeance. Cette différence de traitement, Laurence Devillairs l'étudie dans Vengeance, le droit de ne pas pardonner chez Stock.
Au travers de sa représentation dans la culture, l'autrice revient sur le reniement de la vengeance par la culture occidentale : la sagesse la déconseille, l'Etat l'interdit et la morale la condamne. Et ici repose toute l'originalité du livre, loin de n'être qu'une simple étude. Laurence Devillairs prône la vengeance comme émotion face à l'injustice, comme un mouvement de réveil, de refus de l'impuissance du statut de victime, de rétribution, de réappropriation de ce qui a été pris.
Aussi pertinent que furieux, Vengeance cherche jusqu'aux racines de ce désir, invoque Platon, Pascal, Hobbes ou Kant comme différentes clés de lecture, et sait s'enraciner dans le réel quand il le faut. Loin de n'être qu'un livre somme des différentes manières de parler du talion, Laurence Devillairs offre une réflexion toujours accessible, à la croisée de la philosophie et de la critique littéraire. Un essai à visage humain, un procès fait au monde dans ce qu'il a de plus injuste.
Vengeance : le droit de ne pas pardonner
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Comment se déroule une journée dans un hôtel particulier au XVIIIe siècle ? De l’aube aux dernières heures de la nuit, que révèlent les objets qui accompagnent et mettent en scène les rites sociaux de la vie domestique et mondaine ?
Publié à l’occasion de l’exposition présentée au Musée des Arts décoratifs de Paris, le catalogue Une journée au XVIIIe siècle propose une plongée à la fois érudite et sensible dans le quotidien d’un hôtel particulier. Il restitue avec finesse un moment où Paris s’impose comme la capitale incontestée du luxe et du goût.

Comment se déroule une journée dans un hôtel particulier au XVIIIe siècle ? De l’aube aux dernières heures de la nuit, que révèlent les objets qui accompagnent et mettent en scène les rites sociaux de la vie domestique et mondaine ?

À travers une mise en lumière originale des collections du Musée des Arts décoratifs de Paris, l’ouvrage fait dialoguer une multitude d’objets du quotidien et reconstitue une journée dans un hôtel particulier, en suivant ses habitants — maîtres et domestiques — du matin au soir. Le lecteur est ainsi invité à pénétrer dans l’intimité de la demeure et à en parcourir les différents espaces : de la rue animée, où s’affichent « avis et placards », jusqu’à la chambre et au boudoir de Madame, avec leurs objets de toilette (boîtes à éponge, boîtes à mouches), ou encore au cabinet et à la bibliothèque de Monsieur, en passant par la salle à manger et les salons de compagnie.
Les accessoires — mantelets, parapluies, cannes, lorgnettes — témoignent d’une attention constante portée à l’apparence autant qu’au confort. Chaque objet conduit les auteurs — historiens de l’art ou conservateurs — à interroger sa place dans la vie quotidienne, tout en éclairant son origine et son inscription dans l’économie de l’époque.
L’accent est naturellement mis sur le raffinement des différents artisanats — céramique, ébénisterie, marqueterie, reliure, tapisserie, orfèvrerie —, où les gestes ordinaires s’entourent de beauté : une écuelle à bouillon, une lampe de nuit, une bonbonnière ou un secrétaire deviennent ainsi les supports d’une esthétique délicate, portée par l’excellence des arts décoratifs.

Le catalogue séduit également par la poésie de ses mots oubliés et la singularité de certains objets : le bourdaloue, le bonheur-du-jour, la paire de semainiers, la chaufferette ou encore le jeu de cavagnole évoquent un monde à la fois familier et étrangement lointain.

