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The Art of the Batman

Auteur : Field, James

Un coup de coeur de Libraires BD/Manga

Plongez dans les entrailles de Gotham City, explorez la batcave, voyez ce qu'il se passe sous la capot de la batmobile et de quoi est faites l'armure du Batman ! Avec ce compagnon le Batman n'aura plus de secrets pour vous !

The Batman de Matt Reeves est enfin sorti. 

Après de longues années d’attente d’un film solo sur l’homme chauve-souris (le dernier datant de 2012 avec le final de la trilogie de Christopher Nolan à savoir The Dark Knight Rises), un nouveau reboot se situant dans un univers parallèle au DCEU (DC Extended Universe, pendant DC Comics/Warner du MCU de Disney) pointe le bout de ses longues oreilles.

Mais avant de parler de la réussite qu’est The Batman, nous vous proposons un retour sur la carrière d’un réalisateur/auteur d’exception, nous avons nommé Matt Reeves.


Réalisateur américain né en 1966, Matt Reeves se fait connaître tardivement par le grand public en réalisant le found-footage de science-fiction Cloverfield. Scénarisé par Drew Goddard (futur showrunner de l’excellente série netflix Marvel’s Daredevil), le long métrage adopte un point de vue caméra à l’épaule (où la caméra existe dans la diégèse du métrage) et nous raconte l’histoire d’un groupe de jeunes adultes tentant de fuir la ville de New-York après l’arrivée d’un alien aux proportions démesurées et aliénant tout sur son passage.
Succès inespéré (le mode du found-footage étant plutôt orienté vers le cinéma de genre et d’horreur avec des métrages comme Le projet Blair Witch ou dans une autre mesure Cannibal Holocaust, mais aussi au cinéma vérité comme avec Les Documents interdits de Jean-Teddy Filippe), Cloverfield parvient à amener un vent de fraîcheur sur le cinéma de science fiction du début des années 2000 tout en lançant un univers partagé “Cloverfield” dirigé par J.J Abrams (10 Cloverfield Lanes, The Cloverfield Paradox et dieu merci le jouissif Overlord ne fait au final par parti de l’équation).
Suite à Cloverfield, Reeves réalise un remake plutôt dispensable de Morse avec Laisse moi entrer. Fresque adolescente vampirique sur l’amitié et les traumatismes d’enfance, le métrage est un projet plaisant à suivre sans égaler toutefois son aîné.
Mais c’est en 2014 que Matt Reeves montre au monde son véritable talent avec le second volet de la trilogie de “La planète des singes” avec La planète des singes : l’affrontement. Projet titanesque, cette suite est une magnifique proposition pleine d'émotions, de moments forts et de réflexion sur la place des hommes dans un monde soigneusement détruit par ses soins. Alliant une réalisation sans faille, un casting impeccable, une utilisation de la technologie motion/performance capture hallucinante et un score réellement épique et émouvant signé Michael Giacchino, le second volet des aventures du singe César (Andy Serkis est impérial dans son rôle) est une pure réussite arrivant à lier hommage sincère à l’époque Charlton Heston et renouveau dans une saga de science-fiction humaniste.
Et en 2017, l’américain récidive en nous livrant la douce et épique conclusion à la saga avec La planète des singes : suprématie. Vitrine technologique, de maestria d’écriture et de jeu d’acteur, le film offre une fin honorable au groupe de César dans un monde post-apocalyptique en proie à la folie meurtrière des derniers survivants restants de l’humanité.

Et aujourd’hui Matt Reeves nous offre sa vision du justicier masqué Batman dans un film en gestation depuis 2015. 

Un an avant la sortie de Batman v Superman : l’aube de la justice (le meilleur film du DCEU, dans sa version ultimate de 3h) de Zack Snyder, Ben Affleck annonce plancher sur l’écriture d’un film solo sur Batman dans lequel il tiendra le rôle titre et qu’il réalisera. Dans le script de base, le protecteur de Gotham devait faire face au mercenaire borgne Deathstroke tout en enquêtant sur des attaques ciblées sur l’entourage de Bruce Wayne. Fin 2017, déçu par son scénario et malgré les réécritures de Chris Terrio (déjà à l’oeuvre sur L’aube de la justice et sur le grandiose Argo), Ben Affleck déclare quitter le poste de réalisateur et confie les rênes à Matt Reeves pour une pré-production engagée en 2018. Et en 2019 tout s’emballe : Ben Affleck quitte le costume du justicier et toute implication dans le métrage, le film n’aura plus aucun lien avec le DCEU et une phase de casting globale est lancée. C’est ainsi que Robert Pattinson (acteur de génie aperçu dans les non moins géniaux The Rover, Good Times et le chef d’oeuvre The Lighthouse) portera la cape du Batman, Zoe Kravitz sera Selina Kyle/Catwoman, Jeffrey Wright le commissaire James Gordon et Paul Dano l’énigmatique Riddler.

Matt Reeves, accompagné de Peter Craig et Mattson Tomlin (à l’écriture sur l’incroyable comic book Batman imposteur) au scénario et du génie Michael Giacchino au score (la B.O de The Batman est une des meilleures de ces dernières années tout comme les précédentes composées par le musicien avec Star Trek en 2009 mais aussi Les indestructibles en 2004) livre en 2022 le film de super-héros ultime avec The Batman.

Mais paradoxalement, The Batman n’est pas un blockbuster super-héroïque comme les autres… Explications !


