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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
𓇊 Les épices au centre de nos assiettes végétales !
Cheikh Niang, l’auteur de Cuisine d’Afrique et d’ailleurs, nous partage dans son troisième livre, 40 recettes épicées et végétales aux influences africaines contemporaines !

Dès les premières pages, le cuisinier partage ses méthodes pour utiliser les épices en faisant confiance à nos sens ! Pourquoi a-t-on peur des épices et pourquoi entretenir l'idée que ces dernières masquent le goût de nos aliments alors qu’elles les subliment et rendent un plat dynamique, vivant et varié ?

Cheikh Niang nous explique comment comprendre le goût des épices et comment les équilibrer avec les autres saveurs : gras, acide, salé, sucré, amer. Puis, il nous donne ses dix épices pour débuter, leur caractère ainsi que leur utilisation : ail, cannelle, cumin, curcuma, djansan, gingembre, moutarde, paprika doux, piment et poivre de Selim ! Cheikh Niang transmet également ses mélanges d’épices personnels, inspirés de ses voyages, et explique comment composer un plat autour d’une épice.

À travers des recettes inspirées de son enfance et de son héritage, des créations afro-végétales, des plats simples et rapides ou encore des infusions et douceurs, Cheikh Niang nous apprend à aimer les épices, à les doser et à sublimer nos plats.

Les 40 recettes se déclinent dans leur version végane !

N'ayez plus peur des épices
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Un roman désopilant et légèrement désabusé !

Mathis, 15 ans, voit ses notes plonger alors que le brevet approche à grands pas. Ses parents, fraîchement séparés, sont persuadés que leur séparation l’a ébranlé et vont mettre tout en oeuvre pour que la moyenne de leur fils remonte : les cours particuliers et le régime protéiné pour la mère, l’acupuncture et l’hypnose pour le père, c’est à celui qui remplira au mieux son rôle parental. 

Evidemment, Mathis n’a pas osé les contredire et se repose allégrement sur la séparation supposément encore difficile à digérer, alors qu’en réalité, il a juste tiré au flanc ce dernier trimestre. Malheureusement, malgré les efforts de chacun, cela ne semble pas véritablement porter ses fruits. 

C’est alors que l’évidence frappe Marie-Ange la maman de Mathis : tout comme elle, Mathis est sûrement un génie au QI astronomique qui peine à trouver sa place dans un système trop normalisé ! Ne reste qu’à lui faire passer le test et l’explication à cette situation sera toute trouvée. Quand les résultats tombent, la surprise est de taille, non seulement Mathis n’est pas un génie, mais il en est même assez loin. 

Au fil de notre lecture, on se prend d’affection pour ce Mathis au grand cœur aux prises avec sa vie de collégien, ses premiers sentiments amoureux et ses parents envahissants (euh aimants). 

Un roman qui brille par son originalité et son humour ! 

Big bang
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Comment aimer son père lorsque la maladie mentale sème sans cesse la pagaille? Comment l’aider quand alternent les phases de dépression et d'exaltation? Comment rester la fille de son père quand l’instabilité est le quotidien et qu’il faut veiller sans cesse.

Camille Ducellier livre un ouvrage dont la sincérité, l’humour, le questionnement et l’amour traversent chaque ligne. Quel livre!


Manu et Camille ont un lien filial fort. Manu est un père “créatif et sensible” passionné par l'art, la poésie et la psychanalyse. Mais les épisodes maniaco-dépressifs qui l'handicapent depuis longtemps deviennent avec l’âge plus récurrents et importants .Entre les séjours en maison de repos et les hospitalisations d’urgence, trouver un logement, un toit, “un chez-soi” devient un parcours du combattant: “L’Agence La Tuile” comme se nomme Camille accumule les galères, mettant en lumière la vulnérabilité de son père  mais aussi les défaillances sociales dans l’accompagnement des personnes touchées par des troubles psychiques. Proche aidante, proche “errante” aussi tant l’instabilité est permanente.


Camille se démène, reste sur le pont, sur le qui-vive nuit et jour. Elle écoute, doute, constate, questionne notamment son rapport à son père et sur la  possibilité de garder un lien authentique quand on ne s’accorde même pas sur la réalité. Elle poursuit une recherche permanente sur la bonne distance pour préserver le minimum de liberté et d’autodétermination de son père quand le monde médical ne voit plus chez lui qu’un cas pathologique, un diagnostic à poser. Ne pas devenir simplement “une fille de” mais rester la fille de.


