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L'économie créative

Publié le 20/02/2009
A l'occasion de la publication de l'ouvrage l'Economie créative, une introduction par l'Institut des Deux Rives, quelques pistes pour aider à la découverte de ce nouveau "territoire" porteur d'espoirs.
A toute chose malheur est bon, dit l'adage. Et l'adage ne se trompe pas. Depuis plusieurs mois, alors que la planète s'enfonce dans un marasme économico financier dont ont peine à cerner aussi bien les causes avérées que l'issue, il se fait jour des initiatives, individuelles ou collectives, qui envisagent des modèles socio-économiques inédits ou proposent que l'on s'intéresse à des secteurs encore mal connus, dont la vitalité et la santé forcent l'admiration. Ces initiatives sont souvent le fait de groupes discrets, dont les travaux, issus de longs débats, d'enquêtes minutieuses, de dépouillement de questionnaires, sont rarement portés à la connaissance du grand public.
Ainsi en est-il de l'Institut des Deux Rives, think tank aquitain, fondé par Georges Viala, dont la vocation est de permettre et de faciliter les échanges entre les acteurs innovants de notre région, œuvrant au travers de propositions concrètes à la création de voies de développement nouvelles, au défrichage de territoires économiques mal cernés comme l'est ce concept nouveau : l'économie créative.

Qu'ont en commun des personnalités venues d'horizons aussi divers que Thomas Bernard, Olivier Brochet, Daniel Buren, Richard Coconnier, Michel Guérard, Pierre Hermé, Thierry Marx, Jacques Séguéla ou Philippe Starck ? Peu de chose sinon qu'ils ont fait de leur intelligence, de leur sensibilité à l'esprit du temps – ce fameux zeitgeist  et de leur créativité le cœur de leur métier. Inventer, créer, tels sont leurs maîtres mots. Qu'il soit issu de la tradition ou bien créateur d'avant-garde, chacun d'entre eux a su réunir et diriger les forces de son entreprise au service d'un développement créatif, maîtrisé et humain. Car, au-delà du talent, ces stars de l'invention ont en commun de privilégier une gestion responsable des ressources humaines, économiques et environnementales de leur outil de production.

Oui, l'intelligence est profitable. C'est ce qu'ont compris depuis longtemps les membres de l'Institut des deux rives qui se sont donné pour tâche de mieux faire connaître ces secteurs créatifs et culturels - arts plastiques ; marché de l'art et antiquités ; architecture et urbanisme ; édition ; arts visuels ; artisanat ; musique ; arts vivants ; mode ; design ; bijouterie ; gastronomie et vins ; tourisme créatif ; publicité, événementiel, relations publiques ; créations numériques – d'en interroger les grands acteurs et les spécialistes et d'en tirer des propositions concrètes et des projets d'avenir.

Du résultat de ces travaux, ils ont fait un livre, L'Economie créative, une introduction, publié par les éditions Mollat, qui regroupe donc interviews ; commentaires et perspectives, rédigés par d'éminents acteurs de ces secteurs innovants. Leur but : faire en sorte que soient mises en place, dans notre région mais le modèle est applicable ailleurs, des initiatives destinées à faciliter l'éclosion de structures, d'entreprises, de démarches créatives et innovantes. Faire en sorte qu'il soit possible pour un créateur de compter sur son talent pour produire de la richesse. Faire en sorte que cette richesse ne soit pas seulement économique, mais sociale, managériale, politique, environnementale. Ainsi l'économie créative n'est pas seulement un nouveau modèle économique, mais une nouvelle façon d'envisager le travail, ses liens avec la société qui l'entoure, sa finalité. A se demander s'il ne faudrait pas mieux parler d'écologie créative
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