Un coup de coeur de Karine G.
Pas de temps mort, le livre s'ouvre sur une scène de crime. "Il se faufila et, sans réfléchir, s'accroupit près du corps d'une jeune femme allongée sur le dos devant une porte cochère. Dans les trente ans ou moins, grande et mince, abondante chevelure blond foncé ondulant sur les épaules, rouge à lèvres. Nul signe de peur ou de souffrance sur ses traits,veste échancrée en lainage pied-de-poule - carreaux noirs et blancs - , serrée sur sa taille fine, jupe étroite d'un noir assez brillant, jambes parfaites, collant et fines chaussures de cuir à petits talons. Une montre au poignet gauche, un bracelet doré au droit. Une alliance. A ses côtés, son sac à main et, incongru, un bouquet de hautes fleurs violettes sans papier d'amballage". Elle est d'une beauté remarquable. En soulevant la veste, Adamsberg va découvrir une tache de sang perlant au niveau du coeur. La belle aurait-elle été poignardée ?
Avec la découverte d'un deuxième corps, aux similitudes troublantes - même mode opératoire, mêmes indices sur la scène de crime - il n'y a plus de doute, un tueur est à l'oeuvre...
On n'imagine pas les ressorts de l'intrigue, qui va vous faire voyager dans les arcanes d'un célèbre poème de Nerval, jusqu'à Los Angeles sur les traces de Lauren Bacall et Humphrey Bogart, mais chut, n'en disons pas plus, car vous n'êtes pas au bout de vos surprises !