Avec clarté et élégance, l’ouvrage parvient ainsi à rendre sensible un monde disparu. Plus qu’un livre d’arts décoratifs, il offre un portrait vivant d’une époque et d’une classe sociale, montrant combien le quotidien, dans sa matérialité même, peut devenir le miroir d’un univers social.
Une journée au XVIIIe siècle : chronique d'un hôtel particulier
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Guillaume Chamanadjian et la science-fiction : un cocktail explosif !
Fille de l'unique ingénieur d'un vaisseau contenant le dernier espoir de l'humanité, Noah se retrouve à gérer seule quand celui-ci tombe malade. Elle va vite se rendre compte que les génies qui le dirigent ne sont en réalité que de riches fainéants, égoïstes et imbus d'eux-mêmes prêts à tout sacrifier pour conserver l'illusion du pouvoir. Accompagnée de BINS-42, elle va tenter de sauver le vaisseau des conséquences désastreuses de leurs machinations. Que lui reste-t-il de l'humanité à sauver ?
Un court récit tout en tension qui fait le portrait sans concession d'une humanité prête à se détruire elle-même, le tout sur une bande-son rythmée pour une ambiance de fin du monde digne du septième art.
Heureux comme jamais ou Comment les ultrariches ont cessé d'errer dans l'espace après avoir fui la Terre
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Et si Gaston Lagaffe avait raison ?
Le personnage de Franquin choisit ce qu’il fait de son temps, même au bureau. Il est à la fois un gaffeur et un esprit libre, ce qui fait de lui autant une source d’amusement que d’inspiration.

Le temps alloué au travail est un sujet qui revient constamment dans les débats en France. Cela est d’autant plus vrai depuis la pandémie de Covid-19. La crise sanitaire a largement contribué à ramener l’activité dite productive au sein des foyers. Faut-il alors réorganiser le temps de travail et le temps pour soi pour retrouver un équilibre dans son quotidien ?

Il y a un siècle et demi, Paul Lafargue (1842-1911) publiait un texte qui fondait les bases d’une réflexion sur ces questions, Le Droit à la paresse. Il écrit à une époque où le droit du travail est encore naissant. Et, comme de nos jours, certain.e.s appellent à travailler plus quand d’autres plaident pour l’oisiveté. Cette archive montre les rapports de force à l'œuvre à cette époque, et demeure un véritable outil pour penser un équilibre entre le devoir de produire et le temps libre.

Aujourd’hui, la question s’est élargie. Des voix se sont élevées pour que l’on considère les tâches domestiques comme du travail à part entière. Bien qu’elles ne produisent pas de valeur économique, elles sont indispensables pour une bonne qualité de vie et bénéficier d’un repos sain. La définition du travail couvre alors des questions d’égalité et de liberté pour lesquelles Le Droit à la paresse demeure un socle important.
Le droit à la paresse. Catéchisme des travailleurs
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"Chez tous ces grands compositeurs, elle fleurit bien sûr sur tout un terreau de culture musicale, de maîtrise technique, d'expérience créatrice. Ici, à mon échelle, j'aimerais regarder la musique d'un oeil aussi neuf et sagace que ces géants, avec l'intuition pour guide."
Comment parler de musique ? est le titre de la leçon inaugurale prononcée par Karol Beffa le 25 octobre 2012. Il a été, lors de l'année 2012-2013, titulaire de la chaire "Création artistique" au Collège de France. 

    Karol Beffa montre la difficulté que le discours musical peut avoir lorsqu'il tente d'expliquer la musique. "Contrairement à la littérature, qui use du même médium verbal que son objet, le discours sur la musique [...], empruntant un médium qui ne se situe pas sur le même plan que la musique elle-même, n'est pas assuré de pouvoir saisir quelque chose de son objet, ressenti comme irréductible par essence et, semble-t-il, voué à lui échapper. D'une certaine façon, la musique met en demeure le langage de se plier à sa particularité". Le compositeur indique dans cette leçon comment "jusqu'au XXème siècle, classicisme, romantisme et symbolisme ont perçu la musique comme relevant de l'insaisissable, de l'indicible". Il dit aussi : "Poursuivre dans cette direction nous conduirait-il au silence devant cet indicible de la musique - au refus de dire, semblable à l'attitude de Mallarmé qui, en poésie, s'interdit de "nommer la chose" ? "Nommer un objet, c'est supprimer les trois quart de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve. C'est le parfait usage de ce mystère qui constitue le symbole"."

