Chargement...
Chargement...

Perdido Street Station. Volume 1

Auteur : China Miéville

Paru le : 06/11/2003
Éditeur(s) : Fleuve noir
Collection(s) : Rendez-vous ailleurs
Contributeur(s) : Traducteur : Nathalie Mège

Un coup de coeur de Mollat


Perdido Street Station cumule les handicaps. Il paraît dans une collection très inégale, Rendez-vous ailleurs, au Fleuve Noir ; il est cher : plus de 40 euros les deux volumes ; les couvertures sont laides ; l'auteur, China Mieville, un britannique de 32 ans, est inconnu en France ; il est ceint d'un bandeau criard qui l'affuble de deux prix malheureusement inconnus de notre côté de la Manche.

Et pourtant, ce vilain petit canard mérite une place de choix parmi les très grands textes de SF.

Isaac Dan der Grimnebulin est un scientifique que son tempérament indépendant et son dilettantisme ont placé en marge de l'université de l'immense cité de Nouvelle-Crobuzon. Sa vie ronronne entre ses recherches inabouties et sa relation avec Lin, une Khépri (mi-femme, mi-insecte) ; jusqu'à ce que frappe à sa porte Yagharek, un homme-oiseau qui s'est fait couper les ailes. Yagharek veut voler de nouveau ; il propose à Isaac de l'employer pour répondre à son besoin. Ce dernier accepte. Au cours de ses recherches pour l'homme-oiseau, il va découvrir deux choses qui provoqueront des bouleversements énormes dans son existence, celle de ses proches et de la ville.

C. Mièville étonne et emporte d'abord l'adhésion par sa puissance descriptive. Nouvelle-Crobuzon s'avère être le personnage principal de Perdido aussi bien que le lieu unique de l'action. Rarement on aura été aussi bien immergé quelque part. La ville nous est à la fois familière, et profondément différente, exotique, autre. Du point de vue de l'action, il ne se passe pas grand'chose dans le premier volume de Perdido, mais ce n'est pas rédhibitoire. D'une part parce qu'il se rattrape largement dans le second et d'autre part parce qu'à chaque page China Mièville sollicite nos cinq sens, étonne, fascine, dégoûte, surprend, émerveille. Bien que ce soit là son deuxième roman, il fait preuve d'une maîtrise impressionnante dans l'art de faire partager une vision aussi précise et vivante que Nouvelle-Crobuzon.

Parmi les autres qualités de l'auteur, ajoutons une liberté de ton rafraîchissante. A n'en pas douter, C. Mièville déteste les cases, les frontières, les catégories. On assiste donc sous sa plume à l'hybridation, d'une aisance insolente, de la fantasy, de la SF proprement dite, du roman naturaliste et de l'horreur.

Enfin, Perdido est un hymne à la transition, à l'évolution, au progrès ; c'est un roman fondé sur l'observation et la narration du passage d'un état à un autre, des prémisses aux conclusions, bonnes ou mauvaises. Cela donne entre autres des personnages très fouillés, qui restent en mémoire comme des amis partis très loin. A ce titre, Yagharek, cet ange déchu partagé entre orgueil et culpabilité dispute la vedette au bouillant Isaac.
Comme l'homme-oiseau dans les toutes premières pages, on peut éprouver des difficultés à entrer dans Nouvelle-Crobuzon tant celle-ci est dense, imposante, prégnante. Perdido Street Station est un roman qui se mérite. Mais pour l'effort qu'il exige, il donne au final un plaisir de lecture intense et durable.
21,00 €
Expédié en 5 à 7 jours.
Livraison à partir de 0,01 €
-5 % Retrait en magasin avec la carte Mollat
en savoir plus

Résumé

Dans la ville de Nouvelle-Crobuzon, depuis plus de mille ans, règnent le Parlement et sa milice. Un jour arrive du ciel un homme-oiseau qui peut faire retrouver ses ailes aux autres habitants... ©Electre 2017

Quatrième de couverture

Nouvelle-Crobuzon, une métropole tentaculaire, polluée, démentielle, au coeur d'un monde insensé. Humains et hybrides mécaniques y côtoient les créatures les plus exotiques à l'ombre des cheminées d'usine, des fabriques et des fonderies. Depuis plus de mille ans, le Parlement et son impitoyable milice règnent sur une population de travailleurs et d'artistes, d'espions, de magiciens, de dealers et de prostituées. Mais soudain un étranger, un homme-oiseau, arrive en ville avec une bourse pleine d'or et un rêve semble-t-il inaccessible : celui de retrouver ses ailes... Alors que la pire des abominations, des êtres qui manipulent l'inconscient, est lâchée sur Nouvelle-Crobuzon.

Contenus Mollat en relation

Fiche Technique

Paru le : 06/11/2003

Thématique : Science Fiction

Auteur(s) : Auteur : China Miéville

Éditeur(s) : Fleuve noir

Collection(s) : Rendez-vous ailleurs

Série(s) : Perdido Street Station, n° 1

ISBN : 2-265-07185-4

EAN13 : 9782265071858

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 367

Hauteur : 21 cm / Largeur : 14 cm

Épaisseur : 3,2 cm

Poids : 422 g