en savoir plus
Permet à tous ses détenteurs d'obtenir 5% de réduction sur tous les livres lors du retrait en magasin (réduction non cumulable avec les réductions de type étudiant).
Offre également un certain nombre d'avantages auprès de nos partenaires.
Avec les favoris, retrouvez dans un espace les sélections effectuées au fur et à mesure de vos navigations dans le site.
Constituez pour votre usage personnel vos listes de livres en prévisions d'achats futurs et votre sélection d'articles, dossiers, événements, vidéos ou podcasts préférés ou à découvrir plus tard...
Il suffit simplement de cliquer sur "Ajout Favori" sur chaque page qui vous intéresse pour les retrouver ensuite dans votre espace personnel.
Requiert un compte Mollat
Requiert un compte Mollat
Une réflexion sur les rêves et leurs significations. Si certains pensent que le rêve délivre d'étranges messages à déchiffrer, une autre approche émerge depuis Aristote : le rêve serait un produit de l'imagination. Le développement de la psychologie au XIXe siècle permet aux deux tendances de converger dans un discours qui subordonne l'herméneutique des rêves à leur explication psychologique. ©Electre 2026
• Depuis toujours, on considère le phénomène du rêve comme délivrant d'étranges messages qu'il s'agirait de déchiffrer. À partir d'Aristote, une autre approche a émergé : celle qui consiste à regarder le contenu de nos rêves comme un produit de l'imagination. Toute l'histoire des discours sur le rêve n'a cessé d'osciller entre ces deux tendances. Quand, au XIXe siècle, la psychologie prend son essor, les deux tendances convergent dans un discours qui subordonne l'herméneutique des rêves à leur explication psychologique.
Un autre fait, aussi ancien et non moins remarquable, a retenu notre attention : c'est la pérennité de l'argument du rêve qui fait pâlir la veille jusqu'à y voir un rêve, quand ce n'est pas pour voir en lui la métaphore de l'existence humaine comme immense illusion. Or pourquoi donc le rêve sème-t-il ainsi le trouble sur la vie éveillée ? Quel état est-il donc pour qu'on lui assimile ainsi nos veilles ?
N'en est-il pas distinct ? Sans doute, mais les critères qui nous semblent évidents pour les différencier sont-ils indiscutables ? Par ailleurs, le rêveur n'a-t-il pas, lui aussi, un sentiment de réalité ? À moins qu'il ait plutôt un sentiment de présence ? Et ce sentiment même ne s'accommode-t-il pas d'un sentiment d'étrangeté ? Mais si tel est le cas, que dire alors de la conscience du rêveur ? Est-elle consciente d'elle-même ? Y a-t-il un « Je » qui rêve ? Si le sommeil est un état où la conscience est suspendue, le rêve ne serait-il pas un état où la vie s'éveille à la conscience ? Si le sommeil se laisse envahir par le rêve, il faut donc que ce soit en vertu d'une puissance qui suscite cet éveil en résistant à celle qui, au contraire, l'empêche. On montrera alors que le rêve est conquis par une puissance tendue vers la révélation des heures à peine vécues dans nos veilles quotidiennes et retenues cachées par une puissance adverse dans la nuit de l'oubli.
Paru le : 31/10/2025
Thématique : Psychologie - Généralités
Auteur(s) : Auteur : Alexandra Roux
Éditeur(s) :
Les éditions Ovadia
Collection(s) : Chemins de pensée
Série(s) : Non précisé.
ISBN : 978-2-36392-680-7
EAN13 : 9782363926807
Reliure : Broché
Pages : 428
Hauteur: 21.0 cm / Largeur 15.0 cm
Épaisseur: 2.6 cm
Poids: 296 g