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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
« Ces dix secondes m’avaient donné la joie parfaite et le sanctuaire dont j’avais toujours rêvé sans le savoir. Dès lors, j’ai été dévoré et obsédé par les vagues. »

Entre une enfance partagée entre différentes communautés hippies et une adolescence marquée par la délinquance, rien ne semblait destiner Garrett McNamara à une vie de surfeur. Rien, si ce n’est sa mère qui les a emmenés, son frère et lui, vivre à Hawaï alors qu’il avait onze ans. Il s’est rapidement découvert une passion pour ce sport, allant jusqu’à fabriquer sa propre planche par manque de budget.

Sa carrière n’a ensuite pas été linéaire : entre vie de famille et entreprise à gérer, il a parfois dû mettre le surf de côté, mais ce n’était que pour pouvoir mieux le retrouver. Il a affronté les vagues à de nombreuses reprises, s’est souvent blessé, mais il n’a jamais cessé de partager son amour pour cette discipline. Il le fait à nouveau avec cette autobiographie dans laquelle il se livre et nous emporte avec lui sur les traces des plus grandes vagues du monde.

Garrett McNamara nous fait rire, frémir et nous invite à découvrir tout ce que le surf a à nous offrir.

Les morsures de la mer
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À l'occasion des 10 ans de publication, Mathou réédite son tout premier recueil d'illustrations et y ajoute ses dessins récents.
Peut-être êtes-vous comme Mathou : gourmande et fêtarde. Peut-être êtes-vous angoissée, en couple, quadragénaire ou tête en l'air. Qui que vous soyez, ces illustrations vont vous parler.

Organisées par thématiques, les illustrations de Mathou vous invitent à suivre son évolution : sa vie avec son partenaire, ses méthodes pour prendre confiance en soi en tant que femme, ou bien les bouleversements liés à l’arrivée de son enfant.

À travers ses dessins, l'autrice partage ses valeurs, remises au goût du jour pour refléter ses combats et ses réussites. Son objectif : aborder sans tabou des sujets comme la charge mentale, l’anxiété ou les doutes. Face aux réseaux sociaux où tout semble parfait, Mathou est la preuve même que ce sont les moments ordinaires qui deviennent les meilleurs souvenirs.

Un bijou à contempler et à dévorer.
Les wonderwomen mettent toujours une culotte gainante : 10 ans de dessins qui font du bien
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Dans un essai court et percutant, la neuroscientifique Samah Karaki s’attaque à une question aussi ancienne que brûlante : notre rapport aux figures d’autorité dans le champ culturel. Elle explore alors avec finesse les mécanismes cognitifs qui façonnent notre admiration pour les auteurs… et les ...
S’appuyant sur les sciences cognitives, l’autrice montre combien notre cerveau a besoin de repères et de hiérarchie pour s’orienter, quitte à sacraliser certaines figures. Le nom d’un auteur agit alors comme un puissant filtre : il influence notre réception d’une œuvre, prédispose notre jugement, et révèle en creux les inégalités sociales et culturelles qui déterminent qui a le droit d’être reconnu. Ce que nous croyons être un jugement purement esthétique apparaît ainsi traversé de conditionnements et d’apprentissages.

Mais loin d’un constat fataliste, cet essai ouvre de nouvelles perspectives en nous invitant à une prise de conscience critique. Chaque lecture devient alors une rencontre entre expérience individuelle et cadre social ; une occasion de questionner, contextualiser et transformer notre rapport aux œuvres et à celles et ceux qui les produisent.

Contre les figures d’autorité dépasse ainsi largement la réflexion théorique : c’est un texte engagé qui nous pousse à reconsidérer nos habitudes de lecture et nos élans d’admiration.
Contre les figures d'autorité : comment notre cerveau se laisse séduire par les auteurs, les génies, les héros...
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Le paradoxe de la romance, entre mépris et passion, ces fantasmes réparent ce que le réel abîme...
Love Stories de Christine Van Geen explore l'hypocrisie dont fait l'objet la romance, secrètement aimée mais ouvertement dénigré par une société qui la juge avec sévérité. Pour les "gens cultivés", la romance ne serait qu'un "goût futile", une lecture populaire située bien loin des "vrais livres" de la grande littérature. Alors la philosophe pose la question : pourquoi les romances nous plaisent et nous font du bien ? Elle s'exprime en tant que consommatrice assumée, dont la lecture d'Orgueil et Préjugés a profondément marqué sa vie. Le terme romance fait sourire, paraît frivole mais n'en reste pas moins un terrain fertile d'analyses sociologiques autant que les autres genres. 
 
