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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Un roman lumineux empli de soleil et d'air iodé qui prône la "dolce vita" !
Au début des années 80, Gianni, un quarantenaire abusé et désabusé par des années de soirées au Piper club, sombre progressivement dans une vie de débauche dont il ne voit pas le bout. Lorsqu'un groupe punk vient se produire au club, Gianni rencontre Carmela, la compagne du bassiste, qui va lui demander de garder son fils durant le concert.
Un lien fort et inattendu se crée entre eux et Carmela, soucieuse du train de vie douteux de son nouvel ami, lui propose de prendre des vacances loin de la vie nocturne et agitée de Rome. Face à la mer Adriatique, Gianni retrouve un nouveau souffle et va apprendre à prendre le temps de vivre pleinement, et grâce à l'écriture douce et lyrique de Fusaro, le lecteur plonge avec lui au cœur de ce cadre idyllique.
Un récit rafraîchissant sur la complexité et la complicité des relations humaines. C'est une ode à l'amitié, la parentalité, la redécouverte de soi, à l'amour sous toutes ses formes.
Solo tu
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Un éclairage nécessaire sur les coulisses de la création des jeux vidéos.

Dans ce court essai très accessible, Flavie Falais, spécialiste des approches critiques du jeu vidéo à l’université de Limoges, apporte un éclairage sur les coulisses de l’industrie vidéoludique. Au-delà des aspects économiques de la première industrie culturelle du monde ou des impacts du jeu vidéo sur la société qui sont souvent au centre des débats, Flavie Falais s’intéresse surtout aux conditions des travailleurs et travailleuses de cette industrie, une myriade d’acteurs et d’actrices constituant tout un écosystème vidéoludique. 

Après être revenue brièvement sur l’histoire de l’industrie du jeu vidéo et de l'imaginaire qui l’entoure notamment au travers d’un métadiscours sur le travail, Flavie Falais étudie plus spécifiquement les différents enjeux qui entourent la création d’un jeu vidéo. L’industrie du jeu vidéo repose sur une structuration par projets créant de l’instabilité et du flou pour les différents salariés. À quelques semaines de la sortie d’un jeu, certains studios imposent ainsi une période de crunch, c’est-à-dire que les développeurs travaillent beaucoup plus que leurs heures normales, parfois la nuit, pour peaufiner les derniers détails. Ces conditions de travail délétères peuvent être encouragées par une culture de la performance dans un paysage très masculin puisque la grande majorité des développeurs sont des hommes. Cet environnement de travail parfois qualifié de boy’s club peut engendrer des prises de conscience tardives voir des résistances concernant le sexisme dans le jeu vidéo et au sein même des studios, les questions de genre et de diversité. Sans s'arrêter à un état des lieux des différents problèmes, Flavie Falais analyse aussi les solutions à trouver pour les dépasser en montrant les moyens de résistances au sein du secteur, le rôle des pouvoirs publics ou la place des consommateurs-joueurs. 

Au moment où l’IA est en passe de bouleverser le secteur, où l’instabilité de l’emploi éclate aux yeux de la presse avec des licenciements massifs malgré une industrie en croissance et où de plus en plus de jeunes s'intéressent à un avenir professionnel dans ce secteur, ce livre apporte un regard critique nécessaire. 

Travail vidéoludique, travail idyllique ? : la condition des travailleuses et travailleurs du jeu vidéo
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La destinée incroyable de la petite Mirabelle, bébé abandonné, et recueillie par une famille des plus atypiques !

Dès 11 ans

En cette année 1841, la bucolique petite rue Mirabelle au cœur de Paris accueillait une joyeuse bande de commerçants. On pouvait y trouver : un boucher, un crémier, un boulanger, un pharmacien, une mercière, un primeur et un libraire, bien que la plupart évitait de mettre les pieds dans la boutique obscure et un peu louche de ce dernier. Leur petite routine fut complètement bouleversée lorsqu’un matin, un bébé fut retrouvé abandonné au pied de la statue de Jules Bouchain-Morel qui ornait la rue. L’idée de la confier à un couvent est vite écartée, ils décident d’organiser la garde partagée de cette petite fille rapidement baptisée Mirabelle : le crémier s’en occupera jusqu’à ses un an, puis le pharmacien prendra la relève jusqu’à ses deux ans, etc. Alors que la révolte gronde dans les rues de Paris, c’est en tout insouciance qu’une petite famille inattendue se construit autour de ce bébé inespéré; sans même se demander vraiment d’où il vient et sans même penser qu’on pourrait venir le réclamer un beau jour… 

Un roman pétillant, plein de malice et terriblement touchant !

