Un coup de coeur de Rayon Sciences-Humaines
C’est la question à laquelle tente de répondre Andreas Malm, professeur de géographie humaine à l’université de Lund en Suède et militant écologiste.
“Que faire ?” se demandait déjà Lénine. La question est toujours brûlante d'actualité surtout face aux désastres en cours, liés à l’inaction, ou du moins à la trop lente adaptation de nos sociétés face aux défis climatiques. Les récents incendies et les épisodes de canicule sont un rappel palpable des risques encourus par nos sociétés à l’orée des deux prochaines décennies.
L’auteur s’interroge ici sur le potentiel point de bascule qui permet de passer d’un mode de contestation pacifique à l’usage d’une violence graduelle en cas de non prise en compte des revendications populaires. Principalement celles qui portent sur le climat et l’écologie, dont les avertissements des spécialistes sont multiples et anciens et les mobilisations populaires de plus en plus massives. Quand les manifestations pacifiques et la désobéissance civile ne suffisent plus, quels moyens reste-t-il pour agir ?
Si le titre de l’ouvrage laisse présager l’usage radical de la violence, l’auteur propose des moyens de lutte qui ne le sont pas systématiquement et appelle surtout à une prise de conscience collective. L’action non-violente reste la meilleure arme à notre disposition et, l'histoire l’a déjà démontré, que ce soit dans les luttes pour le droit de vote des femmes ou dans celles contre la ségrégation raciale. La non-violence constitue la solution qui, à terme, permet d’atteindre son but.
Un texte engagé, poignant et pleinement actuel, à lire absolument !
Maxime N.