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Traverser le silence pour retrouver la lumière de l'enfance.
Publié le 16/01/2026
Marie Piermano vous présente son ouvrage "Couloir infinitif" aux éditions Editions de l'Entrevers.
Dans cet échange, Marie Piermano explore la genèse de son œuvre "Couloir infinitif", un recueil où la poésie devient un outil de reconstruction face au traumatisme. L'autrice revient d'abord sur la symbolique spatiale de son titre. Le couloir y figure un lieu de passage et d'errance entre deux mondes, tandis que l'infinitif incarne un état du langage non encore conjugué, reflétant l'incapacité de dire l'indicible.
Marie Piermano évoque le petit portail vert, vestige d'une enfance en bord de mer, qui s'oppose à la figure de l'homme gras et lourd, responsable d'une rupture brutale. L'autrice décrit comment la violence a imposé un silence et une perte de soi, symbolisés par l'imagerie du carnaval et d'un monde à l'envers où l'identité se brouille.
La discussion met en lumière la poésie comme espace refuge. Pour Marie Piermano, jouer avec la syntaxe et la grammaire permet d'approcher la mémoire avec douceur. C'est par la création et la rencontre amoureuse que le sujet, le je, parvient enfin à émerger. La poésie n'est pas seulement un témoignage, mais une véritable réparation qui transforme le cri en chant et permet de rouvrir les portes d'un souvenir longtemps occulté. L'entretien s'achève par une lecture habitée, illustrant cette quête d'un langage capable de réenchanter le monde malgré les brèches du passé.
Marie Piermano écrit des chemins, des ponts, des couloirs, vertigineusement. Chemins vers un petit portail vert, couloirs vers un verbe impossible, à l’infinitif, ponts vibrants entre cruauté du non-dit et langage poétique … Couloir infinitif évoque un traumatisme d’origine ancienne et resté très, trop longtemps enfoui, transformé pendant des années en un récit acceptable, racontable sans remou...