7, rue Mirabelle
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C’est un livre qui met la rage mais une rage combative, déterminée, héroïque, une colère qui “se déploie comme la voile d’un bateau”.

Fleur Breteau a le sens de l’écriture, du rythme, de la phrase et une détermination à toute épreuve. Atteinte d’un deuxième cancer du sein en trois ans, son protocole médical s’alourdit cette fois-ci d’une chimiothérapie. Lors de ces séances à l'hôpital, se dévoile une triste réalité, celle du nombre de personnes atteintes de cancer alors même que le gouvernement porte un projet réintroduisant notamment un pesticide cancérigène.

“L’obligation de subir nous donne le droit de savoir”. 
Fleur Breteau s’informe, engrange alors les rapports, les chiffres, les statistiques, les témoignages. Très rapidement les informations s’accumulent tant les médecins et les scientifiques tirent la sonnette d’alarme depuis des années. Le constat est sans appel: l’impact des pesticides et autres PFAS (polluants éternels) est prouvé et documenté dans l’explosion des cancers notamment chez les jeunes et l’existence de “foyers” de cancers pédiatriques.

Le cancer est-il le risque à payer pour bénéficier d’une alimentation variée et abordable comme certains syndicats de grandes exploitations agricoles le justifient? La productivité doit-elle ou peut-elle être mise en concurrence avec notre santé? Et notre production est-elle vraiment si défaillante? S'agit-il de sauver nos agriculteurs quand ceux-là mêmes sont les premières victimes de l’utilisation récurrente de pesticides?

Fleur Breteau cherche, source à chaque fin de chapître toutes les informations qu’elle trouve pour étayer ses propos. Parler de pesticides sous-entend de parler d’agriculture, de souveraineté alimentaire, de santé mais aussi d’argent…. de beaucoup d’argent. A regarder de plus près, elle constate qu’une organisation lucrative et cynique s’est mise en place depuis des décennies dans laquelle les mêmes grandes entreprises produisent des pesticides et les médicaments contre le cancer… que la sécurité sociale paie au prix fort. 

“La colère coule avec les produits de la chimio dans mes veines."
Alors, pourquoi les pouvoirs publics et politiques loin de prendre cette question à bras le corps entérinent des lois aussi dangereuses pour la santé? Pourquoi la pollution générale de l’environnement ne s’accompagne pas d’une politique d’urgence? La santé et les pesticides ne sont pourtant pas une affaire d’opinion comme l’indique le sous-titre de son ouvrage. 

“Rien n’a changé mais, dis-moi, Rachel : ne nous reste-t-il que le découragement?
Rachel, c’est la biologiste américaine Rachel Carson qui écrivit Printemps silencieux en 1962 pour dénoncer l'empoisonnement des sols et de la vie par les pesticides. Elle même fut atteinte d’un cancer qui l’emporta deux ans après. Découragée, Fleur Breteau ne l’est pas:  pendant cette période qui met son corps, son moral et ses finances à rude épreuve, elle crée le collectif Cancer colère “pour politiser les causes structurelles de cette maladie: les pesticides et les inégalités sociales”. Elle fait ainsi raisonner la voix des patients, des aidants, des proches, des médecins et des scientifiques notamment lors de manifestations Printemps bruyants. 

Cancer colère se lit d’une traite, comme en apnée. C’est un ouvrage courageux et précieux, militant , qui rappelle que dans une démocratie, le rôle de l’Etat est avant tout de préserver la vie de ceux qu’il gouverne.

