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Cet essai se veut la première synthèse proposant de mesurer les mutations que la notion de sacrifice subit en littérature, notamment dans la tragédie, de 1670 à 1840, et les conditions de sa représentation, toujours chevillée à la double polarité des sources antiques et bibliques. Dès 1670, la représentation de la victime suit une évolution : d'illustre elle devient malheureuse. ©Electre 2026
Cet essai se veut la première synthèse proposant de mesurer les mutations que la notion de sacrifice subit de la fin du XVIIe siècle au début du XIXe, et les conditions de sa représentation, toujours chevillée à la double polarité de la source antique et de la source biblique. À partir des années 1670, que caractérise une crise de la conscience européenne, la représentation de la victime est promise à une évolution : d'abord «illustre», elle devient «malheureuse», liant dès lors intimement le sublime au pathos. Cette période semble composer une cohérence, quand les lettres et les arts veulent infléchir le sens chrétien et sacré du sacrifice vers un sens païen et moral. Mais cette laïcisation du thème a eu ses limites : elle est venue se heurter à une pensée de la victime qui ne voulait pas s'éteindre, autorisant des tensions entre la fascination et la répulsion devant le tableau de l'innocent sacrifié.
Une telle étude nous conduit naturellement à saisir aussi l'évolution du genre littéraire qui a le plus illustré un thème qui lui semble lié en propre : la tragédie, soutenue par les audaces d'un Voltaire ou d'un Lemierre, conscients qu'un théâtre de l'oeil doit soutenir la représentation dramatique. Si l'intérêt majeur de l'enquête réside dans la perception d'une survie étonnante des valeurs évangéliques et d'un imaginaire chrétien au XVIIIe siècle, elle a le mérite d'indiquer également les conditions de mutations des genres nobles qui ont utilisé l'imagerie du sacrifice pour nourrir à la fois imaginaire et idéologie. Un autre intérêt réside dans l'émergence de figures mythiques propres à une période qui ne se montre pas seulement l'héritière des imagines majorum, mais créatrice d'images nouvelles, témoignant d'une constante tension entre la nécessité de rester fidèle aux mythes et celle de les interpréter.
Paru le : 24/02/2005
Thématique : Essais et théories - Dictionnaire
Auteur(s) : Auteur : France Marchal-Ninosque
Éditeur(s) :
H. Champion
Collection(s) : Les dix-huitièmes siècles
Série(s) : Non précisé.
ISBN : Non précisé.
EAN13 : 9782745311214
Reliure : Relié
Pages : 426
Hauteur: 24.0 cm / Largeur 17.0 cm
Épaisseur: 2.3 cm
Poids: 625 g