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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Nicolas Mathieu excelle pour dire l'amour et la nostalgie !
Dans ce court récit, Nicolas Mathieu rassemble une partie des textes qu’il a publié sur ses réseaux sociaux et destinés à la femme qu’il aime bien qu’elle soit inaccessible. Il nous livre également son ressenti sur la paternité ainsi que ses souvenirs d’enfance avec tendresse et nostalgie. Ces brèves d’une poésie percutante forment une formidable ode à l’amour ! A lire de toute urgence.
Le ciel ouvert
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Une enquête au bord de l'irréel
Un mort est retrouvé flottant dans la Flanne, la rivière qui borde la propriété de Mr. Pons. Alors que les gendarmes penchent pour l'hypothèse du suicide, d'autres hommes vont petit à petit disparaître ou être retrouvés morts. Une femme sans âge, Mademoiselle B. semble curieusement toujours avoir un lien avec ces disparus. Est-ce vrai, ce qu'on dit tout bas dans les chaumières sur cette nébuleuse Mademoiselle B. ?

Dans ce livre, qui est un savant mélange entre l'enquête policière et le roman fantastique, Maurice Pons se met lui même en scène. Son enfance, ses souvenirs et aventures sont disséminées à travers son roman, même s'il ne manque pas de s'offrir des libertés scénaristiques. Réel et imaginaire se mêlent avec justesse pour notre plus grand plaisir. A (re)découvrir !
Mademoiselle B.
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Un fresque intime dans la Géorgie post-soviétique
« Sans Dina, Nene et Ira, je ne resterais qu'un fragment. »

A l'occasion d'une exposition sur l'œuvre de leur amie Dina, décédée, Nene, Ira et Keto se retrouvent à Bruxelles après plusieurs années séparées. Amies d'enfance et de jeunesse en Géorgie dans les années 1990, elles ne se côtoient plus depuis longtemps et ont chacune des vies très différentes. Entre passé et présent, Keto se remémore leur jeunesse à Tbilissi et ses questions sont nombreuses : comment se construit l'amitié ? Comment aimer dans un pays ravagé après la dissolution de l'URSS ? Comment trouver sa voie, alors que les micro-guerres de gang gangrènent leur quartier et même leur famille ? Et surtout, que reste-t-il de l'amitié après tout ce temps ?

Nino Haratischwili confirme son talent de conteuse avec cette nouvelle fresque, en interrogeant encore une fois le passé de son pays, la Géorgie post-soviétique. A travers l'histoire de ces quatre amies, se dessine la douleur mais aussi la quête de lumière présente en chacun d'entre nous.
La lumière vacillante
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Une version intime de la vie de Jeanne d'Arc
On connaît la Jeanne d'Arc qui entend des voix spirituelles et sauve la France face aux anglais. Violaine Bérot choisit, elle, de parler d'une vision plus personnelle et confidentielle sur les premiers émois d'une jeune fille et sur le regard des hommes sur son corps de pucelle. Le premier roman de l'autrice aussi poétique que touchant.
Jehanne
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Qui fut Anna Freud, la plus jeune fille du célèbre psychanalyste Sigmund Freud ? 
A Londres en 1946, Anna est alitée, entre la vie et la mort et se livre à sa garde-malade. De ses souvenirs, se tisse l'image d'une jeune fille rêveuse, souvent mise de côté par sa famille car jugée trop "difficile". Anna, à la fois éprise de liberté mais écrasée par le poids de sa famille et des conventions de la société viennoise de l'époque, n'a de cesse de questionner qui elle est, en se confrontant à sa propre analyse avec son père. Quand elle désire, par exemple, intégrer la prestigieuse Société psychanalytique de Vienne, on lui rétorque qu'une femme ne pourra jamais en être un membre aussi professionnel ; elle y fera pourtant une carrière brillante et développera des thérapies tournées vers les enfants et adolescents. Et ce n'est qu'un des nombreux exemples des réussites d'Anna Freud, pourtant considérée comme trop chétive, trop effacée dans sa petite enfance.
Les sept maisons d'Anna Freud
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Fan de musique ? Ce polar est pour vous !