Cancer colère : la santé et les pesticides ne sont pas une affaire d'opinion
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Un voyage initiatique envoûtant !
Noa et Nicole fuient leur ville natale, familles et amis en direction d'un immense festival chamanique, au pied d'un volcan de la cordillère des Andes. Dans cet immense free party, ou plus haut dans la jungle, se cache peut-être le père de Nicole, disparu depuis des années, dont-elle ne possède qu'un carnet de notes et qu'elle veut absolument retrouver.

Dans cette quête hors du temps, elle est accompagnée par son inséparable amie, Noa, témoin de toute son histoire, et fera, au fur et à mesure du récit, des rencontres toujours plus insolites : chamanes ubuesques, enfants disparus, spectres ou simplement d'autres fêtards eux aussi à la recherche de quelque chose.

Lire un livre de Monica Ojeda, c'est avant tout accepter de se perdre. Elle multiplie les points de vue, en jonglant avec l'histoire de Noa et Nicole, les pages du carnet du père disséminées, et d'autres voix qui s'élèvent parfois dans le texte. Elle se permet aussi, à travers les trips psychédéliques et autres rites chamaniques de jouer avec la réalité, et une plume dense et lyrique.

Chamanes électriques à la fête du soleil c'est un voyage initiatique et littéraire, qui nous emporte dans des dimensions inconnues et envoûtantes.
Chamanes électriques à la fête du soleil
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Mary Beard nous conte l'histoire des plus grands dirigeants du monde antique : les empereurs romains !
Et si les empereurs romains n'étaient pas aussi cruels que ce que le cinéma ou la pop culture nous a dépeint depuis des décennies ? Certes le meutre était leur moyen privilégié pour régler leurs différends mais Mary Beard explore ici les différentes facettes de ceux qui ont façonné l'Empire romain pendant plus de 400 ans.

L'historienne britannique, comme à son habitude, balaye pour nous l'historiographie autour d'une trentaine d'empereurs romains de Jules César à Alexandre Sévère pour nous relater l'essence même du quotidien de l'empereur et la portée symbolique de leur existence. Elle nous raconte avec adresse et humour le quotidien de ces dirigeants, souvent atypiques...

Avec une approche moderne, loin de l'énumération et de la simple biographie, Mary Beard interroge les notions de réalité et de fiction dans l'écriture de l'histoire, son objectivité et son travail de mémoire.
Imperator : une histoire des empereurs de Rome
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Qui a dit que le meilleur ami de l’homme était le chien ?
Nana voici le nom qu’il lui a donné, un nom qui pour lui ne transmet pas tout le respect que peut attirer ce robuste félin, mais puisque c’est lui qu’il lui a donné alors il se nommera ainsi. Quand Satoru l’a rencontré, il n’était qu’un vagabond des rues, ces rencontres avec cet homme lui permettaient d’avoir de la nourriture facile contre quelques caresses. Jamais il n’aurait imaginé qu’il deviendrait son maître surtout après s’être pris une voiture.
5 ans d'amitié se sont écoulés et pourtant Satoru est contraint de se séparer de Nana pour une raison inconnue, mais avant leur séparation il souhaite lui trouver son nouveau foyer. Nos deux amis vont ainsi partager un dernier voyage à travers le Japon pour trouver le successeur de Satoru.
Un magnifique texte d’une très grande tendresse.
Les mémoires d'un chat
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aussi drôle que passionnant
Pourquoi Déborah Lévy commence son essai sur Gertrude Stein par la disparition du chat de sa nouvelle amie parisienne ? Visiblement, elle ne peut dissocier sa vie personnelle de sa création artistique et de ses interrogations philosophiques. 
 
Alors Déborah, Fanny et Eva virevoltent dans le Paris contemporain, sous la pluie, la neige et parfois le soleil, à la recherche d'un chat disparu, prennent des cafés et des vacances à la campagne, parlent de travail, d'amour, et surtout, surtout de littérature et de Gertrude Stein.
Les vies de Stein et de Lévy se mêlent et se répondent. Les deux femmes empreintes les mêmes rues, traversent les mêmes parcs, trébuchent sur les mêmes trottoirs, se confrontent aux mêmes remarques, font face aux mêmes épreuves. le Paris du XX° siècle se reflète dans la capitale de 2023 : Déborah Lévy fouille le père Lachaise à la recherche de la plaque de Gertrude Stein, et pense sans arrêt à sa littérature, sa vie et les traces qu'elle a laissées. 
 
