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La grande rentrée littéraire en petit format

Publié le 30/07/2013
Petits mais costauds, les livres de poche font eux aussi leur rentrée littéraire !
Les derniers indiens, de Marie Helene Lafon
Les Deux derniers de la famille Santoire continuent à vivre dans la ferme familiale sur un plateau austère d'Auvergne. Ils contemplent la vie de leur voisins, une tribu pleine de vie, à travers la fenetre de leur cuisine. Un roman admirable.

La nuit sexuelle, de Pascal Quignard
Quignard poursuit dans cet ouvrage son questionnement sur le mystère des origines. A travers de courts chapitres illustrés, Quignard s'appuie sur des tableaux et puise dans la mythologie, la bible et l'histoire de l'art pour explorer ce qu'il y a de plus profond chez l'être.

Ailleurs, de Julia Leigh
Fuyant un mari violent, Olivia quitte l'Australie avec ses deux enfants pour se réfugier en France, chez sa mère qu'elle n'a pas revue depuis des années. Son frère et sa femme sont présent également, cette dernière tenant dans ses bras le cadavre de son bébé mort-né… Ce roman court et lourd a profondément ému tous nos libraires.

Peut être une histoire d'amour, de Martin Page
Virgile, jeune homme fantaisiste et hypocondriaque, reçoit un soir sur son répondeur le message de Clara annonçant qu'elle le quitte. Mais il n'a jamais vécu d'histoire d'amour avec cette femme qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam. A partir de là, la vie de Virgile dérape pour le meilleur, pour le pire et pour notre plus grand bonheur.

Dans la foule, de Laurent Mauvignier
Un vrai-faux roman sur le football. Mauvignier réunit dans ce roman différents personnages qui se préparent à aller voir le match du siècle à Bruxelles. Le football ne sera qu'un prétexte à dessiner des tranches de vie, des personnages perdus dans une foule. Ce roman puissant oscille entre poésie et drame. Magnifique, puissant !

Rosie Carpe, de Marie N'Diaye
On ne peut pas sortir indemne d'un tel roman. Nous allons suivre la vie de Rosie, femme née sous une mauvaise étoile et mère célibataire. Véritable ovni littéraire, Rosie Carpe est un roman poisseux, dont on ne peut se défaire et qui laisse un drôle de goût dans la bouche.

Mon traître, de Sorj Chalandon
Dans les années 70, un luthier français tombe amoureux de l'Irlande suite à un séjour à Belfast. Dans la chaleur humaine des pubs, notre héros va faire la connaissance de « son traître », un homme engagé dans l'IRA. Un vrai beau roman qui nous interroge sur la place de l'amitié dans l'engagement.

Faire l'amour, de Jean-Philippe Toussaint
C'est l'histoire d'une rupture amoureuse, une nuit à Tokyo. Un récit de voyage, une narration tonique, une histoire sensuelle, une atmosphère simple et mélancolique, Faire l'amour, c'est tout ça à la fois.

Le boulevard périphérique, de Henry Bauchau
Peu d'écrivains ont ce talent de dire l'essentiel dans la simplicité. Henry Bauchau est de ceux-là, qui semblent vous prendre par la main pour vous encourager à vivre plus sincèrement encore, avec plus d'ampleur. Les temps se succèdent et se mêlent dans ce roman où toute question concerne la vie, la mort, le bien, le mal, avec honnêteté et émotion. Bauchau fait naviguer notre âme entre crainte et espoir, fragile esquif dont l'équilibre sans cesse menacé n'est pas fait pour nous rassurer. Essentiel, tout simplement.

La princesse et le pêcheur, de Minh Tran Huy
Lam et Nam, tous deux d'origine vietnamienne se rencontrent lors d'un voyage linguistique. La jeune fille est aussi farouche et discrète que le jeune homme est populaire et sûr de lui. Leurs racines communes les rapprochent autant qu'elles les séparent : lui est un ex boat people, elle est née en France après l'exil de ses parents. Ce texte  extrêmement subtil et sensible, éclairé par le fil rouge d'un conte qui vient se tisser avec force au récit principal est au-delà du récit initiatique, une puissante réflexion sur l'exil et le destin des hommes face à l'Histoire.

Enterrement d'une vie de garçon, de Christian Authier
Souvenirs, souvenirs…Les années Mitterand à Toulouse. Deux lycéens se rapprochent par leur passion du cinéma. Sur cette amitié sans faille plane la menace de la maladie d'Eric, ami du narrateur. Sep ans plus tard, la mort vient mettre un terme à leur amitié, à une époque, à la jeunesse éphémère. Nostalgique, pudique, élégant, le roman de Christian Authier nous dit le temps qui passe et sa fragilité et l'insouciance soumise au poids de la réalité. Juste et sincère.
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