Elle s'interroge : si la romance est l'un des rares espaces conquis par les femmes, pour qui exactement est-elle dangereuse ? Symptôme d'une "mièvrerie typique de faible femme" ou symbole d'empowerment féminin ? L'autrice insiste donc sur le fait que le genre n'est pas incompatible avec le féminisme et dénonce un double stigmate qui pèse sur les lectrices : un mépris de classe doublé d'un mépris des femmes. Alors qu'au contraire, il permet de combler ces attentes tout en restant vigilant pour identifier les régressions sexistes et misogynes qui peuvent subsister. Ces récits permettent justement aux femmes de réinvestir leur corps et ses représentations. Contrairement aux idées reçues, le genre et "les tropes de la romance ne condamnent pas à l'uniformité du genre, loin de là". La romance contemporaine recouvre une multitude de sous-genres où le sexe explicite ou la violence ne sont absolument pas systématique !  
 
Dans son essai, elle revient aux origines de la romance dans notre culture, dressant une brève histoire du genre et de ses perceptions qui fut, dès le départ, marquée par une vision commerciale et patriarcale. En adoptant un angle philosophique et sociologique sur la question, Christine Van Geen démontre que le genre est un véritable laboratoire intime et politique, bien plus riche et complexe qu'on ne le prétend. Loin d'être un bloc monolithique, la romance moderne offre une promesse de plaisir, de bonheur, de joie et d'amour ! On sait à quoi s'attendre, une fin heureuse, mais l'attrait se fait sur les péripéties et les épreuves que vont traverser les protagonistes. Oubliez vos préjugés, la romance ne se réduit pas aux livres et n'est pas qu'hétérocentrée, la romance propose un monde foisonnant à qui prend le temps d'en comprendre son vocabulaire.
 
Love stories : pourquoi les romances nous font du bien
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La lecture peut changer une vie...

Anna, prodigieuse violoniste, doit retourner dans son village natal pour le mariage de sa meilleure amie. Mais la jeune adulte mélancolique n'a pas le cœur à la fête. Elle entame alors un roman dans lequel deux adolescents, aux antipodes, se rencontrent sur la côte italienne.

De quoi rappeler à Anna qu'on ne peut jamais rester loin de la mer…
Loin de la mer
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Notre archipel entre ciel et terre

Loin du bruit du monde, à l'air sous les arbres, perché comme dans un autre monde, au milieu de paysages un rien fantastiques... C'est l'endroit rêvé pour Jérôme Maufras. Ce montagnard d'adoption, qui a préféré les flancs verdoyants aux rues grises parisiennes, nous livre le récit intime de son amour pour les hauteurs.

Entre anecdotes historiques ou personnelles et envolées lyriques, le tout corsé d'une bonne dose d'humour et de mauvaise foi (« Thomas Mann n'a pas, que je sache, écrit Le bassin magique. »), il déroule toutes les raisons qui l’ont amené à l’exil montagnard.

Y flâner, y randonner, y trouver calme et refuge… Nombreux sont les prétextes pour céder à l’appel des sommets :
« 1. Le vrai fromage vient de la montagne. Et aucune vie humaine n'est possible sans fromage.
2. [...] A-t-on déjà vu une marmotte sur la plage ? Nouvelle preuve de la supériorité du milieu montagnard. »

Si vous n'aviez pas prévu de vous emmontagner cet été, vous risquez de changer vos plans, tant ses arguments trop sincères pour être objectifs feront battre vos cœurs.



