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Le bonheur d'être ici

Auteur : Michael Edwards

Paru le : 09/02/2011
Éditeur(s) : Fayard
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

Un coup de coeur de Mollat

A mi-chemin de la littérature et de la philosophie, Michael Edwards invite la poésie, la peinture, la musique ou la réalité d'un paysage familier afin de partager son émerveillement devant l'inépuisable beauté du monde.
Ce professeur au prestigieux Collège de France (chaire de « création littéraire ») dont l'essentiel du présent ouvrage tire sa source (ces cours ont été donnés en 2007 et 2008) et éminent spécialiste de littérature anglaise reconnaît le peu d'audience suscité par cette notion de « bonheur » dans les arts. Parce que les œuvres classiques se nourrissent plus volontiers de drames, et que leurs personnages recherchent souvent une échappatoire vers un ailleurs autrement prometteur, Michael Edwards préfère l'optimisme de Paul Claudel qu'il libère néanmoins de toute religiosité (« le bonheur d'être ici » est en effet une formule du poète en 1939) à la fameuse conclusion des Fleurs du mal exhortant à « plonger au fond du gouffre (…)/ Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau ! ». Sans pour autant renier l'héritage de ce dernier, enjoliver la catastrophe, ou céder à la naïveté, c'est pleinement conscient des misères humaines qu'une « grâce familière du réel » est possible, et nous laisse entrevoir la « présence illimitée de ce qui est », ici et maintenant. Même l'Enfer décrit par Dante dans son illustre poème peut faire apparaître notre séjour terrestre, cette « fournaise ardente », comme un Paradis désirable ; même les affres du narrateur proustien dans La Recherche nous guide vers une joie supérieure promise par la révélation finale ! Comme l'enfant ou le philosophe, il faut apprendre à écouter le réel, à demeurer disponible et ouvert face à ses promesses tels que les transmettent les textes de l'Ancien Testament, Walt Whitman, Wordsworth, Paul Valéry, Rousseau, Dante, Milton, la peinture figurative de Manet, ou encore les symphonies de Beethoven, Purcell, Haendel. L'art nous permet alors de recréer le monde en retrouvant par exemple la simplicité et l'allégresse du chant du rossignol célébré de tous temps par les poètes et les musiciens.
Fidèle à l'« émerveillement » dont il s'était inspiré pour un précédent essai (paru chez Fayard en 2008) et dont celui-ci en est le prolongement naturel, Michael Edwards nous convie de « bonne heure » et à travers des lectures inédites d'horizons divers, à adopter un « bon regard » puisé dans les richesses des œuvres et du visible.
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Résumé

Commentaires des oeuvres de poètes (Baudelaire, Claudel, Dante, Milton, Valéry, Whitman, Wordsworth), écrivains (Proust, Rousseau), peintre (Manet), et compositeur (Haendel) qui, par un mode d'expression propre mais avec un art poétique semblable, ont évoqué le bonheur, passé, à venir, imaginé mais rarement présent. Comme si le bonheur de l'instant était impossible à saisir. ©Electre 2017

Quatrième de couverture

« Le bonheur nous hante, comme un beau souvenir ou un rêve, comme une perte et une promesse. » Tels sont les premiers mots de Michael Edwards qui nous propose de réfléchir à des manières contrastées de concevoir la vie sur terre, résumées dans deux expressions : le bonheur d'être ici (Claudel) et n'importe où hors du monde (Baudelaire). Faut-il situer le bonheur dans un ailleurs, au risque de dévaloriser la Terre et de rejeter le cadeau, le présent, qui nous est fait ? Ou approfondir le bonheur de l'ici, dans l'espoir de trouver l'infini dans l'inépuisable fini, et de voir chaque être, chaque objet irradié par l'inconnu, le neuf, le possible ? Comment la littérature, la peinture et la musique découvrent-elles et chantent-elles ce bonheur, au sein d'un monde aussi malheureux et malade ? Dans cet essai qui renoue avec De l'émerveillement, Michael Edwards nous invite à méditer sur le plaisir de la poésie et de l'art, en commentant notamment des oeuvres de Rousseau, Proust, Valéry, Whitman, Manet ou Haendel. Mais il s'attarde aussi de façon originale sur l'enfer de Dante, la joie dans L'Ecclésiaste ou tout simplement sur l'extase du passant sur le pont des Arts.

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Fiche Technique

Paru le : 09/02/2011

Thématique : Essais et théories - Dictionnaire

Auteur(s) : Auteur : Michael Edwards

Éditeur(s) : Fayard

Collection(s) : Non précisé.

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-213-66183-9

EAN13 : 9782213661834

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 2770

Hauteur : 24 cm / Largeur : 16 cm

Épaisseur : - cm

Poids : 500 g