    Lors de ce premier cours, Karol Beffa met en évidence les limites du culte du Nombre (dodécaphonisme, sérialisme) et également les problèmes d'une approche absolument centrée sur la partition. Aussi il présente ce qu'est la musicologie, notamment les particularités de la musicologie en France. Pour lui, l'analyse musicale se trouve être au coeur de cette discipline très jeune. A propos de l'analyse, Karol Beffa reprend les termes de Christian Accaoui : "[...] analyser c'est non seulement décomposer mais aussi rechercher les raisons dernières d'un phénomène, c'est remonter de manière régressive dans les chaînes des causes. Analyser une situation, c'est rechercher pouquoi et comment cette situation est advenue." L'auteur de cette leçon semble être en accord avec la conception de Pierre Boulez sur l'analyse musicale. "Outre l'observation des faits musicaux (première phase) et la découverte des lois d'organisation interne qui rendent compte avec le maximum de cohérence de ces faits (deuxième phase), cette troisième phase, "capitale", c'est l'interprétation de ces lois - qui doit même aller au-delà des intentions du compositeur. Car, pour Boulez, l'auteur, aussi perspicace soit-il, ne peut concevoir les conséquences de ce qu'il a écrit, et son optique n'est pas forcément plus aigue que celle de son analyste". Et de conclure qu'une analyse "n'a d'intérêt véritable que dans la mesure où elle est active et ne saurait être fructueuse qu'en fonction des déductions et conséquences pour le futur"." Karol Beffa invite à aller plus loin en intégrant au discours sur la musique des composantes telles que le contexte culturel de l'époque de l'oeuvre afin de "prévénir les anachronismes". 
    
    Loin de proposer une approche dogmatique du discours sur la musique, l'auteur affirme que l'oeuvre musicale peut s'analyser et engage l'action de l'intuition dans la découverte de l'intention du compositeur. Un texte passionnant.

Comment parler de musique ?
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Une respiration poétique et esthétique, parce qu'il n'y a pas d'âge pour apprécier la beauté

Prenez le temps, sur deux mesures, d'effectuer la plus simple et la plus essentielle des actions : respirer. 

L'action se déroule en deux temps, sur une unité de couleur : vert, bleu, gris, rouge, déclinée en plusieurs nuances.
Inspirez, comme la grenouille, sur la première page, expirez, tout comme elle, sur la page d'après.

Ce rythme binaire insuffle la prise de conscience de ce mouvement présent partout autour de nous et plus particulièrement dans la nature.

Le livre est une invitation à prendre le temps d'observer, de sentir, de rêver, de vivre. Il est une invitation à ralentir le rythme et à partager un moment privilégié avec son tout-petit, à se souvenir de ce moment précieux que fut son premier souffle le jour de sa naissance. 

Les illustrations épurées de l'artiste chinois HU Yifan nous offrent une parenthèse méditative et une contemplation de la beauté complétant à merveille le propos du livre.

Une vraie réussite ! 

Dès 1 an
Premier souffle
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Ce singe semble différent des autres...
Mimi a un secret : Mimi est un cochon. Mais chut ! Les singes avec lesquels elle vit ne s’en sont pas encore rendu compte… Lorsque le chef de la tribu soupçonne qu’un imposteur se cache parmi eux, il impose au groupe et à Mimi tout un tas d’épreuves pour le démasquer. Mimi parviendra-t-elle à cacher sa véritable nature et à jouer au singe aussi bien que ses congénères ?

Une histoire hilarante tant par le texte que par l'image qui prône l'acceptation de l'autre !