Jordan est né le jour de l'assassinat de John Lennon, ce qui n'est peut-être pas un hasard. Car la musique est ce qu'il aime le plus dans la vie d'étudiant qu'il mène à Montréal, un peu paumé et sans le sou. Il se rêve auteur compositeur, mais son seul tube se limite à la musique publicitaire pour un assouplisseur (Pur'Laine), la gloire se fait attendre. Tout cela serait tristement banal si le hasard ne venait pas s'en mêler : pour payer le loyer, la nourriture, le chauffage de la colocation et ses frais d'inscription, il travaille trois soirs par semaine comme voiturier dans un restaurant hors de prix. C'est là qu'il va croiser la route d'une cliente qui lui remet la clé de sa voiture. Pourquoi fouille-t-il dans sa boîte à gants ? Toujours est-il que c'est là précisément que son destin bascule... Car Suzanne Jensen, c'est son nom, exerce un job un peu particulier. Officiellement consultante free lance en ressources humaines, elle le recrute pour "Le Square", une organisation criminelle de tueurs à gages. Après un premier contrat réussi, le voilà embauché ! Jordan tue avec l'amour du travail bien fait, proprement, et beaucoup, et peut désormais investir tout son argent dans des vinyles rares, c'est le bonheur, ou presque !

"Il m'arrive de penser que si j'étais aussi doué pour la musique que pour le meurtre, je serais une sorte de John Lennon du décanillage d'autrui, ou un Prince de l'homicide".

On rit de bon coeur en lisant ce Vinyle noir, amoral mais jouissif, humour noir de rigueur, qui réjouira tant les collectionneurs que les amateurs de musique, friands d'anecdotes (et elles sont nombreuses) car l'auteur, Christophe Piot, sait de quoi il parle, étant lui-même éditeur de musique, passionné par ce milieu, et en prime... collectionneur de disques !
Noir vinyle
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Plongez dans l'univers du jeu-vidéo

En dépit de statistiques importantes liées aux jeux-vidéo, on ne souligne presque jamais leur impact dans notre société. En tout cas, pas dans les sphères qui prétendent la promouvoir comme les secteurs culturels, artistiques, médiatiques et académiques. Un grand nombre d'ouvrages analysent l'impact de l’art sur la société, des programmes d'études complets sont dédiés à cette thématique. Pourtant, le monde du jeu-vidéo ne bénéficie pas d’un tel traitement alors que leur impact économique dépasse très largement celui du marché de l’art. Les jeux-vidéos sont parfois un espace qui peut être infesté de misogynie et de violence par certains joueurs. Pourtant, il aurait pu en être autrement.  L'ambition de ce livre est d'éveiller l'imaginaire nécessaire à une transformation radicale de cet univers si vaste. L’autrice rêve d’un monde ou les jeux-vidéo dépasseraient la logique de production capitaliste, et où ils seraient par exemple fabriqués par des coopératives à partir de ressources durables, distribuées de façon écologique. Elle imagine des jeux accueillants, développés dans d’excellentes conditions. 

Les jeux-vidéos feront toujours l’objet de préjugés. Toutefois, pour des millions de personnes, ils sont un véritable refuge pour l’imagination. En conséquence, il est nécessaire de les défendre. 

Tout reste à jouer : la puissance politique des jeux-vidéo
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Chef d'oeuvre dystopique des années 60.
Londres, années 60 : une épidémie de suicide s'empare des adultes. L'ombre de la 2nde GM et ses horreurs n'est pas loin, chacun s'est efforcé de construire une vie stable pour son conjoint et ses enfants, mais l'existence semble avoir perdu sa saveur. N'ayant plus d'intérêts si ce n'est dans leurs possessions matérielles, ne trouvant plus de sens et laissant le monde dans un drôle d'état à leurs gosses, voici que les adultes ont renoncé.
Très vite, il ne reste plus que des bandes d'ados livrés à eux-même. Profitant de leur nouvelle liberté, ils pillent, se battent, baisent, squattent. La bande de Seely Street finit par fuir la ville en décomposition et part vers le nord.
Un texte magistral, chef d'œuvre de nihilisme qui a marqué toute une génération et qui résonne encore aujourd'hui. Dave Wallis raconte très bien la fureur d'une jeunesse en quête d'expériences limites, qui passée l'utopie d'un monde sans adulte, va très vite être confrontée au manque, aux maladies, et au besoin de sens et de faire communauté.
Only lovers left alive
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Ouvrez grand vos narines !

