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L'enfant qui meurt : motif avec variations

Paru le : 19/06/2010
Éditeur(s) : l'Entretemps
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Champ théâtral
Contributeur(s) : Directeur de publication : Georges Banu - Directeur de publication : Isabelle Ansart - Directeur de publication : Véronique Perruchon

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Résumé

Des Grecs aux Romains, de Shakespeare à Racine, la mort d'un enfant renvoie à des comportements mythiques ou à des stratégies politiques. On retrouve ce thème au XIXe siècle chez Ibsen ou Tchekhov, symbolisant la crainte de l'avenir et une impossibilité de régénération. A la fin du XXe siècle, c'est la mère elle-même qui tue. Thème traité à travers le théâtre, le cinéma et les arts plastiques. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

À l'origine, une intuition : «l'enfant qui meurt» comme motif récurrent dans le théâtre du monde, d'Occident en Orient. Par-delà tout ce qu'un tel décès procure comme désarroi et deuils personnels, le motif cristallise un rapport au monde, révèle des stratégies de pouvoir, concentre les peurs d'une époque. Des Grecs aux Romains, de Shakespeare à Racine, «l'enfant qui meurt» renvoie à des comportements mythiques ou à des stratégies politiques. Au terme du XIXe siècle le motif gagne en fréquence et se retrouve constamment chez Tchekhov ou Ibsen, Maeterlinck ou Hauptmann. Les raisons de ces décès divergent mais elles semblent toujours échapper à la volonté des humains : maladies, accidents, noyades, chutes... La mort de l'enfant frappe les personnages comme un résidu du destin tragique, aveugle et immaîtrisable, symptôme d'une crainte d'avenir, d'une menace de stérilité et d'une impossibilité de régénération. À la fin du XXe siècle, le motif fait retour mais chez Edward Bond, Sarah Kane, Franz Xaver Kroetz, Joël Pommerat, Laurent Gaudé, Wajdi Mouawad, Hanok Lévine, ce n'est plus le destin qui frappe, mais bien souvent la mère elle-même qui tue, agression délibérée contre le principe de vie. Le cinéma et les arts plastiques ne restent pas à l'écart et le motif s'y retrouve avec une égale intensité, toujours en raison du désarroi qui se généralise : égarement sans secours, douleur sans réponse, vie sans perspective, no future. «L'enfant qui meurt», excès qui défie la représentation.

Fiche Technique

Paru le : 19/06/2010

Thématique : Essais albums sur le théâtre

Auteur(s) : Non précisé.

Éditeur(s) : l'Entretemps

Collection(s) : Champ théâtral

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-35539-117-3

EAN13 : 9782355391170

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 318

Hauteur : 21 cm / Largeur : 16 cm

Épaisseur : 2,8 cm

Poids : 464 g