Déborah Lévy revient au genre du journal intime et du fil de pensée qu'on lui connaissait bien dans "le coût de la vie", et propose un ouvrage aussi passionnant que drôle, qui parvient à explorer avec précision la vie et l'œuvre de Gertrude Stein, mais reste toujours divertissant ! 
Une année à Paris, avec Gertrude Stein
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S'émerveiller au quotidien !

Brillant lors de ses années de football au collège, Shun rentre au lycée avec une blessure l’empêchant de poursuivre son rêve…

Alors qu’il traîne un peu morose, il va faire la rencontre Naoki, l’atypique présidente du club des hyper flâneurs ! Son credo : rentrer à la maison dès qu’elle le peut !

À la fin de chaque journée de cours, ils partent ensemble dans des petites aventures du quotidien, portées par l’énergie de Naoki, pour laquelle, tout peut être romanesque et porter à l’émerveillement.

Petites tranches de vie du quotidien, manga feel good, original, avec un duo attachant !

Le club des flâneurs. Vol. 1
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Cupidon des temps modernes !

Véritable entremetteuse pour ses amies, Koharu, lycéenne de 16 ans, se contente de ce rôle jusqu’au jour où une de ses amies lui avoue ses sentiments… Mais elle n’a pas le temps de réagir qu’elle décède percutée par un camion…

À son éveil, ses yeux et ses cheveux ont changé de couleur et elle possède des ailes !

Comme d’autres avant elle, décédées, avant de connaître l'amour, la déesse de l'amour lui a permis de se réincarner avec un pouvoir de Cupidon.

Mêlant une réflexion philosophique sur l’amour, la vie, les relations, avec des scènes d'action, un début de saga qui tape en plein cœur !
Love bullet. Vol. 1
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“Une galère sur Terre ? COSMOS assure vos arrières !” 

Suivez les pérégrinations de Rin, enquêtrice d’assurance intergalactique et Kaede, un lycéen capable de déceler le mensonge chez les autres.


Ryuhei Tamura revient avec un récit de science-fiction atypique, tantôt porté par son humour barré si caractéristique, que par des moments plus touchants et contemplatifs.


Une pépite à découvrir !

Cosmos. Vol. 1
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Une étude aussi brillante que furieuse pour un droit à la volonté de vengeance !

Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. - Blaise Pascal

En littérature, la vengeance motive. Elle meut les personnages, leur donne une quête, un sens, un but. Elle est surtout bien souvent le moteur même de l'intrigue : Achab traque Moby Dick, Edmond Dantes cherche Danglar, et Alceste, le misanthrope de Molière, se venge d'à peu près tout le monde. Qu'importe que sa quête de rétribution le mène à un sort funeste, ou que cette même quête soit en fait vaine, la figure du vengeur traverse les âges, imprègne les pages, et fascine toujours autant.
De l'autre côté de la rive, les sciences humaines ont souvent une vision bien différente de la vengeance. Cette différence de traitement, Laurence Devillairs l'étudie dans Vengeance, le droit de ne pas pardonner chez Stock.
Au travers de sa représentation dans la culture, l'autrice revient sur le reniement de la vengeance par la culture occidentale : la sagesse la déconseille, l'Etat l'interdit et la morale la condamne. Et ici repose toute l'originalité du livre, loin de n'être qu'une simple étude. Laurence Devillairs prône la vengeance comme émotion face à l'injustice, comme un mouvement de réveil, de refus de l'impuissance du statut de victime, de rétribution, de réappropriation de ce qui a été pris.
Aussi pertinent que furieux, Vengeance cherche jusqu'aux racines de ce désir, invoque Platon, Pascal, Hobbes ou Kant comme différentes clés de lecture, et sait s'enraciner dans le réel quand il le faut. Loin de n'être qu'un livre somme des différentes manières de parler du talion, Laurence Devillairs offre une réflexion toujours accessible, à la croisée de la philosophie et de la critique littéraire. Un essai à visage humain, un procès fait au monde dans ce qu'il a de plus injuste.
Vengeance : le droit de ne pas pardonner
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