Romancier, mangaka, réalisateur de films, Kazuo Koike (1936-2019), artiste japonais aux multiples casquettes s’est fait connaître dans les années 1970 par sa première œuvre devenue culte, Lone Wolf & Cub (accompagné par Goseki Kojima au dessin).
Véritable fresque, se déroulant pendant l’ère Edo, ancrée dans la culture japonaise de l’époque, abordant les dissensions et jeux politiques, les traditions et le système féodal, Lone Wolf and Cub est une très riche œuvre qui narre l’histoire d’Ogami Itto, un samouraï déchu, parcourant le japon du 17e siècle en compagnie de son fils Daigoro, pour laver son honneur et se venger par la même occasion.
Assistant de Takao Saito dans son début de carrière, (auteur de la série culte Golgo 13), il accompagne le mouvement Gekiga* à travers ses différentes œuvres et fonde quelques années plus tard une école de manga, Gekiga Sonjuku, dont les bancs ont vu passer de futures grands artistes dans le champ du manga et du jeu vidéo : Rumiko Takahashi (Ranma ½), Tetsuo Hara (Hokuto no Ken), Yūji Horii (créateur et scénariste de la saga Dragon Quest)...
En plus de leurs versions papier, plusieurs de ses œuvres ont connu des adaptations cinématographiques comme Lone Wolf and Cub (dans les années 70), Crying Freeman (1995) ou encore Lady Snowblood (1973) dont le film va inspirer Quentin Tarantino dans sa réalisation du film iconique : Kill Bill (2003).
Œuvre inédite encore en France jusqu'au début de l'année 2026, La voie de l’assassin conte le destin de deux figures emblématiques, Hanzō Hattori, un très célèbre ninja ayant accompagné Ieyasu Tokugawa, vers sa quête d’unification du Japon.
*Gekiga : Né à la fin des années 1950, notamment sous l’impulsion de Tatsumi Yoshihiro, le Gekiga désigne un courant de manga qui va s’attacher à offrir des récits aux genres plus sombres, avec un ton plus grave, marquant une alternative à la forme du manga de l’époque, et s’adressant à un public plus adulte.