Chargement...
Chargement...

Beckett, le mot en espace : autour du premier théâtre

Paru le : 30/04/2010
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : La Licorne, n° 91
Contributeur(s) : Editeur scientifique (ou intellectuel) : Françoise Dubor - Editeur scientifique (ou intellectuel) : Anne-Cécile Guilbard - Auteur : Françoise Dubor - Auteur : Anne-Cécile Guilbard

15,00 €
Expédié en 5 à 7 jours.
Livraison à partir de 0,01 €
-5 % Retrait en magasin avec la carte Mollat
en savoir plus

Résumé

Confrontant le premier théâtre de S. Beckett et ses pièces télévisées, les auteures mettent en évidence une réduction progressive, d'une mise en espace du mot vers la figuration d'un silence visible. L'étude de "En attendant Godot", "Fin de partie","Oh les beaux jours" révèle l'expérience inédite d'une confrontation de l'espace concret ce qui permet d'interroger la notion de représentation. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Beckett, le mot en espace autour du premier théâtre L'évolution, chez Beckett, de son premier théâtre (En attendant Godot - 1952, Fin de partie - 1957, Oh les beaux jours - 1961...) à ses pièces télévisées (Pas moi, Trio du fantôme, ...que nuages... - 1977, Nuit et rêve, Quad - 1981) révèle une réduction progressive : d'une mise en espace du mot vers la figuration d'un silence visible, via les dispositifs construits dans et par les romans qui engagent par le travail des mots seuls les enjeux d'une esthétique originale. Son premier théâtre, qui se présente dès lors comme l'expérience inédite d'une confrontation à l'espace concret, pourrait être considéré comme un point nodal dans son oeuvre. Que devient l'espace lorsque, porté par les mots (ceux du texte de l'auteur), il vient à les porter lui-même (sur la scène - la didascalie générant objets et mouvements, le discours, livré à l'interruption et à la correction, générant sa propre rature ? En matière de création, qu'advient-il des mots chez un auteur, s'il en considère l'usage comme un emprunt, et comme une usure ? « J'emploie les mots que tu m'as appris. S'ils ne veulent plus rien dire apprends m'en d'autres. Ou laisse-moi me taire », dit Clov à Hamm dans Fin de partie. Et que vaut, dans ce premier théâtre, l'hypothèse de sa conception comme art abstrait ? la scène devient-elle le support du mot ? le lieu de son épuisement ? celui de sa défiguration littéraire au profit d'une figuration plastique ? L'inventaire, la répétition, la circonscription par les mots d'un objet ou d'un sens, le « mal dit » de Beckett, forment encore des figures qu'on trouve dans le texte aussi bien que dans ses schémas ou les déplacements que dessinent les personnages - autres mots - sur le plateau. On stage / on page, l'oeuvre de Beckett concentre ainsi de nombreuses modalités de confrontation du mot et de l'espace, interrogeant fortement la notion même de représentation. Cette réunion d'articles est une façon de proposer un prolongement à l'effervescence produite par le centenaire de la naissance de l'auteur en 2006 pour renouveler notre perception et notre compréhension de son oeuvre la plus célèbre.

Fiche Technique

Paru le : 30/04/2010

Thématique : Auteurs - Critique littéraire

Auteur(s) : Non précisé.

Éditeur(s) : Presses universitaires de Rennes

Collection(s) : La Licorne, n° 91

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-7535-1085-7

EAN13 : 9782753510852

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 145

Hauteur : 21 cm / Largeur : 16 cm

Épaisseur : 1,2 cm

Poids : 222 g