Mais Camille Ducellier continue d’entretenir un lien complice avec son père, nourri de connivence, de respect et d’échanges même si elle ne peut pas toujours suivre Manu dans les différents étages psychiques que parcourt l’ascenseur émotionnel paternel.

Le livre lui-même est conçu en laissant de la place à ce père, à sa parole, à son expression artistique. C’est un témoignage lumineux que nous livre cette autrice dont la palette artistique doit peut-être à sa filiation. Camille Ducellier écrit avec une forme de légèreté, d’auto-dérision et même de poésie un récit sur la maladie, la vulnérabilité, l’aidance, la société mais surtout sur l’amour d’une fille et d’un père.

La tuile : de proche aidante à proche errante
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Et si les solutions climatiques de demain se trouvaient dans les habitats du passé ?
L’humanité a vécu un « âge d’or » énergétique qui l’a éloignée des préoccupations environnementales et climatiques. Depuis la révolution industrielle, et plus encore depuis l’après-Seconde Guerre mondiale, les révolutions énergétiques ont progressivement fait oublier notre dépendance fondamentale à la nature et au climat. Parallèlement, l’urbanisation a éloigné une grande partie de l’humanité d’un rapport direct à la nature et à ses contraintes.

  Aujourd’hui, avec le changement climatique et la crise énergétique, le climat se rappelle à nous et nous obligent à reconsidérer nos manières d’habiter.

  C’est dans ce contexte que s’inscrit le livre de Clément Gaillard, Habiter un climat, publié aux éditions Terre Urbaine, qui approfondit un thème esquissé dans son précédent ouvrage, Bioclimatique, paru en 2024 chez le même éditeur. Selon l’auteur, la crise actuelle nous oblige à regarder vers le passé pour trouver des pistes pour l’avenir.
Avant l’industrialisation, les sociétés humaines avaient développé des savoirs et des techniques fondés sur une expérience séculaire et l’adaptation aux conditions locales. À l’inverse, l’architecture moderne, notamment le « style international », a contribué à uniformiser les formes et les techniques architecturales, au mépris des différences climatiques.

  L’intérêt de l’ouvrage est de remettre en question cette uniformisation sans opposer simplement tradition et modernité. Il ne s’agit pas de rejeter la technologie, mais de réfléchir à son usage en fonction de chaque situation, en (re)découvrant la notion d’architecture vernaculaire. Très documenté et accessible, Habiter un climat propose de nombreuses pistes à travers des exemples concrets. Clément Gaillard invite à repenser notre rapport au climat, en le considérant non plus seulement comme une contrainte, mais comme une ressource avec laquelle composer dans des situations particulières.

  Comprendre un territoire, son interaction avec son climat, ses ressources, ses matériaux et ses savoir-faire ancestraux devient ainsi primordial. Clément Gaillard nous fait redécouvrir des techniques d’habiter anciennes, ô combien sophistiquées, capables de répondre aux problèmes présents : les constructions des pueblos du Sud-Ouest des États-Unis, l’architecture de la vallée du M’Zab en Algérie, les yakhtchals en Iran…
  Autant d’exemples sources d’inspiration, transposables et adaptables. Un ouvrage passionnant, au croisement des sciences et des techniques, de la géographie, de l’urbanisme et de l’architecture.
Habiter un climat : s'inspirer du passé pour s'adapter
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Comment accepter d’être chauve ?

Emmanuel mène une existence parfaite : il a toujours été beau. 

Dès son plus jeune âge, il est persuadé de son pouvoir sur les autres grâce à sa bouille adorable et sa chevelure de rêve. Pour lui, la vie se déroule sans accroc : des études réussies, des femmes séduites par son incroyable charme, un travail bien payé… Jusqu’au jour où un vilain petit stagiaire décide de l’humilier en le mettant face à cette nouvelle et terrible réalité : Emmanuel commence à perdre ses cheveux ! 

Drame, épouvante, sacrilège… Comment la vie OSE-elle être aussi ingrate avec lui, chef-d'œuvre de l’univers ? Pour notre cher Emmanuel, les ennuis commencent en même temps que la quête effrénée pour trouver une solution à sa calvitie naissante. Au fil de ses tentatives aussi infructueuses que désespérées, et donc hilarantes, Emmanuel va se heurter à sa conception, un poil dépassé, de la virilité et aux normes de beauté qu’il a un peu trop intériorisées. 

Tour à tour mordante et pince sans rire, Florence Dupré La Tour met en scène un personnage profondément narcissique, bien loin d’être déconstruit et qu’on aimerait presque voir souffrir un peu plus… 

Une satire capillaire jubilatoire !

