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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Décryptage d'un mécanisme sexiste qui stigmatise les femmes en raison de leur sexualité, réelle ou supposée.
Dans ce nouvel essai, Ovidie revient sur l'ère du "porno chic" : une époque où l'imaginaire du X s'est vu glamourisé, s'invitant dans l'univers du cinéma, de l'art, de la mode, des médias et de la téléréalité, de la fin des années 1990 au milieu des années 2000.

Connaissant intimement cette période, Ovidie interroge ce mouvement à l'aune de #MeToo, proposant "une ego-histoire de cette parenthèse porno chic qui, entre 1999 et 2004, a mis des jeunes femmes sur un piédestal pour mieux les slut shamer".

Mêlant introspection et réflexion critique, Ovidie offre une relecture de ces années à travers le prisme des violences sexistes et sexuelles, posant un regard glaçant sur une époque qui a starifié certaines figures avant de les mettre au ban de la société, évoquant notamment les destins tragiques de Nelly Arcan ou Maria Schneider.

Un texte poignant, qui décrypte plus largement le mécanisme du slut shaming : une pratique sexiste qui stigmatise les femmes en raison de leur sexualité, réelle ou supposée.


Slut shaming : faire payer les femmes
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Une exploration sociale de l'univers de l'hypermarché, entre analyse sociologique et poésie de la vie ordinaire.
Dans ce texte paru en 2014, Annie Ernaux explore un lieu peu représenté en littérature : la grande surface.

Sous la forme d'un journal, elle consigne ses observations et sensations à chacun de ses déplacements au centre commercial des Trois-Fontaines de Cergy.

Une plongée saisissante dans l'univers de l'hypermarché, un espace "exposant, comme nulle part autant, notre façon de vivre et notre compte en banque", révélant les inégalités économiques et sociales qui fracturent notre société.

Temple de la consommation, "l'hypermarché est bel et bien traversé par l'Histoire" comme le souligne Annie Ernaux, "il en offre le tableau évolutif. De l'économie, cela va de soi. Tee-shirts à 10 euros fabriqués par les ouvrières d'Asie pour quelques centimes, viande de porc payée au prix le plus bas à des éleveurs encouragés à produire de façon intensive, réduction d'un personnel souvent engagé à temps partiel, tout manifeste la montée de l'emprise du capitalisme néo-libéral, dont l'hyper est la forme enchanteresse".

Un lieu auquel elle reste malgré tout attachée, où subsiste encore une certaine mixité sociale : "Il n'y a pas d'espace, public ou privé, où évoluent et se côtoient autant d'individus différents", "un espace où sont rassemblés le plus de mes semblables différents, où le vivre ensemble, cette incantation creuse, possède une réalité corporelle, visible", "un espace de liberté et d'égalité d'accès, ouvert à tous et toutes sans distinction de revenu, de tenue vestimentaire, d'identité."

Un regard d'une grande justesse, entre analyse sociologique et poésie de la vie ordinaire. 
Regarde les lumières mon amour
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Un magnifique premier roman à la forme très singulière
La petite bonne nous raconte sa vie sans aucune extravagance, avec simplicité et en vers libres. Entrée dans une nouvelle maison depuis peu, elle va découvrir la musique grâce à son nouvel employeur. Lui, “gueule cassée” après la Première Guerre Mondiale, ne sort guère de sa demeure et s’emmure dans le silence jusqu’au jour où sa femme le laisse seul aux bons soins de la petite bonne. L’idée d’en finir pour de bon lui traverse l’esprit mais peut-être, la bienveillance de la bonne pourra le sauver…

Une intrigue bien ficelée, où les spectres de la guerre rôdent et où la musique peut guérir les esprits, même les plus fissurés.
La petite bonne
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Les personnalités addicts comme un miroir de notre époque.
De la mère de famille en dépression post-partum qui a commencé à consommer de la cocaïne pour tenir le coup à la migraineuse chronique accro au dafalgan codéiné en passant par le grand introverti qui boit pour se sentir à l'aise en société, les profils des patients qui se présentent au cabinet de Camille Charvet sont variés. Loin de l'image que l'on peut se faire des personnes addicts, l'addictologue nous dresse un portrait sensible et intelligent de sa patientèle.

