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L'empreinte : récit

Auteur : Alexandria Marzano-Lesnevich

Paru le : 10/01/2019
Éditeur(s) : Sonatine éditions
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Traducteur : Héloïse Esquié

Un coup de coeur de Marie-Aurélie

« Il n’existe pas d’histoire simple. Il n’existe pas d’histoire achevée. »
Louisiane 1992, Ricky Langley, 26 ans est arrêté pour le meurtre du petit Jeremy Guillory, 6 ans. Condamné pour pédophilie quelques années plus tôt il a été libéré un an et demi auparavant. Après trois jours de recherches dans la forêt environnante, les enquêteurs découvrent le passé de   Ricky, voisin de Jeremy et de sa mère   Lorilei. A peine Ricky Langley est- il assis dans la voiture de police qu’il avoue son crime. Le corps du petit garçon, étranglé, est découvert dans son placard, recouvert d’une couverte à l’effigie de Dick Tracy. Le premier procès s’ouvre la même année, procès au terme duquel Langley est condamné à mort. Défendu par un avocat de renom, Clive Stafford Smith, il fait appel. Un autre procès aura lieu en 2003, puis un troisième en 2009. Les résultats de ces deux procès sont les mêmes : la peine de mort est commuée en peine à perpétuité.

Née de deux parents avocats, Alexandria Marzano-Lesnevich se passionne tôt pour le droit. En 2003 elle devient stagiaire pour le cabinet qui défend Ricky Langley, et alors que cette affaire stoppe là sa carrière dans le droit, elle va bouleverser les certitudes d’Alexandria.

Outre l’héritage familial, Alexandria s’est tournée vers la justice avec une profonde conviction : elle est contre la peine de mort. Et en ce sens, elle se sent prête à défendre les clients les plus abjects afin de leur éviter la chaise électrique ou l’injection létale. Arrivant donc à son stage en Louisiane en 2003, on lui présente une vidéo de Ricky Langley à l’époque du procès de 1992, et malgré sa sincère implication contre la peine de mort, Alexandria se surprend à désirer intensément la mort de Langley. S’engage alors une obsession salvatrice de Marzano-Lesnevich pour l’affaire, la victime et la mère de la victime, jusqu’à ce que l’obsession, si ce n’est l’identification, se déplace sur le coupable, Ricky Langley.

Dans un terrible jeu de miroirs, Alexandria Marzano-Lesnevich retrace l’affaire Langley/Gallory, notamment au travers de la vie de Ricky mais surtout l’auteur évoque sa propre vie, sa propre famille et sa propre tragédie et comment la confrontation de son histoire et de cette affaire criminelle lui ont permis de questionner tout autant le système pénal américain, l’existence de la peine de mort, la puissance de la narration et la notion de famille.

« Ce qui m’a tant séduite dans le droit il y a si longtemps, c’était qu’en composant une histoire, en élaborant à partir des événements un récit structuré, il trouve un commencement, et donc une cause. Mais ce que je ne comprenais pas à l’époque, c’est que le droit ne trouve pas davantage le commencement qu’il ne trouve la vérité. Il crée une histoire. Cette histoire a un commencement. Cette histoire simplifie les choses, et cette simplification, nous l’appelons la vérité.[…] Quelle que soit la nature des événements passés, le récit s’est chargé de les réécrire sans vergogne. Le récit est devenu la vérité. Ce que vous voyez dans le meurtre de Jeremy par Ricky, j’en suis convaincue désormais, dépend autant de qui vous êtes et de la vie que vous avez vécue que de l’acte lui-même. Mais la narration judiciaire efface cette étape. Elle efface son origine. »

Le travail d’ Alexandria Marzano-Lesnevitch n’est pas sans rappeler les questionnements de Janet Malcom sur la justice américaine dans Le journaliste et l’assassin, et surtout, la démarche du texte remarquable de Maggie Nelson, Une partie rouge.

L’horreur du témoignage personnel de Marzano-Lesnevitch et la sordide réalité du meurtre de Jeremy Gillory constituent une expérience profondément éprouvante ; mais, l’intelligence de la réflexion sur le droit américain, la capacité à sortir de sa subjectivité pour faire exister autant la victime que le bourreau et le regard incroyablement beau que l’auteur porte sur la famille (la sienne, comme celles des Gillory et des Langley) font de L’empreinte un texte viscéral et nécessaire.
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Résumé

Etudiante en droit à Harvard, l'auteure relate sa rencontre avec Rick Langley, un meurtrier emprisonné en Louisiane pour un crime particulièrement sordide. Opposante résolue à la peine de mort jusqu'à ce jour, la confession du tueur ébranle sa conviction. En enquêtant sur cette affaire, elle découvre alors les mobiles de celui-ci qui, à sa grande surprise, font écho à son histoire personnelle. ©Electre 2019

Quatrième de couverture

Étudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un tueur emprisonné en Louisiane, Ricky Langley, dont la confession va bouleverser toutes ses convictions. Un lien étrange va se former entre eux, qui contre toute attente va permettre à Alexandria d'éclairer ses propres traumatismes. Ce récit, au croisement du thriller, de l'autobiographie et du journalisme d'investigation, est aussi dérangeant que déchirant.

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Fiche Technique

Paru le : 10/01/2019

Thématique : Histoires criminelles Récits de vie

Auteur(s) : Auteur : Alexandria Marzano-Lesnevich

Éditeur(s) : Sonatine éditions

Collection(s) : Non précisé.

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-35584-692-8

EAN13 : 9782355846922

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 470

Hauteur : 20 cm / Largeur : 14 cm

Épaisseur : 3,4 cm

Poids : 466 g