Calvitie
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Jesmyn Ward revient avec un nouveau roman qui met en scène une jeune esclave et sa quête de liberté, un très beau texte sur la mémoire et la transmission.
Après avoir perdu sa mère, vendue par son maître, la jeune Annis est à son tour vendue ; nous la suivons dans son périple à travers les États-Unis, où comme tous les autres esclaves, elle est maltraitée, considérée comme du bétail, vendue, achetée, utilisée. La chair meurtrie, affamée, victime des pires humiliations, Annis puise dans les seules ressources à sa portée pour supporter tout cela : ses souvenirs. L'histoire de sa grand-mère Aza, l'une des nombreuses épouses-guerrières du roi d'un autre continent, emmenée de force aux Amériques, qui a enseigné à sa fille l'art du combat, qui elle-même l'a transmis à sa fille Annis. Elle se souvient des séances d'entraînement tard la nuit, moments de liberté volés au maître, de cette mère qui savait si bien se battre et la rassurer, qui a toujours veillé sur elle, en lui léguant l'histoire familiale.
Ce périple que vit Annis est aussi un cheminement spirituel car elle est guidée par plusieurs esprits, dont Aza, un esprit ayant pris le nom de sa grand-mère. Que faire, que croire, lorsque les humains nous traitent comme des objets et lorsque les Esprits semblent indignes de confiance ? Quel chemin prendre, à qui accorder sa confiance ? C'est tout cela qu'Annis va découvrir, et bien plus encore sur sa force et son identité.
 
Voici un magnifique roman, porté par une plume unique, entre réalisme magique, animisme, et devoir de mémoire historique et collectif.
Nous serons tempête
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Manuel pour occuper le monde et cesser d’attendre qu’on nous en donne des nouvelles.
Encourager les femmes à prendre leur place, hausser la voix, habiter leurs corps, se rendre visibles, en comprenant que nos peurs sont politiques, et contre la distribution socio-genrée du monde. Depuis l’expérience universelle (bien que socialement différenciée) du sentiment d’insécurité, de la peur, et de la vulnérabilité, Stéphanie Durdilly s'intéresse à la fabrication sociale du danger et de la fragilité. La retenue, la prudence, la limitation de soi : elle explore quelques brèches pour désapprendre à disparaître et enfin éprouver la densité du monde.

La morale du conte est claire : “le grand méchant loup” rôde dehors, prêt à nous dévorer dans une ruelle sombre, il faut rentrer, se soustraire au danger, éviter de se faire repérer, et selon l’ordre naturel des choses… être raisonnables ! Rester à notre place : en sécurité, bien au chaud… Protégées, vraiment ? Et de qui exactement ? Car le domestique, le couple et la cellule familiale sont aussi les lieux privilégiés des violences sexistes et sexuelles. En assignant les femmes à la fragilité, et la domesticité, la fable et sa discipline nous prive du monde. Elle nous maintient à l'intérieur, nous isole, nous affaiblit, et nous condamne à l’effacement, de soi, du collectif, de la chose publique, des imaginaires.

Avec “Nous ne serons plus des chaperons rouges”, Stéphanie Durdilly nous encourage à subvertir la division socio-genrée et raciale de l’espace : un texte joyeux et fédérateur, qui parlera à toutes celles qui ont besoin d’air frais et l’envie d’ouvrir la fenêtre pour aller voir ce qu’il s’y passe. Ou du moins, savoir que c’est possible : “se considérer entière, complète, capable et autonome.”
Nous ne serons plus des chaperons rouges : manuel féministe pour occuper dehors
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Comment est-il possible de prendre sa femme pour un chapeau ?

Oliver Sacks, neurologue et professeur à l’université de Columbia, a eu au cours de sa carrière l’occasion de rencontrer de nombreux cas mystérieux de neurologie et de découvrir de nouvelles facettes du cerveau humain. 

Au détour de consultations, il rencontrera Madeleine J, Madame O’C ou encore le docteur P, appelé aussi “l’homme qui prenait sa femme pour un chapeau”. 

L’histoire du docteur P., justement, est particulière. Grand mélomane, il ne vit que pour la musique, sa vie est rythmée par la mélodie et c’est ainsi qu’il façonne son quotidien. Sauf que quelque chose ne va pas. Le docteur P se met à ne plus percevoir les choses comme avant et, curieusement, décortique chaque élément d’un objet ou un paysage sans que son cerveau ne les interprète comme un ensemble. Sur une image, il voit donc une rivière, une montagne ou encore un sentier, mais n’arrive pas à distinguer le paysage. 

