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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
L'amour comme une évidence contre la maladie

Anaïs n’a eu de cesse d’enchaîner les désastres amoureux, d’attirer les mêmes hommes qui fuient sans cesse l’engagement. Comme un signe de la Providence, elle rencontre un matin Éden, après une énième déception. Ils vont s’aimer follement. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais la famille d’Eden est atteinte d’une maladie dégénérescente, qu’il va subir à son tour. Anaïs décide de rester, de vivre leur amour jusqu’au bout, mais à quel prix ? Un sublime roman sur l’amour, les choix difficiles et la vie qui bascule, magnifié par une plume qui nous submerge d’émotions. Un vrai bijou !

Prendre son souffle
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Un travail historique rigoureux à découvrir au rayon Histoire.
Ces dernières années de nombreux débats ont agité la société française autour de la présence de statues et de noms de rues en hommage à des hommes ayant été des acteurs importants de l’esclavage ou de la colonisation comme Colbert, rédacteur du code noir. Les statues du maréchal Bugeaud, notamment en Dordogne, ont ainsi été vivement critiquées. En revenant sur le parcours et la personnalité de Thomas Robert Bugeaud, né en 1784 et mort en 1849, Colette Zytnicki décrit la colonisation d’un territoire à l’échelle de l’ambition d’un homme, une carrière militaire débutée avec les campagnes napoléoniennes, perpétuée dans la guerre coloniale menée contre les troupes d’Abdelkader en Algérie. L’historienne épluche les nombreuses correspondances pour comprendre la pensée de Bugeaud, sa position face aux différents régimes qui se succèdent dans cette première partie du XIXe siècle et ses relations ambivalentes avec les hommes au pouvoir à Paris comme François Guizot ou Adolphe Thiers.

On est alors frappé par l’omniprésence de la violence dans le fonctionnement de Bugeaud, que ce soit lors d’un duel avec un député qu’il tue froidement sans regret, où bien lorsqu’il prend la tête de la répression lors des émeutes d’avril 1834 où sont assassinées 12 personnes rue de Transnonain. La violence de Bugeaud s’avère alors paroxystique dans la conquête du territoire algérien. Pratique de la terre brûlée, enfumades, déplacement de populations, tous les moyens sont bons pour mettre à genoux Abdelkader qui finit par se rendre quelques mois après le départ de Bugeaud.

Colette Zytnicki livre ici un travail historique rigoureux qui apporte un éclairage important sur un personnage dont le souvenir d’abord célébré à la fin du XIXe siècle est désormais fortement critiqué. Tout l’intérêt de ce livre réside dans le talent qu’a l’historienne de s’approcher au plus près des pourparlers et des débats qui agitent les autorités et donc de comprendre comment une entreprise de conquête coloniale se met en place politiquement, techniquement et militairement.
Le cas Bugeaud : les violences de la conquête coloniale en Algérie
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Le destin d'un grand champion compromis par son époque.

Marseille, années 20, Fransisco Buonagurio fait ses premiers pas sur le ring. Plus connu sous le nom de Kid Francis, il enchaîne les victoires jusqu’à New York.
Destiné à être un grand champion, sa famille et l’arrivée de la Seconde Guerre Mondiale bouleversent ses plans.

Une plongée au cœur de l’entre-deux guerre, entre boxe et paillettes, des vieux quartiers marseillais au Paris des années folles.

Kid Francis
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Décryptage d'un mécanisme sexiste qui stigmatise les femmes en raison de leur sexualité, réelle ou supposée.
Dans ce nouvel essai, Ovidie revient sur l'ère du "porno chic" : une époque où l'imaginaire du X s'est vu glamourisé, s'invitant dans l'univers du cinéma, de l'art, de la mode, des médias et de la téléréalité, de la fin des années 1990 au milieu des années 2000.

Connaissant intimement cette période, Ovidie interroge ce mouvement à l'aune de #MeToo, proposant "une ego-histoire de cette parenthèse porno chic qui, entre 1999 et 2004, a mis des jeunes femmes sur un piédestal pour mieux les slut shamer".

Mêlant introspection et réflexion critique, Ovidie offre une relecture de ces années à travers le prisme des violences sexistes et sexuelles, posant un regard glaçant sur une époque qui a starifié certaines figures avant de les mettre au ban de la société, évoquant notamment les destins tragiques de Nelly Arcan ou Maria Schneider.

Un texte poignant, qui décrypte plus largement le mécanisme du slut shaming : une pratique sexiste qui stigmatise les femmes en raison de leur sexualité, réelle ou supposée.


Slut shaming : faire payer les femmes
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Une exploration sociale de l'univers de l'hypermarché, entre analyse sociologique et poésie de la vie ordinaire.
Dans ce texte paru en 2014, Annie Ernaux explore un lieu peu représenté en littérature : la grande surface.