Dans Les assoiffés, elle envisage l'addiction non pas comme une maladie en soi, mais peut-être comme un médicament à un mal de vivre, un remède à une difficulté à tisser des liens sociaux dans une société du toujours plus. Tour à tour, elle convoque philosophes et écrivains pour apporter une réflexion autour de ce que cette pathologie dit de nous tous.
Les assoiffés
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Une pépite, un roman époustouflant et une grande fresque historique.
​A Jedlov, dans les Sudètes, au cœur de la Bohême, une communauté germanophone importante vote en 1938 pour intégrer le Reich allemand. Quand celui-ci s'effondre en 1945, les Tchèques, méprisés pendant des années, entendent bien s'offrir leur vengeance et exilent plusieurs centaines de personnes, dont Sieglinde et sa mère, les premières protagonistes de cette immense fresque. Puis vient Mirko, le jeune amoureux de Sieglinde, qui n'a pas su lui venir en aide après la Libération et qui peine à s'intégrer dans la nouvelle Révolution communiste du pays. Ivetka, quant à elle, une jeune fille tsigane, devient malgré elle l'exemple de la réussite du communisme en devenant la première femme rom à obtenir un diplôme... Et encore beaucoup d'autres.
Grâce à cette galerie de personnages, tous différents, l'auteur tire plusieurs fils de réflexion : quels sont les impacts de l'exil sur une jeune fille arrachée à sa ville, qui devient coupable comme ses parents ? Au cœur de ce territoire morcelé entre plusieurs identités, y​-a​ t​'il des vainqueurs et des vaincus ?​ Comment prendre parti, s'engager et lorsqu'on le fait, comment être sûr d'agir pour la "bonne cause" ? Comment lutter contre la réécriture de l'Histoire au fil des renversements de régime ? Évidemment, se dessine aussi le racisme qui gangrène le XXème siècle et pousse les peuples à se haïr les uns les autres alors qu'ils partagent les mêmes terres depuis des centaines d'années.
Cette exploration, à travers les époques et les personnages, nous montre que rien n'est acquis, pour personne et jamais et pose la question tant de fois posée et jamais résolue : est-ce que les hommes parviendront un jour à vivre en paix ?
Le tumulte et l'oubli
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Un livre sublime et rare sur la paternité.
“Ma petite Yvette” est une pépite écrite dans les années 1920, un roman qui a été oublié et retrouvé par hasard dans une bibliothèque de la Croix Rouge.
De la conception de l'enfant à sa naissance, avec toutes les attentes qu'un parent peut avoir, puis sa petite enfance et les découvertes merveilleuses de la petite Yvette, il dit tout et explore la parentalité avec son lot de joies et parfois aussi, de peurs. André Dumas nous émerveille dans ce roman inspiré de son amour pour sa fille morte trop jeune, un amour intemporel et inoubliable.
Ma petite Yvette
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Un roman doux sur deux amies, l'une française et l'autre algérienne.
Dans le Toulon des années 1960, Farida et Rose deviennent amies, alors que rien ne les prédestinait à se rapprocher. Rose, femme au foyer malheureuse, a quitté sa Corse natale vingt ans auparavant et Farida arrive tout juste d'Algérie, dans un pays qu'elle ne connaît pas et peu accueillant. Dans un contexte politique de plus en plus tendu alors que commencent les événements d'Algérie, cette amitié douce et pudique devient leur lueur d'espoir et surtout, leur permet de réaliser un rêve : apprendre à lire et à écrire. Christian Astolfi signe un roman lumineux, tout en délicatesse, inspiré par la vie de sa grand-mère.
L'oeil de la perdrix
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Un premier tome d'une série policière haletante, aux personnages attachants !
Jeune informaticien casanier, David mène une vie tranquille entouré de quelques amis et des femmes qu'il rencontre ponctuellement sur des applications. Pourtant il cache une histoire familiale complexe : il n'a aucun souvenir des douze premières années de sa vie et ce n'est pas sa mère, qui n'en porte que le nom et à qui il parle une fois par an, qui compte l'aider à se souvenir. 

