Après avoir été le monopole des classes bourgeoises, le vélo a été, par son accessibilité et sa discrétion, un outil d’émancipation des classes populaires et des femmes. Puis l’industrialisation a fait la part belle à l’automobile et avec elle au bruit, à la pollution, au dérèglement climatique et à la destruction des paysages.
Dans ce petit essai, Joseph D’Halluin, militant écologiste diplômé de sciences politiques, nous invite à réfléchir à l’utilisation du vélo comme un moyen de résistance économique, écologique et silencieuse.
Il y caractérise le vélo comme un vecteur de conscientisation : « Pédaler, c’est souvent prendre conscience qu’il y a quelque chose qui cloche. » Prendre conscience du danger, des incivilités, de la place allouée aux voitures… Enfourcher le vélo c’est lutter pour le droit de se déplacer sereinement, revendiquer une ville où l’on peut déambuler en sécurité, militer pour un écosystème plus respectueux.
Sans appeler à une espèce d’utopie pré-industrialisation, il nous offre simplement une réflexion sur l’automobile comme système et nous propose ce petit guide de résistance, un coup de pédale après l’autre.