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Autour de trois films-essais que sont La danse des souvenirs de N. Kawase, Ce répondeur ne prend pas de messages d'A. Cavalier et Le journal de D. Perlov, l'auteure développe une réflexion autour du photographique dans ses relations avec la mémoire et le deuil. Elle met en évidence les figures de deuil et les gestes filmiques qui leur sont associés. ©Electre 2026
Figures du deuil et du photographique
Formes du film-essai chez
Naomi Kawase, Alain Cavalier et David Perlov
Comment maintenir un dialogue vivant avec les morts à travers le cinéma sans sombrer dans la mélancolie ? En tant que cinéaste, j'ai cherché à répondre à cette question à travers mes films centrés autour du portrait et donc de la mémoire. Il y a une dizaine d'années, j'ai entrepris un travail théorique sur ce sujet, afin de me ressaisir de ce qui avait décidé de mon engagement dans le cinéma. J'ai consacré un essai au rôle joué par une photographie dans Sarabande (2002) le dernier film d'Ingmar Bergman. Alors que le cinéaste venait de perdre sa femme, il décidait de tourner un film au centre duquel il plaçait le portrait photographique d'une défunte. Dans cette ultime fiction, Bergman mettait en scène une famille gagnée par l'inertie mélancolique. L'image fixe de la disparue, qui réapparaissait à plusieurs reprises, permettait paradoxalement, la remise en mouvement des personnages.
Cet essai développe une réflexion autour du photographique dans son lien à la mémoire et au deuil au travers de trois films-essais. Dans La Danse des souvenirs (2002), Naomi Kawase est confrontée à une mort intime. L'imbrication de clichés photographiques dans le film produit une suspension qui provoque un renversement dans cette trajectoire dont l'issue semblait fatale.
Dans Ce répondeur ne prend pas de messages (1978), Alain Cavalier, incarne un homme endeuillé. Le cinéaste reprend des clichés photographiques tirés de ses archives, parmi lesquelles des coupures de journaux représentant des cadavres de la guerre, conférant à la problématique une dimension historique. Le photographique prend la forme d'un « jeu de deuil », grâce auquel l'homme échappe à l'inertie mélancolique. Avec Le Journal (1973-1982) de David Perlov, qui est enserré entre deux guerres, le texte aborde la problématique dans sa dimension politique. Le photographique y déconstruit une logique mortifère et permet de panser un passé traumatique.
Paru le : 21/11/2025
Thématique : Cinéma animation
Auteur(s) : Auteur : Isabelle Rèbre
Éditeur(s) :
Lettre volée
Collection(s) : Palimpsestes
Série(s) : Non précisé.
ISBN : 978-2-87317-663-1
EAN13 : 9782873176631
Reliure : Broché
Pages : 241
Hauteur: 19.0 cm / Largeur 13.0 cm
Épaisseur: 1.6 cm
Poids: 236 g