Un matin, il reçoit un mail d'une inconnue qui prétend détenir des informations sur son enfance. Si David préfère d'abord ignorer le courriel, sa curiosité l'emporte et il décide alors de  répondre. Mais Paulina, la femme qui l'a contacté, disparaît soudainement sans laisser de traces... Aidé de Florence, brillante avocate sans pitié, David se lance alors à la poursuite de ses origines, sans savoir ce qu'il vient de déclencher. Car de nombreuses personnes souhaitent qu'il ne retrouve jamais la mémoire...

Premier tome d'une série, "Sacrifié" est aussi le premier roman solo de Henrik Fexeus, connu pour sa trilogie policière écrite avec Camilla Lackberg. L'histoire alterne moments de tension, lors desquels tout s'accélère et les personnages sont en danger, et moments d'introspection, qui nous permettent de mieux connaître David et les siens. Car si le roman, porté par une écriture efficace et directe, ne souffre d'aucun temps mort, ce sont les personnages qui font l'originalité et la valeur de ce polar et nous donnent envie de les retrouver dans le prochain ! 
Sacrifié
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Une réécriture douce et intelligente du mythe de Frankenstein, à découvrir sans plus tarder !
Elisabeth vit avec sa mère, gouvernante de la famille Frankenstein, au sein de leur manoir familial et son quotidien rythmé par les études et la vie au manoir va être bousculé par sa rencontre avec le jeune Victor, le fils unique de cette énigmatique famille.
Lorsqu’un scientifique reconnu par ses pairs et très apprécié par Victor lance le défi de présenter une invention dans les semaines qui suivent, Victor saisit sa chance et va tout faire pour créer l’invention du siècle.
À la clé, l'inscription dans une prestigieuse école pour celui ou celle qui remporte le concours. Un soir, alors que la foudre s’abat sur un mystérieux atelier, une créature s' échappe dans la forêt. Qui est-elle ? Comment est-elle arrivée au monde ? Victor et Elisabeth pourraient bien avoir la réponse à ces questions.

Une bande dessinée à destination des ados qui est une véritable pépite !
La créature que l’on a pu connaître auparavant dans de multiples adaptations qu’elles soient littéraires ou cinématographiques n’est plus du tout la même, si bien qu’elle en devient presque attachante. Une réécriture douce et intelligente du mythe de Frankenstein, à découvrir sans plus tarder !
Un récit à lire dès l'âge de 12 ans.
Mon copain Frankenstein
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“Peut-on utiliser un même outil pour asservir et pour émanciper ?”

Hélène Vignal écrit pour le jeune public. Selon son éditrice, l’auteur de jeunesse serait “quelqu’un qui aurait, presque par accident, oublié de refermer une porte sur l’enfance ou l’adolescence”. En pensant à cela, Hélène Vignal repense à ses 12 ans. 


En 1968, la jeune Hélène voit ses parents sous l’emprise d’une secte, une “sous-section de l’Enseignement de Gurjieff”. L’admiration que ses parents avaient pour les guides spirituels de cette communauté de “chercheurs de vérité” était telle qu’elle avait viré à l’obsession. Cette dérive sectaire ne lui a laissé qu’un sentiment de solitude. Alors que ses parents étaient accaparés par leur travail et par leur communauté, leurs deux filles vivaient seules dans une grande maison, sans bruit. De ce vécu, l'autrice, alors seulement âgée de 12 ans, retient qu’admirer est une mauvaise chose.


