Chargement...
Chargement...

La grande désillusion

Auteur : Joseph E. Stiglitz


Un coup de coeur de Mollat

On peut être Prix Nobel d'Economie et ne pas faire pour autant dans la finesse...
Loin des combats feutrés entre économistes, où l'arme la plus féroce est l'équation du premier degré, Joseph Stiglitz tire ici à l'arme lourde. Sa cible : le Fonds Monétaire International. Les critiques fusent, page après page, sur une institution accusée de gâcher les gains de la mondialisation en faisant subir aux pays du Sud les pires sévices économiques, sociaux et politiques.

Comment une institution créée pour assurer la stabilité de l'économie Mondiale en est-elle arrivée là ? Elle a tout simplement changé de mandat en cours de route, explique Stiglitz. Sans le dire à personne, elle a décidé de se mettre au service de la haute finance mondiale. Des preuves ? Nombre de dirigeants du FMI travaillent au sein de grandes banques. Dernier exemple en date, l'économiste Stanley Fischer, ancien numéro 2 du FMI, il est désormais vice-président de la banque Citigroup. Comment expliquer l'insistance permanente du Fonds pour que les pays du Sud aux prises avec les pires difficultés financières continuent à rembourser leurs prêts, si ce n'est pour protéger les intérêts des banquiers ?
Dans sa critique, Joseph Stiglitz fait preuve d'une certaine naïveté politique : les institutions internationales ne seraient donc pas des lieux d'actions collectives internationales fondées sur des stratégies économiques rationelles, nourries par les "saints principes" de la meilleur science économique ?

Une découverte qui a le don de l'agacer et qui lui fait mettre sur le dos d'une mondialisation mal gérée par le FMI tous les problèmes économiques et sociaux des pays du Sud. Comme si ceux-ci n'étaient gouvernés que par de bons petits dirigeants dont le but ne serait pas de remplir leurs comptes en Suisse, mais de développer honnêtement leur pays...

La véritable force du livre est ailleurs : dans sa capacité à nous convaincre, dans un langage clair et avec des exemples précis, qu'une autre mondialisation est possible, moins libérale et plus respectueuse des hommes.
9,70 €
Chargement...
Livraison à partir de 0,01 €
-5 % Retrait en magasin avec la carte Mollat
en savoir plus

Résumé

Dénonciation du libéralisme et des grandes institutions financières telles que le Fonds monétaire international ou encore la Banque mondiale. L'auteur insiste sur le rôle prépondérant joué par les Etats-Unis dans le processus d'appauvrissement des pays du Sud. ©Electre 2026

«Aujourd'hui, la mondialisation, ça ne marche pas. Ça ne marche pas pour les pauvres du monde. Ça ne marche pas pour l'environnement. Ça ne marche pas pour la stabilité de l'économie mondiale.» Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie, ancien conseiller de Bill Clinton, a démissionné en novembre 1999 de son poste d'économiste en chef et de vice-président de la Banque mondiale : «Plutôt que d'être muselé, j'ai préféré partir.» Son livre est un réquisitoire : preuves à l'appui, il démontre que les règles du jeu économique mondial ne sont souvent fixées qu'en fonction des intérêts des pays industrialisés avancés - et de certains intérêts privés en leur sein -, et non de ceux du monde en développement. À le lire, on a le sentiment de comprendre les vrais enjeux du monde d'aujourd'hui, de saisir toute l'urgence d'une réforme en profondeur du statut et des politiques préconisées par les institutions financières internationales.

Contenus Mollat en relation

Fiche Technique

Paru le : 24/09/2003

Thématique : Economie générale Développement durable écologie

Auteur(s) : Auteur : Joseph E. Stiglitz

Éditeur(s) : Le Livre de poche

Collection(s) : Le Livre de poche

Contributeur(s) : Traducteur : Paul Chemla

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 978-2-253-15538-6

EAN13 : 9782253155386

Reliure : Broché

Pages : 407

Hauteur: 18.0 cm / Largeur 11.0 cm


Épaisseur: 2.0 cm

Poids: 225 g