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Blutch

Publié le 28/01/2010
Coup de projecteur sur le président du festival d'Angoulême 2010
Subversif. Dans son trait de dessin, comme dans son trait de caractère.
Enivrant. Dans son imagination, comme dans sa touche.
Intransigeant. Dans ses choix, comme dans ses œuvres.

Blutch, aka Christian Hincker, c'est l'inimitable souvent imité mais jamais égalé, celui qui creuse depuis une vingtaine d'années le médium bande dessinée avec un génie étonnant et détonnant. Mais Blutch c'est aussi un maladif du verbe et du dessin, qui cherche sans cesse à renouveler, transformer, exiger ... Et puis ça vous donne une signature protéiforme et en même temps un tout. Un travail unique.

Avec un surnom dévoilant un des personnages des Tuniques Bleues, le caporal Blutch passera par l'équipe sulfureuse de Fluide Glacial pour son western déjanté Rancho Bravo ou encore avec la demoiselle Sunnymoon (réédité chez L'Association). Il va développer ensuite un univers graphique plus intime chez Cornélius, notamment pour le remarquable Péplum, ou le recueil Mitchum. Et puis finalement il continue aujourd'hui sa route chez Futuropolis, où la narration disparaît ces derniers temps, au profit de l'image. Prenons pour exemple C'était le bonheur, un merveilleux carnet de gribouillis sur la difficulté des relations humaines, ou encore La Volupté et La Beauté, où s'immisce l'étrangeté de l'inconscient ...

Il était donc grand temps que ce 37e Festival d'Angoulême rende hommage au discret maître du 9e Art, en le choisissant comme président du Salon, en lui donnant toutes ses libertés quant à l'organisation, et en lui offrant une grande exposition lors de l'événement.

Il s'est prêté au jeu de nos petites questions, pour notre plus grand plaisir. Timidité sur ton caustique, inquiétude et petite fatigue pour la dernière ligne droite sont au programme avec ce cher président.



Iris

Iris

photographies : ©stephanebeaujan2009                     entretien : Sarah Vuillermoz


Alors comme vous l'aurez compris : Oui, on aime Blutch. Et oui, les adjectifs manquent encore pour vous dire tout le bien que l'on pense de lui. Voici donc un petit tour d'horizon d'une œuvre à consommer sans modération …
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