Sous la forme d'un journal, elle consigne ses observations et sensations à chacun de ses déplacements au centre commercial des Trois-Fontaines de Cergy.

Une plongée saisissante dans l'univers de l'hypermarché, un espace "exposant, comme nulle part autant, notre façon de vivre et notre compte en banque", révélant les inégalités économiques et sociales qui fracturent notre société.

Temple de la consommation, "l'hypermarché est bel et bien traversé par l'Histoire" comme le souligne Annie Ernaux, "il en offre le tableau évolutif. De l'économie, cela va de soi. Tee-shirts à 10 euros fabriqués par les ouvrières d'Asie pour quelques centimes, viande de porc payée au prix le plus bas à des éleveurs encouragés à produire de façon intensive, réduction d'un personnel souvent engagé à temps partiel, tout manifeste la montée de l'emprise du capitalisme néo-libéral, dont l'hyper est la forme enchanteresse".

Un lieu auquel elle reste malgré tout attachée, où subsiste encore une certaine mixité sociale : "Il n'y a pas d'espace, public ou privé, où évoluent et se côtoient autant d'individus différents", "un espace où sont rassemblés le plus de mes semblables différents, où le vivre ensemble, cette incantation creuse, possède une réalité corporelle, visible", "un espace de liberté et d'égalité d'accès, ouvert à tous et toutes sans distinction de revenu, de tenue vestimentaire, d'identité."

Un regard d'une grande justesse, entre analyse sociologique et poésie de la vie ordinaire. 
Regarde les lumières mon amour
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Un magnifique premier roman à la forme très singulière
La petite bonne nous raconte sa vie sans aucune extravagance, avec simplicité et en vers libres. Entrée dans une nouvelle maison depuis peu, elle va découvrir la musique grâce à son nouvel employeur. Lui, “gueule cassée” après la Première Guerre Mondiale, ne sort guère de sa demeure et s’emmure dans le silence jusqu’au jour où sa femme le laisse seul aux bons soins de la petite bonne. L’idée d’en finir pour de bon lui traverse l’esprit mais peut-être, la bienveillance de la bonne pourra le sauver…

Une intrigue bien ficelée, où les spectres de la guerre rôdent et où la musique peut guérir les esprits, même les plus fissurés.
La petite bonne
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Les personnalités addicts comme un miroir de notre époque.
De la mère de famille en dépression post-partum qui a commencé à consommer de la cocaïne pour tenir le coup à la migraineuse chronique accro au dafalgan codéiné en passant par le grand introverti qui boit pour se sentir à l'aise en société, les profils des patients qui se présentent au cabinet de Camille Charvet sont variés. Loin de l'image que l'on peut se faire des personnes addicts, l'addictologue nous dresse un portrait sensible et intelligent de sa patientèle.

