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Les 50 ans d'Astérix

Publié le 29/10/2009
Le 29 Octobre 2009, Astérix et Obélix fêtent leurs 50 ans. Par Toutatis, il faut célèbrer cet anniversaire comme il se doit !
Faut-il organiser un banquet plein de bons sangliers ou offrir aux fans des irréductibles armoricains une garnison de romains tremblotants ? Non, leur créateur Albert Uderzo leur offre un 34ème album intitulé L'anniversaire d'Astérix et Obélix : le livre d'or. Ce recueil d'histoires courtes inédites retrace la journée d'anniversaire de nos deux héros et tous leurs amis sont de la partie... Même jules césar !

Mais revenons à ce 29 octobre 1959 où le jeune gaulois à l'oeil vif et la moustache frémissante apparaît pour la première fois dans le magazine Pilote. ses créateurs, René Goscinny (décédé en 1977) et Albert Uderzo ne se doutaient pas que leur héros allait devenir le compagnon de plusieurs générations de lecteurs. Le 1er album est lancé en 1961 à seulement 6000 exemplaires... 50 ans plus tard, 33 titres sont parus, traduits en 107 langues et dialectes et 325 millions d'albums sont vendus dans le monde entier.
Le duo du petit blond nerveux et du tailleur de menhir « enveloppé » a su emmener avec lui les lecteurs de 7 à 77 ans au gré de ses aventures au goût de potion magique.

La librairie mollat a souhaité participer à cet anniversaire incontournable à sa manière! Des libraires se livrent sur leurs souvenirs de lecture et leur album préféré :

Sophie du rayon Dico/Langues : Mon album préféré est "Astérix chez Rahazade" pour son côté princesse des 1001 nuits mais aussi pour les répliques telles que « Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? » et la soeur Anne de répondre « Je ne vois rien que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie ». Cette réplique tirée de Barbe- Bleue de Perrault peut faire son effet en société alors qu'elle a juste été "pompée" dans Astérix.

Olivia du rayon Sciences : Mon album préféré est Les lauriers de César pour le plan de la ville de Rome qui me faisait rêver étant petite.

Anne-Marie du service Accueil : Mon album préféré est Astérix et les Normands. On y croise les pirates avec leurs fameuses répliques en latin et celle que l'on n'oubiera jamais "Les Gau... Les Gaugau... Les Gauloiiis!"

Amélie du rayon BD/SF : Mon album préféré est Astérix et Cléopâtre pour les colères de Cléopâtre envers César mais aussi et surtout, cet album nous révèle comment le nez du grand Sphinx s'est cassé... Moment d'anthologie ! Mes premiers Astérix étaient aussi ceux de mon père : je les ai lus chez ma grand-mère, découpés dans le journal Pilote, les pages agrafées les unes aux autres.

Frédéric du rayon Musique : Mon album préféré est Les lauriers de César pour la question qui se pose dès le début de l'histoire : Pourquoi Astérix et Obélix se trouvent à Rome ? Le retour en arrière dans la narration était original par rapport aux autres épisodes d'Astérix. Cet album me plaisait beaucoup aussi pour la réplique d'Obélix complètement ivre qui ne cessait de crier "FARPAITEMENT!".

Arnaud du rayon Religions : Mon album préféré est Le Devin. C'est l'album le plus sombre de la série à mon avis. En l'absence du druide Panoramix, tout le village est fébrile devant l'orage qui gronde, pensant que le ciel va leur tomber sur la tête quand arrive un devin bien mystérieux... L'ambiance lourde, sombre et inquiétante est parfaitement maîtrisée dans cet album.

Loïc du rayon BD/SF : Comme pour beaucoup d'entre nous, mon éducation BD s'est partagée entre Tintin et Astérix. Et comme beaucoup d'entre nous, malgré ce partage, mon cœur penche vers une série plutôt que vers l'autre. Je suis plus Astérix que Tintin, tout simplement sans doute parce que mon grand frère avait plus d'albums des aventures du duo gaulois que du reporter belge. De 6 à 14 ans, j'ai donc lu, relu, re-relu les Astérix, d'Astérix le Gaulois au Grand Fossé, jusqu'à plus soif.
Et puisqu'on me le demande, mon préféré, celui que j'emporterais sur une île déserte, c'est Astérix en Corse. Du préambule pour se prémunir contre la susceptibilité des corses à l'explosion cataclysmique d'un fromage typique, d'un malentendu entre un corse et un légionnaire romain zélé au sujet de la sœur du premier à la réunion de chefs de clan dans le maquis, les gags s'enchainent à un rythme étourdissant, appuyés par des dialogues et des répliques qu'on peut se resservir comme du meilleur Audiard. Par exemple, quand je retrouve après une longue séparation quelqu'un de cher, je ne peux pas m'empêcher de lui déclarer avec tout le sérieux possible : « Ta vue me remplit d'allégresse ». Des phrases comme « Elle te plait pas, ma sœur ? », ou encore « Tu ne distingues pas un cochon d'un chef de clan corse ? » provoquent à coup sûr mon hilarité, et une bouffée de joie quelle que soit la situation.
Astérix en Corse, c'est la méthode, le génie comique de Goscinny et d'Uderzo à son zénith, un remède à la mélancolie.

Et vous, quelle est votre aventure d'Astérix le Gaulois favorite ?



Image : dessin d'Uderzo pour le quotidien Le Figaro  DR. © Uderzo
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