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Odilon Redon (1840-1916), prince du rêve

Publié le 12/04/2011
Du ténébreux au lumineux...Une grande exposition dans les galeries nationales du Grand Palais, programmée du 23 mars au 20 juin, propose de redécouvrir l'œuvre de l'un des génies de l'art moderne : Odilon Redon, né à Bordeaux en 1840.
Contemporain des impressionnistes, il emprunte une voie tout à fait différente et singulière. Son inspiration trouve sa source dans une enfance passée à la campagne, dans le Médoc, et l'influence déterminante de son ami Armand Clavaud qui l'initie à la botanique et aux théories évolutionnistes. Son maitre en dessin, Rodolphe Bresdin, lui offre un mode de représentation propre (fusain, gravure, lithographie) où s'exprimera son goût prononcé pour le noir. « La Fleur du marécage. Une tête humaine triste » est une œuvre exemplaire de l'art de Redon : du soin porté à la reconstitution botanique, du thème (Pierrot) emprunté à la commedia dell arte, il en résulte une œuvre sombre, ésotérique, envoûtante, empreinte d'onirisme et de mélancolie. Sa fréquentation de coloristes comme Vuillard, Bonnard ou Gauguin contribuera à son abandon progressif du noir pour la couleur.
Dans un registre plus apaisé les thématiques demeurent cependant similaires. Proche de Huysmans et de Mallarmé, il tire ses sujets fantasmagoriques, de la littérature, de la mythologie gréco-romaine et du christianisme. Ce syncrétisme, issue de ces différentes influences, en fait un des maitres de la peinture symboliste. Son travail sur la couleur marquera fortement les peintres Nabis et le fauvisme. Son ésotérisme et son expression libre des songes et des tourments intérieurs préfigurent les recherches oniriques du surréalisme.

Voici une petite bibliographie pour entrer dans l'univers du peintre.
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