Suivons cette petite souris au cours de cette journée de vacances d’été du lever au coucher. Elle nous raconte toutes ces activités : la baignade sur la plage, le passage au potager, la visite dans le grenier, la folle chevauchée à vélo pour échapper à l’orage, la soirée qui s’étire sur la terrasse… Mais l'originalité de l’ouvrage réside dans le fait que celle-ci, aux différentes étapes de sa journée, ouvre grand ses narines et nous restitue le flot d’odeurs qui l’entoure. Des odeurs agréables : le chocolat chaud du petit déjeuner, les embruns et les coquillages de la plage, le basilic et la menthe du déjeuner, les pins, le large, l’orage… mais aussi des odeurs qui puent comme la vase, la poussière, le vieux papier ou encore le chien mouillé. Cet intérêt pour le sens de l’odorat, sens peu souvent mis en avant, nous pousse à prêter une attention accrue aux odeurs présentes autour de nous. Et pour peu que l’on y fasse vraiment attention, elles constitueront un réservoir de souvenirs inépuisables.Ajoutez à cela la beauté et la finesse des illustrations à l’aquarelle d’Emma Lidia Squillari et vous obtiendrez l’album parfait pour réjouir vos yeux et entraîner vos narines ! Dès 4 ans

L'odeur d'une journée d'été
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"Là-haut, sur le chantier, le gang annonce que personne n’a été touché par les quelques bombes que les Johnson viennent de larguer sur nous. [...] Un oiseau poursuit son chant, tout près de nous, arabesque dessinée sur le fracas des bombes. Même les oiseaux sont habitués"

« Là-haut, sur le chantier, le gang annonce que personne n’a été touché par les quelques bombes que les Johnson viennent de larguer sur nous. J’écoute ce que je viens d’enregistrer ; le sifflement des réacteurs rasant la route, la voix tranquille des chauffeurs de deux camions de l’armée, camouflés dans la verdure. Un oiseau poursuit son chant, tout près de nous, arabesque dessinée sur le fracas des bombes. Même les oiseaux sont habitués ».

En 1966, Madeleine Riffaud se rend au Nord Vietnam alors sous le feu incessant des Etats-Unis du président Lyndon B. Johnson. Avec un carnet, un enregistreur vocal et un appareil photo, elle capture des instants, des visages, des paroles, qui disent beaucoup sur l’acte de résister, sur la vie sous les bombes d’une armée plus puissante. Elle-même résistante durant la Seconde Guerre mondiale, Madeleine Riffaud est impressionnée par le courage, la solidarité et l’incroyable combativité de cette population qui trouvent mille et une astuces pour résister, pour s’adapter au danger, pour continuer à développer leurs idéaux socialistes et communistes.

Parsemé de poèmes, de jeux, d’extraits de manuels, ce témoignage, paru pour la première fois en 1967, évoque la vie quotidienne dans son sens le plus large et transporte réellement le lecteur au cœur de cette population remarquable. Les nombreuses photographies sont bouleversantes par l’humanisme qui y transparaît. Elles montrent tantôt la reconstruction d’un pont bombardé, la défense contre l’aviation américaine par les DCA, des aviateurs américains faits prisonniers, des enfants allant malgré tout à l’école portant des chapeaux anti-éclats en paddy tressé ou encore les travaux champêtres pour nourrir la population.

Tout au long de ce témoignage, on découvre toute l’humanité de Madeleine Riffaud, infirmière, poète, journaliste engagée, ouvriériste et fervente anticolonialiste, qui a alors déjà couvert la guerre d’Algérie en 1952 et a survécu à un attentat de l’OAS en 1962. Madeleine Riffaud décrit avec précision les effets des bombardements sur la population à travers les différents types de bombes utilisées : bombe dite “ananas” qui “explose au ras du sol, criblant les victimes d’une multitude d’éclats” ; bombe dites “goyave” projetant des dizaines de milliers de billes. Elle décrit également l’utilisation du napalm.

