en savoir plus
Permet à tous ses détenteurs d'obtenir 5% de réduction sur tous les livres lors du retrait en magasin (réduction non cumulable avec les réductions de type étudiant).
Offre également un certain nombre d'avantages auprès de nos partenaires.
Avec les favoris, retrouvez dans un espace les sélections effectuées au fur et à mesure de vos navigations dans le site.
Constituez pour votre usage personnel vos listes de livres en prévisions d'achats futurs et votre sélection d'articles, dossiers, événements, vidéos ou podcasts préférés ou à découvrir plus tard...
Il suffit simplement de cliquer sur "Ajout Favori" sur chaque page qui vous intéresse pour les retrouver ensuite dans votre espace personnel.
Requiert un compte Mollat
Requiert un compte Mollat
Une analyse de la condamnation aux bêtes dans la Rome antique, une sanction pénale qui consiste à livrer des criminels, parmi lesquels les chrétiens, à différents animaux dans l'arène. ©Electre 2026
La cruauté des Romains est symbolisée, au même titre que les combats de gladiateurs, par une forme particulière de sanction pénale : la condamnation aux bêtes, qui consistait à déléguer à un animal (lion, léopard, ours, taureau ou encore sanglier) la mise à mort d'un criminel dans l'arène. Sa représentation a été brouillée par des stéréotypes dus, notamment, à la littérature chrétienne, au point d'être condensée en une expression : « les chrétiens aux lions ! ». Était ainsi figée l'image de cette exécution spectaculaire. L'étude précise de ce supplice, en vigueur de l'époque hellénistique à l'Antiquité tardive, révèle cependant une réalité bien moins uniforme mais très instructive sur la justice dans l'Empire romain, sur la société romaine ou encore sur la conception que l'on se faisait des animaux produits dans l'arène.
La condamnation aux bêtes, socialement inégalitaire puisqu'elle s'applique aux esclaves, aux prisonniers de guerre ou aux couches les plus modestes de la société, a pour objet d'exclure le condamné de la cité, en le rejetant dans le monde de la sauvagerie. Les animaux y sont traités comme des acteurs à part entière d'une exécution pénale dont l'issue leur appartient. Elle offre au public un spectacle témoignant de la puissance de Rome, dans lequel le corps des pires criminels est mis en scène afin d'inspirer un sentiment ambigu d'effroi mêlé de volupté. Ce supplice prend en outre une coloration toute particulière quand il est appliqué aux chrétiens, soumis, par l'entremise de l'animal, à une forme de justice divine.
L'histoire de l'Antiquité est fondatrice. Les grands moments que l'on en retient, l'Égypte, les empires de Mésopotamie, les cités grecques et les monarchies hellénistiques, la République romaine et l'Empire, sont ceux au cours desquels se sont structurés des modes de représentation du monde qui nous inspirent encore aujourd'hui : la Bible, la Démocratie, le Droit pour ne citer qu'eux. L'étude en requiert de la rigueur et de la précision, tant les sources sont rares et sujettes à interprétation. L'érudition pourtant ne peut suffire. Il faut aussi donner un sens aux événements que l'on reconstitue. La collection « Mondes anciens » de monographies d'histoire et d'anthropologie de l'Antiquité s'inscrit dans une perspective à la fois savante et réfléchie qui permet, sans oublier non plus les questions d'historiographie, d'analyser les mécanismes qui régulaient les sociétés et en déterminaient les représentations.
Paru le : 02/10/2026
Thématique : Egypte Ancienne
Auteur(s) : Auteur : Hélène Ménard
Éditeur(s) :
Belles lettres
Collection(s) : Mondes anciens
Série(s) : Non précisé.
ISBN : 978-2-251-45975-2
EAN13 : 9782251459752
Reliure : Broché sous jaquette
Pages : 294
Hauteur: 22.0 cm / Largeur 16.0 cm
Épaisseur: 1.8 cm
Poids: 701 g