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Meurtre dans la pénombre

Auteur : Dan Turèll

Paru le : 06/06/2013
Éditeur(s) : Ed. de l'Aube
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : L'Aube noire
Contributeur(s) : Traducteur : Nils Ahl

Un coup de coeur de Mollat

Dan Turèll n'est pas une nouvelle voix dans la littérature policière, et sa nationalité scandinave n'est pour rien dans le choix de ce coup de cœur. Si Meurtre dans la pénombre fut écrit en 1981, c'est grâce au formidable travail de choix éditoriaux mené par les éditions de l'Aube dans leur collection « l'Aube noire » (reconnaissable par le fond noir de ses couvertures encadrées d'un liseré jaune) que nous prenons plaisir à sa (re)découverte toute récente.

Alors qu'au Danemark Dan Turèll est un écrivain qui bénéficie d'une grande notoriété, peu de lecteurs français connaissent ce poète et romancier underground qui a notamment publié, avant sa disparition prématurée en 1993, une série de treize romans policiers mettant en scène un double littéraire aussi célèbre à Copenhague que son créateur. Comme lui, son personnage est un journaliste free-lance anonyme qui vivote seul depuis sa rupture avec Helle, consommant force cigarettes plus ou moins licites, avalant quantité de verres de whiskey et de livres dans un appartement crasseux d'un quartier mal famé de la capitale où résonnent en fond sonore de vieux bons morceaux de rock et de jazz : on est dans un roman noir ou pas, tradition oblige !

Réveillé en pleine nuit par l'appel au secours d'un homme qu'il ne connaît pas, il est prié de se rendre dans un bâtiment voisin, Saxogade B. Déconcerté, il apprend le lendemain matin qu'un retraité solitaire et discret de 67 ans y a été retrouvé assassiné : notre narrateur livre sans tarder son témoignage à l'inspecteur Ehlers qu'il va accompagner dans son enquête. D'autant plus que trois autres habitants de ce même immeuble et d'un hôtel mitoyen, dont certains parmi ses nouveaux amis, le pianiste de jazz Ole et la troublante Hanne, ne vont pas tarder à être retrouvés eux-mêmes liquidés les uns après les autres… Quel lien avec l'ignoble « Requin » qui mènerait la danse dans cette plaque tournante de la drogue et d'alcool de contrebande aux mains de la mafia locale ? A l'instar d'un de ses maîtres à jazzer Sydney Bechett pour lequel « à tout prendre, c'était une sale histoire, mais il la racontait de si belle façon », Dan Turèll réussit à nous embarquer dans les errances et la quête de cet antihéros si attachant avec une bonne dose d'humour noir qui nous ferait oublier l'ambiance des contes d'Andersen, référence danoise incontournable s'il en est. Dans ce polar métaphysique où tout n'est que chaos mais où rien ne semble totalement perdu (puisque de toute façon il n'y a plus rien à perdre !), le journaliste peut notamment compter sur l'aide d'un formidable personnage issu de son enfance : non seulement l'excentrique libraire d'occasion Bille lui a transmis le goût de la lecture et des éditions rares, mais il lui rappelle dans un clin d'œil que « tout est dans Sherlock Holmes » avant de lui faire don précieux d'un pistolet et surtout lui apprendre à s'en servir, ce qui pourrait bien précipiter l'action vers un dénouement inattendu et nous inciter à dévorer fissa les deux autres romans de la série sortis en format poche également chez l'Aube, Minuit à Copenhague et Meurtres à l'heure de pointe, puis à attendre impatiemment les dix autres fabuleuses traductions à venir !
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Résumé

A Copenhague, un journaliste enquête sur un meurtre dans les bas quartiers de la ville. Aidé par le commissaire Ehlers, il ne peut s'empêcher de se perdre dans les rencontres d'un soir, l'alcool triste, les rixes... ©Electre 2017

Quatrième de couverture

«L'humour grinçant n'égratigne pas la tradition d'une série noire digne de la littérature comme on l'aime», écrivait Jean-Luc Doin dans Télérama lors de la parution de Minuit à Copenhague. Ici, «tout commença par la sonnerie du téléphone, qui me réveilla. "Allô ?" Une entame pas vraiment géniale, ni particulièrement originale. Mais on raconte que c'est Edison lui-même qui l'a prononcée pour la première fois : à tout prendre, je suis donc les meilleures traces qui soient.» Triste et seul, un journaliste noie sa mélancolie dans la musique, la fumette et le whisky. Mais un coup de téléphone mystérieux l'empêche soudain de tourner en rond : deux nuits d'amour, quelques balades à l'aube et six cadavres plus loin, le journaliste s'est fait pote avec le commissaire Ehlers - et ce un peu malgré eux ! Un polar très noir et terriblement efficace...

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Fiche Technique

Paru le : 06/06/2013

Thématique : Policier

Auteur(s) : Auteur : Dan Turèll

Éditeur(s) : Ed. de l'Aube

Collection(s) : L'Aube noire

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-8159-0769-0

EAN13 : 9782815907699

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 301

Hauteur : 22 cm / Largeur : 15 cm

Épaisseur : 0,1 cm

Poids : 416 g