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La naissance du corps : Plotin, Proclus, Damascius

Auteur : Jean Derrida

Paru le : 16/04/2010
Éditeur(s) : Galilée
Série(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Cet essai examine comment s'organise l'antagonisme entre l'âme et le corps chez les philosophes platoniciens et néoplatoniciens. Il démontre comment, dans la pensée antique, l'âme et le corps se déterminent et s'expliquent mutuellement. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Ce livre traite de l'opposition âme/corps telle qu'elle a été comprise par les néoplatoniciens de l'Antiquité, et montre comment, dans leur pensée, l'âme et le corps se déterminent mutuellement. Les questions impliquées par ce thème sont peut-être plus prégnantes aujourd'hui qu'à l'époque où les néoplatoniciens les ont abordées : la vie du corps et la pensée sont-elles le prolongement l'une de l'autre ? Sommes-nous inconditionnellement humains ? L'humanité qui se définit comme vie douée de raison nous détermine-t-elle intégralement ? Ce thème est suivi dans les lectures néoplatoniciennes du mythe de la République de Platon. Dans ce récit eschatologique, l'âme est séparée du corps par la mort, mais elle est aussi montrée choisissant un corps, allant vers lui et désirant y vivre, car la fin du mythe est la naissance. On commence par aborder la question de la possibilité même du récit eschatologique et de sa vérité, qui a été explicitée par Plotin et par Proclus. Puis le lieu central du mythe est exploré : ce lieu est un croisement et un passage, la forme même de l'âme pour Proclus, et une image ou une récapitulation du thème que l'on suit. Ce sont ensuite les conditions de notre humanité qui sont interrogées avec Plotin, car les âmes du mythe ne choisissent pas seulement des vies humaines, mais aussi des vies d'animaux. Enfin on suivra la lecture que font Plotin et Damascius du désir qui mène à la vie corporelle et de l'instant de la naissance, fin et achèvement du mythe. Soumettre d'abord l'analyse du philosophique à la rigueur de la preuve, aux chaînes de la conséquence, aux contraintes internes du système : articuler, premier signe de pertinence, en effet. Ne plus méconnaître ce que la philosophie voulait laisser tomber ou réduire, sous le nom d'effets, à son dehors ou à son dessous (effets « formels » - « vêtements » ou « voiles » du discours - « institutionnels », « politiques », « pulsionnels », etc.) : en opérant autrement, sans elle ou contre elle, interpréter la philosophie en effet. Déterminer la spécificité de l'après-coup philosophique - le retard, la répétition, la représentation, la réaction, la réflexion qui rapportent la philosophie à ce qu'elle entend néanmoins nommer, constituer, s'approprier comme ses propres objets (autres « discours », « savoirs », « pratiques », « histoires », etc.) assignés à résidence régionale : délimiter la philosophie en effet. Ne plus prétendre à la neutralité transparente et arbitrale, tenir compte de l'efficace philosophique, et de ses armes, instruments et stratagèmes, intervenir de façon pratique et critique : faire travailler la philosophie en effet. L'effet en question ne se laisse donc plus dominer ici par ce que la philosophie arraisonne sous ce nom : produit simplement second d'une cause première ou dernière, apparence dérivée ou inconsistante d'une essence. Il n'y a plus, soumis d'avance à la décision philosophique, un sens, voire une polysémie de l'effet.

Fiche Technique

Paru le : 16/04/2010

Thématique : Textes des Philosophes

Auteur(s) : Auteur : Jean Derrida

Éditeur(s) : Galilée

Collection(s) : La philosophie en effet

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-7186-0819-6

EAN13 : 9782718608198

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 110

Hauteur : 22 cm / Largeur : 14 cm

Épaisseur : 1,2 cm

Poids : 186 g