Dans Les assoiffés, elle envisage l'addiction non pas comme une maladie en soi, mais peut-être comme un médicament à un mal de vivre, un remède à une difficulté à tisser des liens sociaux dans une société du toujours plus. Tour à tour, elle convoque philosophes et écrivains pour apporter une réflexion autour de ce que cette pathologie dit de nous tous.
Les assoiffés
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Une pépite, un roman époustouflant et une grande fresque historique.
​A Jedlov, dans les Sudètes, au cœur de la Bohême, une communauté germanophone importante vote en 1938 pour intégrer le Reich allemand. Quand celui-ci s'effondre en 1945, les Tchèques, méprisés pendant des années, entendent bien s'offrir leur vengeance et exilent plusieurs centaines de personnes, dont Sieglinde et sa mère, les premières protagonistes de cette immense fresque. Puis vient Mirko, le jeune amoureux de Sieglinde, qui n'a pas su lui venir en aide après la Libération et qui peine à s'intégrer dans la nouvelle Révolution communiste du pays. Ivetka, quant à elle, une jeune fille tsigane, devient malgré elle l'exemple de la réussite du communisme en devenant la première femme rom à obtenir un diplôme... Et encore beaucoup d'autres.
Grâce à cette galerie de personnages, tous différents, l'auteur tire plusieurs fils de réflexion : quels sont les impacts de l'exil sur une jeune fille arrachée à sa ville, qui devient coupable comme ses parents ? Au cœur de ce territoire morcelé entre plusieurs identités, y​-a​ t​'il des vainqueurs et des vaincus ?​ Comment prendre parti, s'engager et lorsqu'on le fait, comment être sûr d'agir pour la "bonne cause" ? Comment lutter contre la réécriture de l'Histoire au fil des renversements de régime ? Évidemment, se dessine aussi le racisme qui gangrène le XXème siècle et pousse les peuples à se haïr les uns les autres alors qu'ils partagent les mêmes terres depuis des centaines d'années.
Cette exploration, à travers les époques et les personnages, nous montre que rien n'est acquis, pour personne et jamais et pose la question tant de fois posée et jamais résolue : est-ce que les hommes parviendront un jour à vivre en paix ?
Le tumulte et l'oubli
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Un livre sublime et rare sur la paternité.
“Ma petite Yvette” est une pépite écrite dans les années 1920, un roman qui a été oublié et retrouvé par hasard dans une bibliothèque de la Croix Rouge.
De la conception de l'enfant à sa naissance, avec toutes les attentes qu'un parent peut avoir, puis sa petite enfance et les découvertes merveilleuses de la petite Yvette, il dit tout et explore la parentalité avec son lot de joies et parfois aussi, de peurs. André Dumas nous émerveille dans ce roman inspiré de son amour pour sa fille morte trop jeune, un amour intemporel et inoubliable.
Ma petite Yvette
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Un roman doux sur deux amies, l'une française et l'autre algérienne.
Dans le Toulon des années 1960, Farida et Rose deviennent amies, alors que rien ne les prédestinait à se rapprocher. Rose, femme au foyer malheureuse, a quitté sa Corse natale vingt ans auparavant et Farida arrive tout juste d'Algérie, dans un pays qu'elle ne connaît pas et peu accueillant. Dans un contexte politique de plus en plus tendu alors que commencent les événements d'Algérie, cette amitié douce et pudique devient leur lueur d'espoir et surtout, leur permet de réaliser un rêve : apprendre à lire et à écrire. Christian Astolfi signe un roman lumineux, tout en délicatesse, inspiré par la vie de sa grand-mère.
L'oeil de la perdrix
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Un premier tome d'une série policière haletante, aux personnages attachants !
Jeune informaticien casanier, David mène une vie tranquille entouré de quelques amis et des femmes qu'il rencontre ponctuellement sur des applications. Pourtant il cache une histoire familiale complexe : il n'a aucun souvenir des douze premières années de sa vie et ce n'est pas sa mère, qui n'en porte que le nom et à qui il parle une fois par an, qui compte l'aider à se souvenir. 

Un matin, il reçoit un mail d'une inconnue qui prétend détenir des informations sur son enfance. Si David préfère d'abord ignorer le courriel, sa curiosité l'emporte et il décide alors de  répondre. Mais Paulina, la femme qui l'a contacté, disparaît soudainement sans laisser de traces... Aidé de Florence, brillante avocate sans pitié, David se lance alors à la poursuite de ses origines, sans savoir ce qu'il vient de déclencher. Car de nombreuses personnes souhaitent qu'il ne retrouve jamais la mémoire...

Premier tome d'une série, "Sacrifié" est aussi le premier roman solo de Henrik Fexeus, connu pour sa trilogie policière écrite avec Camilla Lackberg. L'histoire alterne moments de tension, lors desquels tout s'accélère et les personnages sont en danger, et moments d'introspection, qui nous permettent de mieux connaître David et les siens. Car si le roman, porté par une écriture efficace et directe, ne souffre d'aucun temps mort, ce sont les personnages qui font l'originalité et la valeur de ce polar et nous donnent envie de les retrouver dans le prochain ! 
Sacrifié
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Une réécriture douce et intelligente du mythe de Frankenstein, à découvrir sans plus tarder !
Elisabeth vit avec sa mère, gouvernante de la famille Frankenstein, au sein de leur manoir familial et son quotidien rythmé par les études et la vie au manoir va être bousculé par sa rencontre avec le jeune Victor, le fils unique de cette énigmatique famille.
Lorsqu’un scientifique reconnu par ses pairs et très apprécié par Victor lance le défi de présenter une invention dans les semaines qui suivent, Victor saisit sa chance et va tout faire pour créer l’invention du siècle.
À la clé, l'inscription dans une prestigieuse école pour celui ou celle qui remporte le concours. Un soir, alors que la foudre s’abat sur un mystérieux atelier, une créature s' échappe dans la forêt. Qui est-elle ? Comment est-elle arrivée au monde ? Victor et Elisabeth pourraient bien avoir la réponse à ces questions.

Une bande dessinée à destination des ados qui est une véritable pépite !
La créature que l’on a pu connaître auparavant dans de multiples adaptations qu’elles soient littéraires ou cinématographiques n’est plus du tout la même, si bien qu’elle en devient presque attachante. Une réécriture douce et intelligente du mythe de Frankenstein, à découvrir sans plus tarder !
Un récit à lire dès l'âge de 12 ans.
Mon copain Frankenstein
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