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Les coups de cœur des libraires

Coups de coeur Mollat
Et si les sœurs d'Auguste et Louis Lumière avaient été de fines enquêtrices ?

L’inventeur Gustave Leprince a réellement disparu à bord d’un train en 1890. A partir  de ce mystère jamais résolu, Faustina Fiore et Pierre Druart ont inventé un cosy mystery aussi palpitant que drôle !

En inspectrices amatrices, découvrons Jeanne, Mélina et Francine, les trois petites sœurs des frères Lumière. L’histoire ne dit pas si elles se sont réellement intéressées à la disparition de Leprince mais dans le roman, elles ont une bonne raison de le faire. Le fiancé de Jeanne craint que Louis et Auguste ne soient mêlés à la disparition et menace de rompre les fiançailles. Mélina qui aime tendrement sa sœur décide de tout faire pour innocenter ses grands frères et laver l’honneur de sa famille. Pour ce faire, elles quittent leur Lyon natal pour arpenter les rues du Paris haussmannien afin de comprendre comment Leprince a pu se volatiliser dans un train reliant Dijon à Paris. 

Juliette, l’aînée, manie aussi bien la bienséance que les techniques photographiques. Mélina se voit déjà journaliste et maîtrise aussi bien les techniques de Sherlock Holmes que celle de Rocambole. Quant à Francine, la petite dernière, elle n’a pas son pareil pour se déguiser, escalader, se faufiler et… manger ! Ce trio va donc mener une enquête hautement dangereuse et nous emmener sur les pas des diverses inventions qui jalonneront plus tard l’invention du cinéma.

Les deux auteurs nous livrent un récit documenté, une intrigue bien ficelée sans oublier de nous faire rire ! Un roman plaisant et attachant qui donne déjà envie de lire la suite des aventures des trois sœurs Lumière ! A partir de 10 ans. 

Les enquêtes des soeurs Lumières. Vol. 1. Le disparu du train de 15 h 12
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Un premier roman porté par la grâce, presque une incantation.
Elie, jeune homme appelé à partir très prochainement au service militaire, quitte brusquement la maison familiale lorsque son oiseau domestique, Moïse, s’envole et ne revient pas. Malgré les appels inquiets de sa mère et de sa sœur, il s’enfonce dans la forêt voisine à sa recherche, comme attiré par quelque chose qui le dépasse.
Proche des récits prophétiques — ce que l’on devine aux noms des protagonistes — Viens Élie fait entendre une tension fondamentale entre l’appel et la réticence. Cette tension innerve tout le texte et se ressent avec force dans l’écriture de Jonas Sollberger, une écriture en rythme et en souffle, qui fait vibrer plusieurs voix : la voix intérieure d’Élie, tiraillée entre l’angoisse de la perte et celle de l’avenir, et cette autre voix, plus obscure, qui l’appelle dans la nuit et l’arrache au connu.
Au cœur de ce court roman se déploient des désirs profondément contradictoires : le désir de s’affranchir des lois, d’éprouver la liberté du corps ; la peur du gouffre de l’avenir ; et, en regard, l’attirance pour le refuge familial, pour l’amour protecteur de la mère et de la sœur, pour ce qui retient encore.
Viens Élie parle de cette déchirure intime entre partir et rester, répondre à l’appel ou se taire. Comme une voix dans la nuit, Jonas Sollberger nous invite à marcher aux côtés d’Élie, à ralentir, à écouter l’invisible — et à reconnaître, peut-être, nos propres hésitations au seuil du départ.
 
Viens Elie
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Des années 60 à nos jours, une fratrie grandit dans une ferme tenue par leur père violent, et leur mère résignée. Le fils reste, la fille part…
Gilles, en tant que fils unique, doit reprendre la ferme, et hériter de la place du père alors que celui-ci ne consent pas à la lui laisser. Gilles n'a pas les mots pour exprimer sa douleur, s'affirmer face à la haine du père, ou même dire à sa sœur Claire son besoin de changer de vie. “ Vissé là pour les siècles des siècles ”, il rumine sa rage, s’ensauvage peu à peu, s’enfermant dans un mutisme adouci par la phrase que lui répète à trois reprises sa sœur Claire : “ si un jour tu veux arrêter tout ça, tu peux compter sur moi ”.


