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L'histoire d'Aschenbach, écrivain vieillissant saisi d'une passion déchirante pour le jeune Tadzio, gracieux adolescent rencontré au Lido de Venise. Un des grands mythes romanesques du XXe siècle, adapté au cinéma par Visconti. ©Electre 2026
Dès sa parution, en cette année 1912 où l'esprit européen s'inquiétait déjà de sa décadence, La Mort à Venise fut saluée comme l'une de ces oeuvres rares par lesquelles une écriture prend place dans le grand concert de la littérature universelle.
Il y avait là plus qu'un récit : une confession sublimée, un miroir tendu à l'âme moderne. Les transpositions ultérieures - l'opéra de Britten, le ballet de Neumeister, et surtout le film somptueux de Visconti - n'ont fait qu'éclairer la vérité essentielle de la nouvelle : la splendeur inégalée de son écriture.
Venise y apparaît comme une invention esthétique, un décor suspendu entre la vie et le songe. Le monde extérieur y est tenu à distance, réduit à une rumeur. Les ruelles, les canaux, les silhouettes du petit peuple composent une toile de fond où le drame intérieur du héros se déploie dans toute sa nudité. Même Tadzio, l'adolescent polonais à la beauté ambiguë, n'est plus tout à fait humain : il est symbole, émanation d'un idéal ancien vers lequel se tend le regard épuisé d'un homme que l'art a déserté.
Et qui est donc ce Gustav von Aschenbach, voyageur solitaire venu de sa Bavière natale ? Ni musicien, malgré le prénom qui évoque Mahler, ni prophète. C'est un écrivain qui s'est tu. Le monde, jadis transfiguré par sa plume, ne répond plus à son appel. Alors, dans la cité languissante, sous le vernis des splendeurs vénitiennes, il découvre, au coeur même de la beauté, l'inévitable décomposition. Paradoxe sublime : de l'impuissance naît la perfection, et dans la passion qui le consume, Aschenbach entrevoit l'essence cachée de son être - cette vérité intime que la rigueur du monde bourgeois lui avait ordonné d'oublier.
Nouvelle traduction de Dominique Tassel.
La Mort à Venise (1912) est, de toutes les oeuvres de Thomas Mann, la plus personnelle au point que l'on a pu y voir une confession voilée. Ce récit marque une rupture avec l'esthétique naturaliste propre au grand roman de la première période, Les Buddenbrook (1901). Il présente en revanche des rapports thématiques avec La Montagne magique (1924), texte dans lequel s'affirme une ambition narrative complexe.
La Mort à Venise unit la forme resserrée de la nouvelle et la structure de la tragédie en cinq actes. Les thèmes du travestissement et de la transgression lui confèrent toutefois une coloration grotesque. Son motif central est celui, platonicien, du désir amoureux, de ses désordres et de sa dégradation inéluctable.
Paru le : 16/01/2026
Thématique : Littérature Germanique - Néerlandaise
Auteur(s) : Auteur : Thomas Mann
Éditeur(s) :
Belles lettres
Collection(s) : Bibliothèque allemande
Contributeur(s) : Traducteur : Dominique Tassel - Editeur scientifique (ou intellectuel) : Jean-Marie Valentin
Série(s) : Non précisé.
ISBN : 978-2-251-45745-1
EAN13 : 9782251457451
Reliure : Broché sous jaquette
Pages : 200
Hauteur: 19.0 cm / Largeur 13.0 cm
Épaisseur: 0.1 cm
Poids: 501 g