Avant de connaître le succès en tant que romancier, Peter May a d’abord embrassé une carrière de journaliste et scénariste.
Il fait son entrée en littérature policière en écrivant une série chinoise, comprenant six volumes et mettant en scène les enquêtes à Pékin du duo Margaret Campbell, médecin légiste américaine de Chicago, et du commissaire Li Yan - aux personnalités opposées, prétexte à montrer les différences culturelles et les antagonismes politiques de deux mondes qui se méconnaissent.
Le succès, colossal, arrive avec la publication de sa saga écossaise (2010-2012) qui le rend mondialement célèbre. “L’île des chasseurs d'oiseaux”, “L’homme de Lewis” et “Le braconnier du lac perdu” nous ont fait découvrir et aimer l'immensité des paysages sauvages de ses îles écossaises natales, les Highlands, à travers le personnage de Fin MacLeod. Son retour en 2025 avec un ultime tome “Loch noir”, couronné du Grand Prix de littérature policière, clôt en beauté cette tétralogie (qui était donc à l’origine une trilogie).
Peter May, grand amoureux de la France - il vivait dans le Lot, et avait obtenu la nationalité française en 2016 - a aussi commis une série française : Assassins sans visage, qui comporte 7 tomes, mettant en scène Enzo Mcleod, ancien légiste de la police écossaise établi en France.
Plusieurs titres divers, se lisant de façon indépendante, montrent d’autres facettes de son talent : “L’île du serment”, “Les disparus du phare”, “Je te protègerai”, “Rendez-vous à Gibraltar”, “Tempête sur Kinlochleven”, “Un chemin sans pardon”, etc.
En France, les éditions du Rouergue qui ont publié toute son oeuvre - relayée en format poche dans la collection Rouergue poche et par Actes Sud dans la collection Babel noir - ont publié un bel hommage à leur auteur sur leur page Facebook, indiquant qu’il leur avait remis au mois d’août son dernier manuscrit : “The island of the dead”...
