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Philosophie de l'histoire de France

Auteur : Edgar Quinet

Paru le : 15/04/2009
Éditeur(s) : Payot
Série(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Postfacier : Jean-Michel Rey

18,50 €
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Résumé

Réflexion polémique sur la façon dont les historiens contemporains écrivent l'histoire de France. Pour Quinet, les historiens reconstruisent l'histoire pour qu'elle aboutisse au régime parlementaire du moment. Un tel postulat revient à légitimer fréquemment le pouvoir absolu et les différentes formes de servitude, et transforme des événements désastreux en facteurs positifs. ©Electre 2017

Quatrième de couverture

Critique de la politique Payot Edgar Quinet publie en 1857 ce livre Philosophie de l'histoire de France. Il s'agit pour lui de mettre en évidence les postulats sur lesquels travaillent les grands historiens du moment, quand ils entreprennent d'écrire, au milieu du XIXe siècle, une histoire de France : Augustin Thierry, Guizot, Louis Blanc, Buchez et Roux. Ce qui le frappe, c'est une convergence de vue de la part d'historiens venus d'horizons très différents, une connivence qui les pousse à se réclamer des mêmes valeurs. Tous ont pour « philosophie » une sorte de fatalisme, en considérant que l'histoire de la France devait aboutir à l'état politique présent. Par un tel biais, c'est à une justification de tous les errements de cette histoire qu'ils procèdent, à une légitimation des épisodes les plus sombres de ce qui fait notre récit national. « Philosophie » à moindres frais qui est le lot de ces savants et dont E. Quinet montre qu'elle ressemble de très près à ce que faisaient les Pères de l'Église avec l'Ancien Testament. E. Quinet insiste également sur le fait que ces historiens mettent en oeuvre une servitude volontaire : comme si l'hypothèse de La Boétie s'était déplacée du terrain du pouvoir à celui du savoir. D'où son souhait au terme de cette critique particulièrement virulente de la discipline historique du moment : que tout homme qui pense puisse avoir « sa nuit du 4 août », c'est-à-dire renonce à ses prétentions illégitimes. Jean-Michel Rey, dont les travaux sont au croisement de la philosophie et de la littérature, montre, dans sa Postface, la place qu'occupent ces différents motifs dans l'oeuvre de ce penseur politique qu'est E. Quinet. Il met en relation ses analyses avec celles de Nietzsche, de Péguy, de Valéry et de Walter Benjamin, en suggérant qu'ils s'inscrivent, chacun à sa façon, dans le sillage de cette pensée. En soulignant ce qui fait la grande originalité d'E. Quinet : qu'il est l'analyste des ombres, des spectres et d'autres phénomènes du même ordre, notamment le « membre fantôme » ; qu'il est philologue et qu'il prête donc attention aux faits de langage, aux mots qui tiennent lieu de réalité ; que sa démarche relève plus de la généalogie que de l'histoire. Jean-Michel Rey trace ainsi le portrait d'un des philosophes les plus importants de l'époque qu'il est temps de découvrir et dont les propos peuvent nous aider à comprendre les postulats sur lesquels repose la politique présente.

Fiche Technique

Paru le : 15/04/2009

Thématique : Histoire de France - Généralités

Auteur(s) : Auteur : Edgar Quinet

Éditeur(s) : Payot

Collection(s) : Critique de la politique

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-228-90418-X

EAN13 : 9782228904186

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 171

Hauteur : 23 cm / Largeur : 14 cm

Épaisseur : 1,3 cm

Poids : 238 g