Mais 1968 est aussi l’année d’une rencontre fondatrice. À la radio, Hélène Vignal découvre la voix d’Edmond Kaiser. Loin des figures lisses et rassurantes, il apparaît comme un homme excessif, engagé, qui ne mâche pas ses mots et mène ses combats avec une énergie débordante. Fondateur de l’association Terre des hommes Suisse, il a consacré sa vie à sauver des enfants à travers le monde. Cette fois, l’admiration est lumineuse. Immédiate. Elle réveille chez la jeune fille un besoin profond d’agir, d’aider, de s’engager pour que plus personne ne soit laissé dans la souffrance. Cette admiration-là la sauve, la guide et lui offre enfin une place où exister sans solitude.


Dans son récit autobiographique, Hélène Vignal explore les deux faces de l’admiration : celle qui guide, nous aide à nous construire, à donner l’élan vers quelque chose de meilleur. Celle qui peut être un sentiment vif face au coucher de soleil, un cours d’eau, face à une œuvre d’art. Mais aussi celle qui aveugle, assujettit, enferme. Elle montre combien ce sentiment, aussi puissant que dangereux, demande vigilance et lucidité.

Admirer
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“Le tennis, c’est plus qu’un sport. C’est un art, au même titre que la danse.” - Bill Tilden

Cédric Rouquette nous propose, avec ce livre, une véritable encyclopédie du tennis, entre sport, histoire et mode. Largement illustrée et séparée en trois axes, cette dernière rassemble toutes les connaissances nécessaires afin de pouvoir appréhender ce sport si particulier.

Dans un premier axe centré autour des quatre légendes du tennis que sont Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Serena Williams, l’auteur nous présente les tournois principaux du circuit ATP et leur importance tant sur le plan sportif qu’historique.

Avec des chapitres concis et surtout complets, Cédric Rouquette présente également les aspects les plus techniques du tennis : les règles bien sûr, mais aussi les stratégies et l’importance de la préparation mentale dans la pratique de cette discipline. Il en présente les joueurs et lieux emblématiques, ainsi que certains des records qui ont marqué son histoire, de même que son lien indéfectible avec la mode. Il s'attaque enfin aux enjeux géopolitiques et économiques auxquels aucun sport n’échappe, tout en partageant certaines initiatives existantes et certaines idées pour en préparer l’avenir.

Tennis
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Une légende de MotoGP qui s'écrit devant nos yeux !

Si l’année 2025 a vu le couronnement d’un tout nouveau champion du monde en Formule 1, c’est un habitué des podiums qui a décroché le sacre ultime en Moto GP. Jusqu’alors octuple champion du monde, Marc Marquez a décroché le neuvième titre de sa carrière le 28 septembre dernier, égalant par la même occasion l’un de ses premiers rivaux : Valentino Rossi.

Michel Turco, journaliste pour L'Équipe notamment, a suivi sa saison et s’en sert de fil conducteur pour la rédaction de ce livre. Grand prix après grand prix, il nous plonge dans le quotidien du champion, nous expose son travail avec Ducati, les difficultés qu’il rencontre et la joie que lui procure chaque course. Il agrémente son récit de chapitres “Focus” qui s'intéressent à différents aspects de la vie de Marc Marquez : ses relations familiales, son parcours depuis l’enfance, ses dix ans avec Honda, ses adversaires les plus redoutables mais aussi ses blessures. Il rappelle en effet que si l’espagnol n’avait plus gagné depuis 2019, c’était à cause d’une blessure grave qui l’a empêché pendant plusieurs années de conduire normalement, ou de conduire tout court.

Ce livre n’est donc pas seulement le récit de l’obtention de son neuvième titre, c’est surtout une histoire de résilience, de combativité et de beaucoup de travail, autant de qualités qui ont fait de Marc Marquez l’un des plus grands pilotes de Moto GP. Un livre très illustré et à la mise en page dynamique à découvrir sans attendre !

Marc Marquez : ce titre compte plus que les autres
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