Le professeur Oliver Sacks analyse, cherche, étudie d’où peut venir ce trouble. Il conclut à une perte de visualité, une fonction cognitive qu’il ne pourra jamais retrouver. Mais dans son cas, la musique a remplacé l’image, lui permettant de vivre quasi normalement malgré ce manque. 

L’auteur a pu rencontrer et écrire sur de nombreux patients avec des cas tout aussi étonnants que le docteur P., comme la femme désincarnée ou encore le marin perdu

Pour chacun de ces cas cliniques, le neurologue vulgarise avec philosophie et psychologie l’atypie de ses patients, faisant de cet ouvrage l’un des grands classiques de la neuropsychologie, nous révélant les aspects fascinants de notre cerveau.

L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau : et autres récits cliniques
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Un parcours inspirant à découvrir sans attendre !

Boxeuse française la plus titrée de l’Histoire, Sarah Ourahmoune revient sur son parcours et le transforme en véritable leçon de vie. Femme d’origine algérienne, elle a évolué dans un milieu trop longtemps perçu comme masculin et qui a souvent tenté de lui faire comprendre qu’elle n’était pas à sa place. Malgré ça, la boxeuse a toujours su tirer le meilleur de ses échecs pour revenir plus forte et frapper juste. 
Très engagée dans les questions sportives, féministes, et concernant la jeunesse, elle est à l’initiative de nombreux programmes s’appuyant sur la boxe. Cette pratique devient un outil pour s’affirmer, oser, prendre confiance en soi, gérer les peurs et les colères. Ces enseignements lui ont appris à toujours continuer d’avancer, à se relever et à faire face, le tout sans jamais trahir qui elle est.

Une leçon de résilience et de courage dont on peut tous s’inspirer !

Frapper juste
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Un voyage pour trouver sa place

Un beau matin d’été, Pisuké est enfin assez grande pour quitter ses parents, tout comme ses frères et sœurs l’ont fait avant elle, et trouver l’endroit où passer sa vie. Elle part en emportant l’essentiel dans son sac à dos et en gardant précieusement en tête le conseil de papa : “n’oublie pas de te présenter à tout ce qui t’entoure.”
Commence alors pour Pisuké un voyage à la fois riche en découvertes et semé d’embûches : Elle se fait refouler de la ville et subit le mépris de ses habitants, elle découvre la lumière réconfortante des lucioles dans la nuit noire, elle subit les inondations dans sa grotte près de la rivière mais sauve des insectes en perdition. Après bien des péripéties (nous n’allons pas tout vous raconter ! ) Pisuké trouvera finalement son havre de paix, son refuge, son home sweet home.

Ce délicieux récit initiatique nous apprend que chaque épreuve nous fait grandir et nous rapproche de notre but.
Les illustrations de Makiko Futaki sont riches en détails. La représentation de la nature est foisonnante et les couleurs lumineuses. Les petits personnages sont charmants. Et tous ces éléments contribuent à la réussite de cet album. 

Dès 5 ans

 

Le premier voyage de Pisuké
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Un témoignage fort et essentiel sur la radicalisation, et comment on peut en sortir.
Témoignage d'un homme sur sa radicalisation, ado, alors qu'il subit diverses violences et cherche un échappatoire. Harcelé, frappé au collège, méprisé, violenté à la maison, sa santé mentale est fragilisée, et il cherche à effacer les stigmates, à ne plus être une victime. Il cherche un but, une preuve de sa force. Tout ça, il le trouve sur internet, dans des groupuscules d'extrême droite qui se repaissent de cette fragilité et de cet isolement, qui se servent d'internet pour recruter des jeunes et les amener à leurs idéologies et à leur cause. Nicolas trouve dans la violence une façon d'exister, d'affirmer sa force, son identité.
Retraçant son parcours sur une quinzaine d'année, ce roman montre les rouages de la radicalisation, l'engrenage de la violence, les différentes mouvances de l'extrême droite, les violences intra-familiales, le rapport au père, à l'alcool, et le lent et lourd chemin pour sortir de tout cela.
 
Le livre montre aussi bien à quel point aujourd'hui dans les mouvements d'extrême droite, la violence et l'action directe ne sont plus autant mises en avant (même si elles existent toujours), mais comment leurs discours ont été lissés, policés afin de passer pour plus neutre, moins dangereux et radicaux, et d'attirer plus de monde. Le recrutement et l'élargissement des mouvances d'extrême droite passe maintenant davantage par les urnes et l'opinion publique : les médias sont inondés de discours d'extrême droite, les normalisant.
 
Un témoignage essentiel et courageux.
Le pays des pères
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