Les personnalités addicts comme un miroir de notre époque.
De la mère de famille en dépression post-partum qui a commencé à consommer de la cocaïne pour tenir le coup à la migraineuse chronique accro au dafalgan codéiné en passant par le grand introverti qui boit pour se sentir à l'aise en société, les profils des patients qui se présentent au cabinet de Camille Charvet sont variés. Loin de l'image que l'on peut se faire des personnes addicts, l'addictologue nous dresse un portrait sensible et intelligent de sa patientèle.
Dans Les assoiffés, elle envisage l'addiction non pas comme une maladie en soi, mais peut-être comme un médicament à un mal de vivre, un remède à une difficulté à tisser des liens sociaux dans une société du toujours plus. Tour à tour, elle convoque philosophes et écrivains pour apporter une réflexion autour de ce que cette pathologie dit de nous tous.