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La victoire en pleurant : alias Caracalla 1943-1946

Auteur : Daniel Cordier


Un coup de coeur de Libraires

Il fallait bien quatre mains pour rendre hommage à cette figure marquante de la Résistance française. "Avec La victoire en pleurant", Daniel Cordier nous livre le témoignage intime et unique d'un historien-témoin de la Seconde Guerre mondiale.
Un coup de cœur de Jean-Baptiste et Jean-Marc

Dans le premier tome de ses mémoires, Alias Caracalla (Gallimard, 2009), Daniel Cordier racontait son engagement de la première heure au sein des Forces françaises libres. En 1942, parachuté à Montluçon, il rejoint rapidement Lyon où il devient le secrétaire de Rex alias Jean Moulin, qu'il aimait à appeler "son patron", dont il ne découvre la véritable identité qu'à la fin de la guerre. Ce premier volume montrait l'engagement, le parcours politique et la force de conviction d'un jeune homme passionné de 19 ans prêt à tout pour libérer sa patrie. 

La victoire en pleurant démarre là où Alias Caracalla s'était arrêté : l'arrestation de Jean Moulin. Malgré ce drame et ce sévère coup porté à la Résistance, celui qui se fait appeler "Alain" poursuit sa mission de délégué au sein du Comité français de la Libération nationale. En dépit des divergences et des vives querelles politiques, Daniel Cordier et ses collaborateurs poursuivent l'œuvre de Jean Moulin initiée par le général De Gaulle et en mai 1943 est fondé le Conseil national de la Résistance française. Écrites quarante ans après les faits qu'elles relatent, les mémoires de Daniel Cordier ont pour partie un gout d'inachevé. Pourtant, lire ce monument de l'histoire de la Seconde guerre mondiale c'est plonger au cœur d'événements où se mêlent la peur d'être arrêté, la lassitude devant l'ampleur d'une telle tâche, mais aussi la force de caractère et le courage d'un résistant obstiné. 

Ce second volume des mémoires relate la vie quotidienne de Daniel Cordier au sein d'un France qui sort meurtrie d'une guerre fratricide. Le jeune homme de 1942 a bien changé et c'est ce cheminement intellectuel, enrichi de rencontres marquantes et décisives qui nous est raconté : son repas avec Raymond Queneau, ses discussions avec Malraux et le colonel Passy, sa collaboration avec Hessel à la rédaction du livre blanc du BCRA, son regard sur les positions des intellectuels du Paris occupé à l'instar d'Albert Camus, Jean-Paul Sartre ou encore Pierre Kaan. On y découvre aussi sa passion naissante pour l'art distillée par Jean Moulin et dont l'auteur fera son métier dans la France d'après-guerre.

Les mémoires de Daniel Cordier sont le récit d'un parcours initiatique dont l'auteur n'est jamais complètement revenu. Car comme il le précise, s'il sort grandi de toutes ces épreuves, son retour à la vie civile au lendemain de la guerre n'en est que plus bouleversé: "Bien qu'ayant travaillé en France pendant près de deux ans sous l'Occupation, je ne reconnaissais plus la France d'autrefois et surtout les Français". Décédé le 20 novembre 2020, celui qui fut l'avant-dernier compagnon de la Libération encore en vie, nous lègue un témoignage inestimable et riche d'enseignements. 


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Résumé

D. Cordier retrace deux années et demie de son parcours, de la mort de J. Moulin en 1943 jusqu'à sa démission en 1946. Les conflits au sein de la direction de la Résistance, les positions des intellectuels dans le Paris occupé et le procès de C. Maurras font partie des sujets abordés. ©Electre 2021

La victoire en pleurant Alias Caracalla 1943-1946 Les lecteurs d'Alias Caracalla vont retrouver dans le deuxième volume des Mémoires de Daniel Cordier le même bagarreur épris d'idéal et de sacrifice, le même témoin candide mais scrupuleux de la grande histoire, le même jeune homme sensible, avide d'art et de culture, le même timide trop fier pour ne pas souffrir de ses faiblesses, le même ami fidèle multipliant les rencontres avec des êtres d'exception. La victoire en pleurant prend la suite d'Alias Caracalla, immédiatement après l'arrestation de Jean Moulin, en juin 1943, et accompagne Daniel Cordier jusqu'en janvier 1946, moment où il démissionne des services secrets quand le général de Gaulle quitte le pouvoir. On le retrouve accomplissant son harassante besogne de pivot de la Délégation du Comité français de la Libération nationale, avec une lassitude croissante et au milieu de dangers toujours plus menaçants. On l'accompagne dans ses vacances improvisées ; dans ses conversations avec Jean-Paul Sartre, Albert Camus ou Raymond Queneau ; dans son internement en Espagne ; à la tête de son « agence de voyage » de Londres, où il contribue de son mieux à la réussite du Débarquement ; dans son douloureux retour en France à l'automne 1944 ; dans ses fonctions au sein des services secrets, à l'intersection de la Résistance et du pouvoir politique. On l'entend s'entretenir avec Raymond Aron ou André Malraux. On est à ses côtés quand il retrouve ses amis rentrant de déportation. Il y demeure le même, avec sa loyauté, ses emportements, sa passion, ses doutes, ses fous rires inattendus ou ses larmes. Toujours fidèle à son engagement au service de la liberté. B. V.-C.

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Fiche Technique

Paru le : 03/06/2021

Thématique : Biographies d'auteurs

Auteur(s) : Auteur : Daniel Cordier

Éditeur(s) : Gallimard

Collection(s) : Témoins

Contributeur(s) : Préfacier : Bénédicte Vergez-Chaignon - Editeur scientifique (ou intellectuel) : Bénédicte Vergez-Chaignon - Collaborateur : Paulin Ismard - Collaborateur : Yann Potin

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-07-268877-9

EAN13 : 9782072688775

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 323

Hauteur : 22 cm / Largeur : 15 cm

Épaisseur : 2,3 cm

Poids : 394 g