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Oeuvres philosophiques complètes

Auteur : Julien Offray de La Mettrie

Paru le : 21/05/2004
Éditeur(s) : CODA
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Editeur scientifique (ou intellectuel) : Jean-Pierre Jackson

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Résumé

Rassemble l'intégralité du corpus du philosophe athée et matérialiste français (1709-1751). ©Electre 2018

Quatrième de couverture

La Mettrie (1709-1751) Œuvres philosophiques « Nous sommes de vraies taupes dans le champ de la Nature; nous n'y faisons guère que le trajet de cet animal, et c'est notre orgueil qui donne des bornes à ce qui n'en a point. » « Concluons donc hardiment que l'homme est une machine, et qu'il n'y a dans tout l'univers qu'une seule substance diversement modifiée. » « Il n'y a point d'animal si chétif et si vil en apparence dont la vue ne diminue l'amour-propre d'un philosophe. Si le hasard nous a placés au haut de l'échelle, songeons qu'un rien de plus ou de moins dans le cerveau, où est l'âme de tous les hommes (excepté des leibnitziens), peut sur le champ nous précipiter au bas, et ne méprisons point des êtres qui ont la même origine que nous. » « En général les hommes sont nés méchants; sans l'éducation, il y en aurait peu de bons ; et encore avec ce secours y en a-t-il beaucoup plus des uns que des autres. Tel est le vice de la conformation humaine. » « On enseigne comme on a été enseigné, et de là cette infinie propagation d'abus et d'erreurs. » « Si les joies puisées dans la Nature et la raison sont des crimes, le bonheur des hommes est d'être criminels. » « Quand on voit un peu de morve produire une créature vivante, pleine d'esprit et de beauté, capable de s'élever au sublime du style, des mœurs, de la volupté, peut-on être surpris qu'un peu de cervelle de plus ou de moins constitue le génie ou l'imbécillité ? » « Savez-vous pourquoi je fais encore quelque cas des hommes ? C'est que je les crois sérieusement des machines. Dans l'hypothèse contraire, j'en connais peu dont la société fût estimable. Le matérialisme est l'antidote de la misanthropie. » « Songer au corps avant que de songer à l'âme, c'est imiter la Nature, qui a fait l'un avant l'autre. » « Attacher le bonheur au char de la gloire et de la renommée, c'est le mettre, comme un enfant, dans un joujou, ou dans le bruit que fait une trompette. » « Socrate préférait la mort à l'exil; je n'ai pas jusqu'à ce point la maladie du pays. » « Parler de tempérance à un débauché, c'est parler d'humanité à un tyran. » « On peut élever la voix, se servir de sa raison et jouir enfin du plus bel apanage de l'humanité : lafaculté de penser. Les théologiens juges des philosophes ! Quelle pitié ! C'est vouloir ramener la superstition et la barbarie. » « Il y a des gens qui ont tant de préjugés qu'ils ne se baisseraient seulement pas pour ramasser la vérité s'ils la rencontraient où ils ne veulent pas qu'elle soit. » « Quelle vie fugitive ! Les formes des corps brillent comme les vaudevilles se chantent. L'homme et la rose paraissent le matin et ne sont plus le soir. Tout se succède, tout disparaît et rien ne périt. » « On sort de ce monde comme on y vient, sans le savoir. » « Jouissons du peu de moments qui nous restent, buvons, chantons, aimons qui nous aime ; que les jeux et les ris suivent nos pas, que toutes les voluptés viennent tour à tour tantôt amuser, tantôt enchanter nos âmes, et quelque courte que soit la vie, nous aurons vécu. » « Je ne voudrais revivre que comme j'ai vécu : dans la bonne chère, dans la bonne compagnie, la joie, le cabinet, la galanterie, toujours partageant mon temps entre les femmes, cette charmante école des grâces, Hippocrate, et les muses, toujours aussi ennemi de la débauche qu'ami de la volupté. » « Délicieuse réminiscence, lectures agréables, vers charmants, philosophes, goût des arts, aimables amis, vous qui faites parler à la raison même le langage des grâces, ne me quittez jamais. » « Le plus beau spectacle du monde est une belle femme. » « Un jour viendra que, trop consolé, tu regretteras de ne plus sentir ce que tu as perdu. Trop heureux de conserver ton chagrin et tes regrets : si tu les perds, tu existeras comme si tu n'avais jamais aimé. » « Quand on a su profiter de tous les heureux moments, cueillir toutes les fleurs semées sur le fonds de la vie, c'était la peine de naître, de vivre et de mourir. » La Mettrie

Fiche Technique

Paru le : 21/05/2004

Thématique : Textes des Philosophes

Auteur(s) : Auteur : Julien Offray de La Mettrie

Éditeur(s) : CODA

Collection(s) : Non précisé.

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-84967-002-2

EAN13 : 9782849670026

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 425

Hauteur : 21 cm / Largeur : 15 cm

Épaisseur : 3,1 cm

Poids : 495 g