Claire, parce que née fille, et bonne élève, prend son destin en main, se réinvente adulte (dans son “terrier” parisien) car elle a le goût des mots, les enseigne et les écrit dans des romans.
Elle seule s’échappe de ce huis-clos, mais y revient toujours adulte lors de courts séjours, disponible et affairée comme pour conjurer la tragédie qui se joue en sourdine, assistant impuissante à la vie douloureuse de ce frère, malgré le secours qu'elle lui propose et la présence dont elle l'entoure :


“Il la regarde rarement aux yeux et elle peine à soutenir son regard vert et noyé qu’il faut happer, arracher, saisir sans pouvoir le retenir. Son frère se noie et il est encore là, encore vivant, il tient, il fait, il demeure dans le cours des choses et des jours ; elle ne sait pas pourquoi, elle ne sait pas comment. Elle espère pour lui des moments moins âpres, des accalmies, de furtives douceurs, des bouffées de joie. Elle avance à tâtons aux lisières de la vie de son frère, elle se tient là, comme en vigie”.


Deux vies aux antipodes l'une de l'autre, mais réunies, pétries et déterminées par la même origine, le même sillon familial et géographique que Marie-Hélène Lafon creuse et empoigne inlassablement depuis vingt-cinq ans sans le magnifier ni le dramatiser.

Si les lecteurs habituels de l’écrivaine ne seront pas dépaysés à la lecture de “Hors champ” (qui contient tous ses livres précédents et certainement à venir), c'est que Marie-Hélène Lafon semble toujours se tenir au ras de ses personnages dans une écriture resserrée quand la focale se fait sur Gilles, ou dans une ouverture jubilatoire au monde quand le récit épouse le point de vue de Claire notamment lorsqu’est décrit le paysage estival qui l'entoure et fusionne avec elle : “Le babil de la Santoire coule dans la lumière du soir sous l'arceau des frênes (...) Les libellules de la Saint-Roch sont un secret vert et bleu, fugace et têtu. Elle a ses adjectifs et les déroule en attendant le miracle ; elles sont là, dansantes et moirées, elles ne sont plus là, elles ont été là.” 

Dix tableaux alternant ces deux destins liés mais incommunicables composent ce roman bouleversant, à la fois rude et éperdu de beauté.
Hors champs
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“Silencieux et dignes, extraordinairement anciens et pourtant pleins d’avenir, beaux et utiles, autonomes et non violents, les arbres ne sont-ils pas les modèles dont nous avons besoin ?”
Francis Hallé, monument de la protection des arbres et de la biodiversité, nous a quittés au mois de décembre, laissant derrière lui un héritage extraordinaire. Malgré le progrès évident de ces dernières années quant à la connaissance des arbres, beaucoup d’études sont restées réservées aux spécialistes et inaccessibles au public. Francis Hallé, avec ses ouvrages, et notamment Plaidoyer pour l’arbre aux éditions Actes Sud , a rendu accessible la connaissance des arbres, qu’il a reconnus comme un patrimoine commun à toute l’humanité, dont tout le monde devrait connaître les rouages. Il aura dédié sa vie à déchiffrer le langage des arbres et de la nature, et laisse derrière lui des études, des découvertes, des livres et des souvenirs inoubliables, et surtout un héritage qui grandira et inspirera encore longtemps des générations entières. 
Plaidoyer pour l'arbre
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Un polar désopilant pour bien commencer l'année !
Madjid Müller est un tueur à gages du genre solitaire, efficace et impitoyable jusqu’au jour où son patron est contacté par un homme, Damien Battant, victime à 12 ans d'un pédophile, et qui veut voir mourir sous ses yeux son ancien bourreau vivant désormais dans un EHPAD. Or, jamais Madjid ne s’est encombré de la présence d’un client dans ses missions top secrètes (d’ailleurs ni sa femme ni sa fille ne sont au courant de son véritable métier), et  il n'a jamais été obligé d’assassiner un vieillard presque grabataire…

Son intuition était pourtant juste sur ce coup-là, et le début des embrouilles ne tarde pas à se produire, surtout quand Robert Cuenot, sa proie sénile s'avère sympathique, voire drôlissime et attachante, ce que n’avait pas du tout prévu Madjid qui n’hésite habituellement pas à liquider ses cibles.

