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Stéphanie Artarit - On ne mange pas les cannibales

Plongez dans les zones d'ombre de la psyché humaine avec un roman noir qui interroge nos instincts les plus profonds.
Publié le 20/04/2026
A l'occasion de l'édition 2026 du festival "Quais du Polar" à Lyon, Stéphanie Artarit vous présente son ouvrage "On ne mange pas les cannibales" aux éditions Belfond.
Dans cet entretien, Stéphanie Artarit revient sur le parcours singulier de son roman, couronné par de multiples récompenses dont le prix des Quais du Polar et le prix Entre les murs. Ce projet, mûri pendant plus de vingt ans, explore la rencontre entre deux êtres marqués par la vie : Bambi Rapace et Noël Rivière. Le cadre de leur histoire, un zoo situé à Baixas dans le sud de la France, sert de théâtre à une réflexion sur la résilience et la fragilité. L'autrice y dessine un parallèle saisissant entre les animaux blessés du refuge et ses personnages cabossés, unis par une même nécessité de reconstruction.

Le cœur du récit repose sur la confrontation entre l'humanité et l'animalité. Stéphanie Artarit nous invite à questionner ce qui nous distingue ou nous rapproche des autres mammifères, tout en explorant la porosité entre les rôles de proie et de prédateur. Elle souligne que chaque individu est traversé par des pulsions de vengeance ou de violence, mais que la véritable humanité réside dans la capacité de choisir. Cette thématique a particulièrement résonné auprès des lecteurs détenus, sensibles à cette tension entre le désir immoral et la raison.

Avec un style travaillé qui privilégie l'équilibre entre douceur et cruauté, l'autrice livre une œuvre où la pulsion dépasse souvent la morale. Le titre lui-même, "On ne mange pas les cannibales", résonne comme une injonction mystérieuse, illustrant la difficulté de définir une frontière nette entre le bien et le mal dans un monde où chacun peut devenir le prédateur de l'autre.
Bibliographie