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Ne quittez pas, je vous passe Martín Solares

Publié le 21/04/2009
Après la parution des Minutes noires, il a semblé judicieux à Fleur Aldebert et Olivier Pène de passer un coup de fil à Martin Solares, l'auteur, pour lui poser quelques questions...
Je dormais d'un sommeil agréable, presque musical, quand j'ai senti quelqu'un s'asseoir derrière moi, quelqu'un de sarcastique et qui me connaissait plutôt bien. Le nouveau venu a attendu que je m'habitue à sa présence ; alors il a décroisé ses jambes, il s'est penché en avant et a lancé en direction de ma nuque : "Pas vrai que dans la vie de chaque homme il y a cinq minutes noires ?".

Ainsi commence, à peu de choses près, le roman Les minutes noires de Martín Solares, paru aux éditions Bourgois en février dernier. Littéralement séduits par ce roman policier (rendez-vous sur notre blog), qui traite de la corruption au Mexique avec puissance et efficacité, nous avons eu la chance de faire la connaissance de son auteur au Salon du livre de Paris. Quelle coïncidence : après avoir échangé quelques mots avec lui, il se trouve que l'écrivain, qui connaît bien la France, est tombé amoureux de non seulement notre ville, mais également de la Librairie Mollat. Il était d'ailleurs navré de ne pas avoir pu venir en conférence dans nos salons. Ainsi, quand nous avons évoqué la possibilité de faire une interview par téléphone, il n'a pas hésité une seule seconde avant d'accepter. Préparé en duo par Olivier Pène et Fleur Aldebert, et mené par cette dernière, cet entretien lui a dès lors permis de revenir sur un certain nombre de thèmes, tels que la genèse de son roman, des question de classification littéraire, son choix de situer l'intrigue dans un village fictif au milieu d'une province mexicaine bel et bien réelle, ou encore le roman sur lequel il travaille en ce moment. En l'écoutant, vous serez forcés de constater à quel point employer les termes "enthousiasme" et "coopération" relèverait de l'euphémisme. Qui plus est, non seulement a-t-il joué le jeu avec un plaisir manifeste, mais il a en plus le mérite de l'avoir fait dans notre langue...

Non Martín, the honour was all ours...
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