Des situations cocasses servies par des dialogues savoureux sont la signature des polars de Jacky Schwartzmann, lauréat du prix Le Point du polar européen en 2023 pour son fantastique roman Shit ! qui mettait aussi en scène l’engrenage fatal et haut en couleurs d’un héros ordinaire. 

Goûtez en ce début d’année à sa nouvelle pépite et embarquez dans la cavale meurtrière et rocambolesque de Madjid et Robert, vous serez conquis par l'esprit caustique de l'auteur, et prêts pour entamer 2026 sous les meilleurs auspices !
Killing me softly
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Huxley face à la société industrielle et le spectacle !

Ô nouveau monde admirable ! répéta-t-il, ô nouveau monde admirable, qui contient des gens pareils !
Aldous Huxley - Le meilleur des mondes

Constamment lu et redécouvert, adapté et cité par d'autres médiums, réinterprété sous les feux de l'actualité, Le meilleur des mondes est un texte si important qu'il en éclipse — exception faite des Portes de la perception — l'œuvre de son auteur. Beaucoup plus riche et dense qu'on ne le croit, le travail d'Aldous Huxley occupe encore les étagères des aficionados de science-fiction, de poésie, de philosophie, de littérature plus générale et d'essai aux accents pamphlétaires. Bien avant de s'essayer à l'écriture romanesque, c'est dans les colonnes de grandes gazettes comme Westminster ou Vanity Fair que l'auteur déploie son sens acéré du sarcasme, de la caricature et de l'analyse politique. Indisponible depuis trop longtemps — ou éparpillée dans certains opuscules maintenant introuvables — une partie significative de ces premiers articles se retrouvent réunis dans Le prix du progrès grâce aux éditions de l'Échappée.


Comme tout homme sensé et sensible, j'ai le travail en horreur.
Aldous Huxley

Anti-productiviste, pacifiste et spectateur avisé de l'actualité de son époque, Aldous Huxley explore dans ces textes son rapport au "progrès", à l'arrivée de la technique et de l'industrie prenant le pas sur la nature dans une prose qui rappelle celle d'Ellul (dont il était lecteur et l'un des principaux promoteurs outre-atlantique), mais aussi l'omniprésence des plaisirs abrutissant du divertissement faisant écho au spectacle de Debord. D'une chronique à l'autre, l'auteur tisse la toile de sa pensée, balafre avec auto-dérision l'élitisme des "penseurs professionnels" dont il fait partie, et se révèle être (selon Charbonneau) l'un des premiers écologistes. Lire Le prix du progrès, c'est (re)découvrir cette pensée intemporelle qui a fait le sel de la littérature d'anticipation, et la rend toujours aussi intéressante aujourd'hui. Précurseur, Huxley, cent ans en arrière, entrevoit déjà les grands enjeux culturels et politiques contemporains. Si la technique et le progrès à outrance avaient promis le confort, l'oisiveté qui l'accompagne a toujours inquiété.
Le prix du progrès
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Un livre pour s'émerveiller, rêver et s'inspirer tous les jours de l'année.
Dans ce tendre recueil illustré, Théodora Méneur nous propose sa sélection de citations et d'extraits de romans et poèmes, en vers ou en prose, à découvrir et redécouvrir au fil du temps.
Certains sont apaisants, d'autres enchanteurs ou encore humoristiques. Mais tous amènent le lecteur à ralentir, à prendre une pause, un moment pour méditer, poétiser et recueillir ses pensées.

Le livre de chevet
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Dans son deuxième ouvrage, Laura Arley, professeure et spécialiste en histoire et philosophie du yoga, nous offre un programme complet pour se découvrir et maîtriser les postures du yoga tout en douceur.
Avec bienveillance, la spécialiste guide ses séances de 20 minutes à travers des audios, de manière accessible et motivante. Ses instructions sont accompagnées d'exercices de méditation ou de respiration, pour progresser à son rythme au fil du temps, et atteindre une sérénité de corps et d'esprit. Chaque session se termine par un récit permettant de comprendre la philosophie et la pratique du yoga.