À l’heure où le droit international est bafoué de toutes parts, Madeleine Riffaud nous rappelle qu’aucune guerre ne peut justifier de cibler des populations civiles quels que soient les belligérants impliqués. 

Ecrits sous les bombes : au Nord Vietnam
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Comment un simple meunier frioulan du XVIe siècle a-t-il pu construire tout un raisonnement philosophique et théologique sur les grandes questions religieuses et existentielles ?
En fouillant dans les archives de la ville d’Udine en Italie, Carlo Ginzburg tombe sur le cas de Domenico Scandella surnommé Menocchio, jugé pour hérésie en plein cœur du XVIe siècle. Ce menuisier du petit village de Monteréale dans le Frioul, région du nord-est de l’Italie, est marié et père de sept enfants. Il sait lire et écrire et aspire à une vie politique locale. Le 28 septembre 1583, Menocchio est dénoncé par un curé pour des paroles hérétiques. S’ensuit une enquête avec de nombreux interrogatoires livrant une somme d’archives exceptionnelle.

Carlo Ginzburg décortique ces archives et tente de saisir la pensée de Menocchio à travers notamment l’évocation de sa bibliothèque personnelle où figurent le Décaméron de Boccace, la Bible en langue vernaculaire ou encore La Légende dorée de Voragine. Ginzburg se demande tout au long de l’ouvrage comment un simple meunier frioulan a-t-il pu construire tout un raisonnement philosophique et théologique sur les grandes questions religieuses et existentielles. Au croisement de l’étude littéraire, de la recherche historique, de l’analyse graphologique et de la réflexion anthropologique, l’historien italien emporte le lecteur dans un cheminement passionnant pour creuser les couches multiséculaires qui nous sépare de ce fascinant personnage qu’est Menocchio.

A partir de ce cas précis, Carlo Ginzburg tente de percer la réalité de la culture paysanne et populaire si peu fournie en source car essentiellement orale. Ainsi l’historien italien « appréhende un phénomène historique d’ampleur à travers un filtre, un terrain contrôlable, de taille limitée mais doté d’une grande valeur heuristique » (Pierre-André Rosenthal, Historiographies I. II., Folio). Paru en 1976, Le Fromage et les vers s’inscrit alors dans la naissance de la microstoria, ou microhistoire en français, mouvement historiographique majeur du XXe siècle.

Ce livre devenu un véritable classique de l’historiographie se lit comme une enquête où on accompagne l’historien dans sa recherche de vérités. On s’interroge à ses côtés en posant des hypothèses et en les vérifiant au fil des pages. On finit par s’attacher à ce menuiser séparé de nous par quatre siècles, ce malheureux Menocchio qui n’a pas voulu suivre les dogmes et a cherché une pleine liberté de conscience au cœur du XVIe siècle marqué par d’importants bouleversements religieux.
Le fromage et les vers : l'univers d'un meunier du XVIe siècle
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Faites un détour par le Village, mais méfiez-vous, vous n'en repartirez peut-être pas de si tôt.

Tout commence au cœur de la région montagneuse des Dolomites au nord de l’Italie. Maya, maman de deux adolescents, se voit obligée de faire un détour : un éboulement de pierres les empêchent de continuer sur l’itinéraire prévu. 

La route qu’ils empruntent finalement les emmènent vers un village étrange où il n’y ni réseau, ni électricité, ni eau courante, et surtout, aucun habitant. Ils y retrouvent cependant quelques voyageurs comme eux, ayant atterri dans ce village de manière fortuite. Rapidement, ils se rendent compte qu’au-delà de l’abandon de ce village, quelque chose n’y tourne pas rond : à chaque tentative de quitter le village, la route les ramène invariablement au même endroit, l’heure s’écoule différemment et les constellations semblent avoir changé de position… 

Dans l'impossibilité de quitter le village, il va falloir que tout ce petit monde s’organise pour comprendre ce qu’il se passe et tenter de trouver une issue. Les jours passent, Les vivres et l’eau commencent à manquer, les esprits s’échauffent et la situation commence à dégénérer sérieusement..

Un roman qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout ! 

Détour
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