Chargement...
Chargement...

Histoire du rire et de la dérision

Auteur : Georges Minois

Paru le : 01/10/2000
Éditeur(s) : Fayard
Série(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

32,00 €
Expédié en 5 à 7 jours.
Livraison à partir de 0,01 €
-5 % Retrait en magasin avec la carte Mollat
en savoir plus
epub
27,99 €
Protection: Adobe DRM
Acheter en numérique

Résumé

Du rire des dieux de l'Olympe à la société humoristique de consommation, une synthèse sur la place du rire dans la société et sur ses bons et mauvais usages. ©Electre 2017

Quatrième de couverture

Le rire est une vertu que Dieu a donnée aux hommes pour les consoler d'être intelligents, disait Marcel Pagnol. Une vertu qui a plus de deux mille ans, comme en témoignent les recueils d'histoires drôles dont Grecs et Romains étaient déjà friands. Mais peut-on rire de tout ? Oui, affirme Démocrite, dont le rire désabusé a des accents étonnement modernes. Oui, dit aussi Cicéron qui répertorie mille façons de faire rire. Non, proclament en revanche les Pères de l'Eglise, car le rire est un phénomène diabolique, une insulte à la création divine, une manifestation d'orgueil. Leurs arguments ne sont cependant guère entendus au Moyen Age : les rois s'entourent de fous, les hommes jouent à se moquer les uns des autres lors des charivaris, et l'humour, qui n'est encore que parodie, se glisse même dans les sermons des prédicateurs. Avec Rabelais apparaît une autre façon de rire, un rire ambigu qui ébranle toutes les certitudes et se prolonge au-delà de la Renaissance, un rire tour à tour picaresque, grotesque, burlesque. La monarchie absolue veut faire rentrer les rieurs dans le rang. Mais peut-on domestiquer le rire ? Déguisé en humour acide, il ronge peu à peu les fondements du pouvoir et de la société. C'est tout naturellement qu'au XIXe siècle il trouve son terrain de prédilection dans la satire politique, tandis que les philosophes dissèquent ses vertus, parfois pour les déplorer, et que Baudelaire recherche le «comique absolu». L'ironie devient un mode de relation de l'homme au monde. Elle protège contre l'angoisse et l'exprime en même temps. «Je ris avec le vieux machiniste Destin», écrit Victor Hugo qui fixe en des formules immortelles l'ambiguïté du rire. Avec les Zutistes, Fumistes et autres J'menfoutistes, le XIXe siècle s'achève sur une apothéose du rire insensé. Le monde va désormais tout tourner en dérision, ses dieux comme ses démons.

Contenus Mollat en relation

Dossiers

À quoi bon rire ?

François Morel et Pierre Zaoui, invités exceptionnels des Voix de la pensée #3, s'interrogeront sur le rire. Rendez-vous au Glob Théâtre le vendredi 29 mai à 18h30.

Fiche Technique

Paru le : 01/10/2000

Thématique : Histoire de France - Généralités

Auteur(s) : Auteur : Georges Minois

Éditeur(s) : Fayard

Collection(s) : Nouvelles études historiques

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-213-60696-X

EAN13 : 9782213606965

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 600

Hauteur : 24 cm / Largeur : 16 cm

Épaisseur : - cm

Poids : 970 g