Ces bains deviennent pour la jeune française tout à la fois une drogue douce et une source inépuisable de curiosité; à tel point qu’elle se met à sillonner le pays à la recherche de ces “véritables petits paradis cachés” pour les expérimenter, les recenser et même les prendre en photo. "Chaque bain a sa personnalité, sa propre histoire, une atmosphère unique qui en fait un microcosme intégré à son quartier".
Si l’origine des sento remonte certainement à des rites purificateurs, ils sont devenus des "lieux d’habitude et de transmission”. Car au sento, on se lave, on se repose mais on se retrouve aussi, on papote de tout, de rien, du temps,… Le sento est un espace intergénérationnel dans lequel la nudité n’est aucunement gênante; des relations à proprement parler nues comme le dit joliment Stéphanie Crohin, sans aucun artifice.
Ce onzième opuscule de la collection Komon, consacrée à la vie au Japon, vous donne une furieuse envie de vous glisser dans l’un de ces bains chauds, parfumés et d’en admirer toute la variété des arts décoratifs. Stéphanie Crohin nous emporte avec délice et sensualité dans les Vapeurs de Tokyo et nous offre un moment de lecture d’une absolue douceur.