À partir de 4 ans
Cochon caché !
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Un album drôle, piquant et irrévérencieux !
Souvent inattendu et toujours impertinent, Émile est parmi les héros qui jouent avec les codes traditionnels de la littérature jeunesse et que l’on adore conseiller !
Dans ce tome, la mère d’Émile demande à ce dernier de choisir un sport, mais finalement, pourquoi choisir ? La danse ? La boxe ? Et pourquoi pas la danse de boxe ?

À partir de 4 ans
Emile. Vol. 12. Emile et la danse de boxe
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Un roman drôle et inattendu sur un sujet parfois bien délicat !
Michel, 7 ans, a une situation bien compliquée à gérer. On pourrait croire qu’il s’agit du divorce tout frais de ses parents, mais en vérité, c’est ce qu’il adviendra de son chat qui le tourmente. Ses parents ont tranché, il restera chez papa ! Mais c’était sans compter la détermination du petit Michel qui n’entend pas passer une semaine sur deux sans son chat Flanby : il se débrouillera pour l’exfiltrer chaque vendredi dans son cartable à roulettes !

A partir de 8 ans
Flanby
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Un sublime documentaire qui nous en apprend plus sur les déplacements des groupes d'animaux
Il n’est pas rare pour les animaux de se déplacer en groupe dans la nature. Mais certains ont fait de leurs mouvements un véritable spectacle ! Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi ces animaux s’organisent-ils ainsi ? Dans ce sublime ouvrage aux pages dépliables, Núria Solsona nous détaille les chorégraphies de six espèces animales et nous explique comment oiseaux, insectes ou poissons planifient leurs déplacements, comment ceux-ci les aident à survivre dans la nature et en quoi la recherche scientifique y trouve une véritable source d’inspiration !
À partir de 7 ans.
Chorégraphies animales
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Il paraît que... Tallec a sorti un nouvel album !
“Il paraît que si on avale un pépin de pomme, on a un arbre qui pousse à l’intérieur”
Or, notre ami écureuil vient justement d’en avaler un. Sans faire exprès. Et, comment dire, ça l’angoisse un peu. Tous ses amis ont une théorie sur la question et même concernant d’autres pépins/noyaux : raisin, cerise, pamplemousse…
Nous retrouvons avec plaisir le petit écureuil qui sait si bien nous faire rire et nous questionner sur le sens de la vie ; ici plus spécifiquement sur les idées reçues issues d’on ne sait où.
Olivier Tallec sublime la nature au printemps à grand renfort de vert aux multiples nuances. Une belle réussite !
À partir de 4 ans.
Il paraît que
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Dragons, roi sanguinaire, vol à dos de sphinx et soif de vengeance sont au cœur de cette éblouissante aventure ! 
Une nouvelle mission attend Christopher, le gardien de l'Archipel et de ses créatures mythiques !
Les dragons sont en danger, une mystérieuse maladie les décime sans qu'ils ne puissent rien y faire. Christopher, le nouveau gardien, qui a fait ses preuves dans le précédent tome, est appelé à l'aide. C'est le seul humain qui a la confiance des créatures magiques mais il ne pourra élucider ce mystère tout seul.
De l'autre côté de l'Archipel, la princesse Anya est victime d'un complot qui vise à faire tomber sa famille. En tant qu'héritière du trône, elle craint sérieusement pour sa vie. Accompagnée de ses fidèles oiseaux, elle s'enfuit pour mieux revenir se venger. 
C'est à ce moment qu'elle va croiser la route de Christopher. Ensemble ils pourront s'entraider mais peut-être vont-ils se rendre compte que leurs missions ne sont pas si éloignées.
Amitié, aventure, et de nombreux rebondissements font de ce deuxième opus un ouvrage très réussi qui peut se lire indépendamment du premier. 
Dès 11 ans.
Impossibles créatures. Vol. 2. Le roi empoisonné
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