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Bertrand Tavernier (1941-2021)

Une actualité de Vincent Dourthe
Publié le 26/03/2021
Bertrand Tavernier "voyageur du cinéma français" vient de nous quitter à l'âge de 79 ans
Le réalisateur Bertrand Tavernier, encyclopédie humaine des histoires cinématographiques, vient de mourir à l’âge de 79 ans.
l’Institut Lumière de Lyon, dont il était président a annoncé cette triste nouvelle hier.
La passion de Tavernier pour le cinéma commence à l’école dans sa ville natale (Lyon).En 1950 toute la famille s’installe à Paris, où le jeune homme commence à fréquenter la Cinémathèque française. Il décide à l’âge de 14 ans qu’il veut devenir cinéaste.
Son amour du cinéma américain est immédiat, il fréquente les salles assidûment et dévore les performances d'un certain Gary Cooper.C'est le coup de foudre.
Ses études (de Droit) ont été perturbées par ce centre d'intérêt qui l'envahit, il fonde un club de cinéma, le Nickel Odeon, avec deux amis, pour montrer des raretés du cinéma mondial. Il devient, dans les années 60, critique pour des magazines tels que Positif et Les Cahiers du Cinéma. Il réalise quelques courts métrages pendant la Nouvelle Vague « mais ils étaient très mauvais, » disait il à ses proches. Il est vrai qu'à cette époque beaucoup de monde prenait un peu trop légèrement la caméra pour réaliser son "petit chef d'oeuvre". Cette attitude l'exaspère et il décide de prendre du recul.
En 1972, il est prêt à faire le grand saut avec son premier long métrage, L'Horloger de Saint-Paul, la première collaboration avec Philippe Noiret qui en entraînera bien d'autres.
Sa trentaine de films est imprégnée de son amour pour le cinéma. Citons "L627", "Le Capitaine Conan","Un dimanche à la campagne", "Dans la brume électrique".
Ses connaissances encyclopédiques ont données naissance à un documentaire en deux parties (réalisé à l’âge de 75 ans):" Voyage à travers le cinéma français". Le propos est de mettre en avant des films marquants qui ont influencé sa propre production cinématographique. Interrogé sur le bien fondé de l'entreprise, il répondra: « Alors que j’étais assez vieux pour voir la tombe, je voulais exprimer ma gratitude non seulement pour les joies que ces cinéastes m’ont données, mais aussi pour la lutte qu’ils ont menée, le courage qu’ils ont eu. » Cela fait partie de l’immense héritage que Bertrand Tavernier nous lègue.

Bibliographie