Cela fait deux ans que le Batman arpente les toits et les ruelles de Gotham City pour combattre le crime. Toujours considéré comme une légende urbaine pour certain, le justicier utilise cette image comme arme pour insuffler la crainte dans le cœur de ses ennemis.
Dans le même temps, un mystérieux tueur en série répondant au nom du Riddler, assassine de manière méthodique des personnes appartenant aux hautes sphères de Gotham en laissant derrière lui des énigmes à l’attention du Batman. Prônant la transparence vis-à-vis des citoyens de la ville, le Riddler propose de dévoiler la vérité sur les secrets tapis au plus profond de la cité. 
S’engage alors une course contre la montre pour le Batman et James Gordon, tentant de remonter la piste du Riddler. Sur leur route ils croiseront le chemin de Selina Kyle, une jeune femme souhaitant s’émanciper de l’emprise d’un certain parrain de la mafia : Carmine Falcone.

Construit comme un polar urbain à l’atmosphère suffocante et poisseuse, The Batman est un véritable film d’enquête et à énigme proposant une nouvelle version du chevalier noir. Ultra-violent, sombre, dépressif et traumatisé, le Batman de Robert Pattinson est très proche de sa version papier de Batman Terre Un et arrive à insuffler une aura mystique et épique autour de son personnage. 

Le réalisateur propose ici sa patte, son écriture et sa vision du héros masqué (comme Zack Snyder avait la sienne sur Batman v Superman, Wonder Woman ou Zack Snyder’s Justice League). Une dimension sombre, rythmé par l’avancement de l’enquête, assez pauvre en action, doté d’un réalisme froid et percutant (les combats, la poursuite en Batmobile et son design…) et aux thèmes ô combien actuels : l’influence des médias et des réseaux sociaux, la politique abusive, le système judiciaire, la place de l’auto-justice, la corruption… Tout est abordé de manière limpide et brillante dans son titan de presque 3h.

Côté cinématographique, le long métrage doit beaucoup à son directeur photographe, Greig Fraser (à l’oeuvre sur Star Wars : Rogue One mais aussi sur Zero Dark Thirty) qui donne à Gotham City une ambiance salle, poisseuse, humide mais transfigurée par ses couleurs de néons mais également par les plans sur les levés de soleil de Gotham ou sur son crépuscule qui découpe la silhouette de nos héros les faisant se mouvoir tel des ombres sur du papier.

Autre inspiration non dissimulée par Matt Reeves : le cinéma de David Fincher (alias l’un des tout meilleurs réalisateurs de ces 30 dernières années). Se7en, Zodiac, The Game et même son remake de Millenium dans une moindre mesure.
Se7en avec son tueur en série implacable, sans pitié et au modus operandi plutôt macabre tout comme le Riddler de The Batman
Zodiac avec l’assassin masqué introuvable ponctuant ses différents méfaits d’un logo, d’énigmes et de lettres en code.
The Game pour la ville comme lieu d’un jeu du chat et de la souris ou chaque endroit est porteur de secret et de piste pour avancer jusqu’à la résolution finale.
Millennium pour les cibles précises du tueur, son rapport aux meurtres mais aussi sur le travail d’enquête et les révélations qui seront faites.

Mais le point commun à tous ces métrages d’exception (sauf pour Millenium comme dit ci-dessus) est la ville. La ville est un personnage à part entière, le lieu de l’action filmé comme une âme prenant et donnant aux personnages qui évoluent en son sein. L’atmosphère oppressante et poisseuse de Se7en ne facilite pas l’enquête de Brad Pitt et Morgan Freeman, les handicapant même dans certaines situations.
Dans Zodiac la ville est un terrain de jeu immense pour le tueur au logo, chaque lieu, même si choisi aléatoirement par le tueur, est un indice tout comme les endroits dans lesquels le Riddler assassine ses cibles.
Enfin dans The Game, à l’inverse de Zodiac, les endroits de la ville dans lesquels Michael Douglas doit se rendre sont des pistes pour clore son jeu de piste, comme avec la dernière énigme du Riddler “amène le en pleine lumière” qui indique l’endroit de sa devinette finale.


Matt Reeves est un génie du cinéma de ce début de XXIème siècle. Ayant réussi à donner un nouveau souffle à une ancienne saga de science-fiction de manière magistrale, ayant réintroduit le found-footage dans la fiction de manière brillante, aujourd’hui il transforme l’essai en livrant un film d’auteur sombre et sans concessions sur le plus grand des super-héros et en réussissant à maintenir le Batman au statut de légende de la culture populaire et du cinéma moderne. 

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BOX-OFFICE POWERHOUSE: Warner Brothers'' Batman films have broken box office records across the last three decades and fans are eagerly awaiting this film-noir inspired return to the character''s roots.THE WORLD''S NUMBER ONE SUPERHERO: Batman is the perennial bestselling comic book series and is the cornerstone of the DC Comics line and the DCEU.A-LIST CAST AND CREW: Helmed by War for the Planet of the Apes''s Matt Reeves, The Batman stars Robert Pattinson as Bruce Wayne, Zoe Kravitz as Catwoman, Paul Dano as the Riddler, Jeffrey Wright as Commissioner Gordon, and Colin Farrell as The Penguin.

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Fiche Technique

Paru le : 28/04/2022

Thématique :

Auteur(s) : Auteur : Field, James

Éditeur(s) : Abrams

Collection(s) : Non précisé.

Série(s) : Non précisé.

ISBN : Non précisé.

EAN13 : 9781419762109

Pages : 224

Hauteur: 310.0 cm / Largeur 242.0 cm


Épaisseur: 20.0 cm

Poids: 0 g