Une vraie bulle de douceur pour tous ceux qui cherchent à se reconnecter, à s'écouter et instaurer une routine bien-être quotidienne !
21 jours de yoga : un voyage vers soi
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Dans son livre Fiona Beekens, architecte spécialiste du bien-être, nous invite à repenser notre habitat.
Bien plus qu'un guide d'aménagement, l'autrice nous offre un nouveau regard sur notre environnement. La neuro-architecture est en effet un concept qui met en lumière la manière dont notre cadre de vie a un impact direct sur notre cerveau et nos émotions. Il ne s'agit plus seulement d'une question esthétique, mais de repenser notre rapport à l'espace sous un angle biologique et psychologique.
Grâce aux neurosciences et à ses expériences professionnelles, Fiona Beenkens expose avec clarté comment les éléments tels que les couleurs, les formes, les textures, la lumière, le placement des objets, nos expériences personnelles peuvent influencer considérablement notre humeur, notre niveau de stress, notre productivité et notre bien-être au quotidien. Un livre à la croisée des neurosciences, de la psychologie et du design, nous permettant en douceur de comprendre comment optimiser notre intérieur, pièce par pièce, afin de retrouver un environnement équilibré et propice à notre bien-être !
La neuro-architecture : comment optimiser votre santé et votre bien-être grâce à l'aménagement de votre espace
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Pour la première fois, la réflexion de Daniel Cohen prend la forme d’une bande dessinée, offrant une entrée nouvelle et très accessible dans son œuvre.
Ce roman graphique retrace les grandes transformations de nos sociétés, des débuts de l’agriculture à l’ère numérique, en passant par les bouleversements économiques, financiers et écologiques.

Loin de se limiter à l’économie, l’ouvrage mêle histoire, anthropologie et regard sur le monde contemporain. Il montre comment les systèmes économiques évoluent avec les modes de vie, les technologies et les aspirations humaines. À travers ce vaste parcours, ce sont aussi les questions du progrès et du bonheur qui sont mises en perspective.

Grâce au dessin et à l’adaptation d’Aude Massot, les idées deviennent claires, concrètes et faciles à suivre. Les époques s’enchaînent avec fluidité, sans jamais perdre le lecteur, guidé pas à pas dans la compréhension des grands mécanismes qui façonnent notre monde.

Accessible sans être simpliste, cette bande dessinée aide à mieux comprendre le présent et à penser l’avenir. Une lecture précieuse pour découvrir une pensée qui envisage l’économie avant tout comme une aventure humaine, attentive au sens, au bien-être et aux choix de société.
Homo economicus : prophète (égaré) des temps nouveaux
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Un ouvrage de référence sur un édifice majeur de l’architecture japonaise.
Réédition d’un ouvrage de référence, ce livre explore, à travers relevés, dessins, photos, la villa Katsura, manifeste de l’esthétique japonaise.
Révélée B.Taut au début du XXe siècle, cette villa impériale du XVIIe a fasciné des figures majeures comme Le Corbusier et W.Gropius, qui y ont vu un modèle de modernité architecturale. L’ouvrage, enrichi de textes d’A.Isozaki et K.Tange, et d’autres grands noms propose des interprétations variées pour ce qui demeure un chef-d’œuvre inspirant d’aménagement architectural.
Katsura : imperial villa
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La nouvelle dystopie de Justin Cronin enfin en poche !
Prospera est une île coupée du monde, personne ne peut la quitter ni l’accoster. Y vit une civilisation qui ne se reproduit plus et qui a trouvé le moyen de vivre différentes existences en changeant de corps par un procédé de réitération inconnu du grand public.
Sur une autre île au large se trouve la Crèche, un complexe qui accueille les personnes en fin de cycle pour les faire permuter dans un nouveau corps. Proctor a 16 ans quand il est attribué à ses parents qui vont l’aider à commencer sa nouvelle vie. Il ne se souvient de rien de son passé ou presque…
À 43 ans, sa vie a tout pour lui plaire, il exerce le métier de passeur, qui consiste à emmener les personnes vers leur réitération. Tout va basculer quand il doit faire le passeur pour son père qui va lui révéler un lourd secret sur sa mère, suicidée des années auparavant…
Un roman de science-fiction qui révèle les dérives d’une société qui se veut utopique et qui questionne le bien fondé d’un monde où l’humain veut contrôler l'incontrôlable.
Le passeur de Prospera
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