Petite déclaration d'amour à la montagne : notre archipel entre ciel et terre
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« Comment une seule et même essence peut-elle être à la fois symbole de joie et de tristesse, de vie et de mort ? »

On dit qu’une pomme chaque matin éloigne le médecin, mais alors pourquoi le pommier est-il appelé malus domestica, qui signifie « mal » en latin ? C’est là toute la difficulté lorsqu’on veut dresser le portrait symbolique du pommier. Pourtant, Pablo Behague s’essaie à l’exercice dans la nouvelle collection « Ce que cache l’écorce », chez Delachaux et Niestlé en nous proposant le panorama complet d’un arbre aux symboliques ambiguës. 

Tour à tour, le pommier représente la connaissance dans le jardin d’Eden, la richesse dans le jardin des Hespérides, ou le passage vers d’autres mondes tels que Narnia. Son fruit, dont la belle nymphe Pomone tire son nom, est symbole de beauté, et peut aussi avoir des pouvoirs oraculaires. Mais gare à celui qui trouvera un ver dans sa pomme ! Des cornes pourraient bien lui pousser sur la tête, ou il attirerait les foudres d’Eris, déesse de la discorde.

Au-delà de comprendre la place du pommier dans l’art, la littérature, les mythologies, et l’imaginaire contemporain, ce livre est une véritable immersion dans de multiples histoires et légendes qui saura convenir aux amateurs d’arbres, de pommes, et de culture !

Le pommier : l'arbre de tous les excès, fantasmes et passions
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« Pédaler, c’est le début de quelque chose. »

Après avoir été le monopole des classes bourgeoises, le vélo a été, par son accessibilité et sa discrétion, un outil d’émancipation des classes populaires et des femmes. Puis l’industrialisation a fait la part belle à l’automobile et avec elle au bruit, à la pollution, au dérèglement climatique et à la destruction des paysages.


Dans ce petit essai, Joseph D’Halluin, militant écologiste diplômé de sciences politiques, nous invite à  réfléchir à l’utilisation du vélo comme un moyen de résistance économique, écologique et silencieuse.

Il y caractérise le vélo comme un vecteur de conscientisation : « Pédaler, c’est souvent prendre conscience qu’il y a quelque chose qui cloche. » Prendre conscience du danger, des incivilités, de la place allouée aux voitures… Enfourcher le vélo c’est lutter pour le droit de se déplacer sereinement, revendiquer une ville où l’on peut déambuler en sécurité, militer pour un écosystème plus respectueux.

Sans appeler à une espèce d’utopie pré-industrialisation, il nous offre simplement une réflexion sur l’automobile comme système et nous propose ce petit guide de résistance, un coup de pédale après l’autre.

La bataille du vélo : vaincre le système automobile
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L’anthropologue Jeanne Favret-Saada ré-ouvre les archives d’un crime, un parricide plus exactement, qui depuis 1836 n’en finit pas de faire couler beaucoup d'encre.

“Tuer, puis mourir”.

Dans le bocage normand de la première moitié du 19ème siècle, un sordide fait divers est jugé à Caen. Un jeune paysan a égorgé trois membres de sa famille : sa mère, sa sœur et son jeune frère. Si un tel meurtre est passible de la mort, les jurés vont néanmoins commuer sa peine en prison et demander même à ce qu’il soit gracié. Pourtant, le jeune Pierre Rivière a revendiqué son triple homicide prémédité de longue date. En attendant son procés, il a couché sur une cinquantaine de feuillets les raisons de son acte et demande lui-même à payer de sa vie cet assassinat.

“Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère…”

Lorsque Michel Foucault découvrit ce document, il fut aussitôt fasciné par ce récit qui “échappe à toutes les catégories” et décida avec d’autres universitaires dont Jeanne Favret Saada de le publier tel quel, sans déformer la parole du jeune homme. Ce livre disponible encore aux éditions Folio réactiva le débat de l’époque autour du caractère psychotique ou non du criminel.

Reprendre l’enquête de terrain.

Jeanne Favret-Saada connaît bien le bocage normand même si son livre Les mots, la mort, les sorts aux éditions Folio se penche plutôt sur l’étude de la campagne berrichon. Elle remonte donc dans un premier temps aux théories d’un acte de folie de Pierre Rivière. Sa compréhension de la langue et du bocage virois permet de démonter les analyses des psychanalystes - parfois célèbres - et leurs reprises par des historiens un peu trop confiants.

Une vive lumière jetée sur l’institution matrimoniale.

