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Adèle Delaporte - Les crimes : la face cachée de la noblesse

Plongez dans les archives judiciaires du 18e siècle pour découvrir une aristocratie loin des salons feutrés, où l'honneur se défend encore par le sang.
Publié le 23/03/2026
Adèle Delaporte vous présente son ouvrage "Les crimes : la face cachée de la noblesse" aux éditions Passés composés.
Adèle Delaporte lève le voile sur une réalité souvent occultée par l'historiographie traditionnelle : la criminalité active au sein de la noblesse de l'Ancien Régime. Dans cet échange, elle définit le noble non seulement par ses privilèges, mais par son rapport complexe à la violence, perçue alors comme toute infraction à la loi. Si l'imaginaire collectif réduit souvent ces actes au seul duel, Adèle Delaporte démontre que l'homicide représente en réalité plus de la moitié des affaires poursuivies. L'historienne expose la difficulté de saisir la violence quotidienne, protégée par le chiffre noir des crimes non dénoncés, en s'appuyant sur les registres des Parlements de Paris, de Bordeaux ou de Rouen.

Qu'elle s'exprime sur les grands chemins, lors de parties de chasse, ou dans le secret des demeures privées à travers le libertinage, cette violence n'est pas vécue comme une déchéance par ses auteurs. Au contraire, Adèle Delaporte explique qu'il s'agit d'une nécessité intrinsèque pour sauvegarder un honneur menacé. Ce portrait d'une classe sociale prête à braver la justice pour maintenir son rang offre une perspective fascinante sur les tensions entre l'autorité royale et les codes de conduite d'une noblesse en quête de reconnaissance.
Bibliographie