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Après ses quatre années à Paris, l'auteure est de retour à Buenos Aires et est confrontée aux difficultés de la vie matérielle. Elle connaît une période spirituelle intense et affronte ses troubles en reprenant une cure psychanalytique. Il s'agit également d'une époque fertile en écriture et en lecture, jusqu'à sa disparition en 1972. ©Electre 2026
1964 - « Je suis en passe de finir mon journal. Après, j'aimerais dire adieu pour longtemps à la littérature. »
1965 - « Si je pouvais mettre de l'ordre dans mes papiers, il y aurait quelque chose de sauvé. »
1966 - « Mes difficultés avec les virgules font partie de mes difficultés avec le langage articulé et structuré. Je suppose que j'appartiens au genre des poètes lyriques menacés par l'ineffable et l'incommunicable. »
1967 - « Je vais écrire nuit et jour. Contre lui et contre le monde et contre tout ce qui m'est hostile et attend ou exige que je me suicide. »
1968 - « Écrire est ma tragédie. »
1969 - « Mon seul drame, mon drame central, c'est le langage. »
1970 - « J'ai choisi la littérature. C'est assez pour tenir plusieurs vies. N'en demande pas plus. »
1971 - « Les mots sont plus terribles que ce que je croyais. »
1972 - « Je ne veux pas remplir un journal avec ce que j'endure. Ça ne mène à rien. En revanche, je veux travailler. Avant tout je veux faire de l'ordre, et puis travailler - »
« J'ai toujours voulu vivre dans un tableau, être un objet à regarder. Mais parfois je veux vivre dans l'oeil qui regarde ce tableau dans lequel je me trouve. [...]
Dans le cri d'une créature humaine qui trouve sa vraie voix dans sa « nuit obscure de l'âme ».
Dans le gant perdu qui gît sur le barreau d'une fenêtre.
À l'intérieur d'une noix.
Dans les pensées nostalgiques de quelqu'un debout sur le quai qui regarde un bateau partir.
Dans les pensées exaspérées de quelqu'un qui pense, furieux, qu'il a gâché le « sexe dont il a reçu le don ».
Dans l'oreille d'un musicien, dans la main d'un sculpteur, dans le rêve d'un poète, dans les pieds d'un danseur, dans le regard intérieur d'un peintre.
Dans une bague qui, à une certaine époque, contenait du poison.
Dans le nombril d'un roi.
À l'intérieur d'une fraise.
Dans la belle et sinistre maison, dessinée dans un livre pour enfants, que regarde la petite fille que j'ai été. »
Paru le : 07/05/2026
Thématique : Littérature Espagnole et Latino-américaine
Auteur(s) : Auteur : Alejandra Pizarnik
Éditeur(s) :
Ypsilon.éditeur
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Traducteur : Clément Bondu - Postfacier : Clément Bondu
Série(s) : Journal
ISBN : 978-2-35654-134-5
EAN13 : 9782356541345
Reliure : Broché
Pages : 335
Hauteur: 23.0 cm / Largeur 16.0 cm
Épaisseur: 2.0 cm
Poids: 534 g