Dans une deuxième partie, l’ethnologue reprend le texte de Pierre Rivière, cette chronologie des faits qui aboutirent au parricide. Dans un constant aller-retour entre le texte et son éclairage, elle dissèque les propos du jeune homme au regard du contexte historique national et local. Se déploie ainsi en arrière-plan l’histoire d’un couple, les parents de Pierre Rivière dans les années 1830. C’est surtout l’histoire d’une jeunesse en proie pour les jeunes hommes à la peur de la mobilisation dans des guerres meurtières ; pour les jeunes femmes au carcan irrespirable du code napoléonien qui consacre légalement l'infériorité de la femme face à l'homme : “la domination masculine fonde l’ordre familial et d’ailleurs social” et ainsi au nom de la famille, les femmes sont soumises à l'autorité du mari.

Folie meurtrière ou vengeance?

Tout au long du livre Jeanne Favret-Saada aiguise autant notre curiosité qu’elle nous apprend à lire entre les lignes. Finalement, l’histoire des Rivière est d’une tragique banalité, un fait divers pourrait-on dire. Mais chaque époque engendre ses types de crimes et de folie. L'auteure se garde bien de faire des jugements moraux entre un père vaillant et lâche et une mère odieuse et rebelle. L’histoire de vies enserrées par les normes d’une société et un superbe livre qui se transforme en vrai plaisir de lecture.
L'impossible famille Rivière : retour sur un triple meurtre en 1835
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Quels péchés cachent les habitants de Locksburg ?
Noir, bouleversant et étonnant, le premier roman de Ken Jaworowski va vous plonger dans une bourgade perdue de Pennsylvanie où chacun a quelque chose à se reprocher. 


En chapitres alternés, vous allez suivre trois personnages qui vous embarquent dans leur histoire :


Tout d’abord, Nathan, qui habite Locksburg depuis toujours. La routine de l’usine et les problèmes avec sa femme l’empêchent d’avancer dans sa vie, il ne rêve que d’une chose : partir de cette ville. Son destin va changer le jour où il sauve un homme d’une maison en feu, et trouve un sac rempli de dollars. Que faire de cet argent ? Son avenir dépendra de son choix…


Ensuite, Callie, une infirmière qui va voir sa vie chamboulée par l'arrivée d'une jeune patiente dont le dernier souhait est de voir la mer avant de mourir. Elles se lancent alors dans un road trip improvisé, plein de rebondissements et d’émotions, qui contre toute attente se trouve être délirant et décalé, pour le plus grand plaisir du lecteur ! 


Enfin, Andy, arrivé en ville depuis quelques années, avec sa femme et sa fille atteinte du syndrome de Down. Ancien toxicomane, il a réussi à s’en sortir, et vit maintenant heureux avec sa petite famille. Jusqu’au jour où rien ne va plus. Avec la perte de sa fille et de sa femme, il doit trouver un nouveau sens à sa vie s’il ne veut pas s’enfoncer plus dans le désespoir. 


Entre destins liés et découverte des tréfonds de l'âme humaine, l’auteur vous offre un roman sombre et marquant qui vous hantera longtemps…
Small town sins
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Une immersion visuelle et amusante à travers un Japon méconnu

Bercée par les voyages et l'imaginaire des studios Ghibli, Luciole a, comme beaucoup, longtemps rêvé du Japon. De cet amour est né ce carnet léger et coloré, entre journal, guide de voyage et cahier de scrapbooking. Elle compulse ses meilleures adresses, ses trouvailles, photos et trésors dans ce cahier créatif et inspirant.

Pensé comme un recueil d'expériences et de sensations, il se veut un guide intemporel pour celles et ceux qui veulent découvrir le Japon en toute sérénité et s'égarer hors des sentiers battus.

Luciole au Japon : carnet de voyage
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Une magnifique réflexion sur l'acte créatif !
Stefan Zweig s'interroge et s'émerveille de la capacité des artistes (peintres, poètes ou musiciens) à créer des oeuvres d'art, collectionnant esquisses, manuscrits, partitions musicales pour tenter de saisir l'origine, quasi divine pour lui, de la création. Une invitation à revivre la naissance d'une oeuvre d'art !
Le mystère de la création artistique : et autres textes
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