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Le tableau vivant : Phryné, l'orateur et le peintre

Auteur : Bernard Vouilloux

Paru le : 03/04/2002
Éditeur(s) : Flammarion
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Idées et recherches
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Autour de la figure de Phryné, et particulièrement dans la représentation qu'en a faite Gérôme dans son tableau Phryné devant l'Aréopage, peint en 1861, B. Vouilloux cherche à confronter la fonction de l'éloquence, la rhétorique du geste, à cette figure symbolique et totale de la beauté, afin de définir un statut anthropologique de l'image. ©Electre 2016

Quatrième de couverture

Phryné, courtisane grecque du IVe siècle avant J.-C. célèbre pour sa beauté, aura par deux fois fait tableau : une première fois, en servant de modèle à l'Aphrodite de Cnide de Praxitèle et à l'Aphrodite Anadyomène d'Apelle, chefs-d'œuvre disparus qui ne vont cesser de hanter la longue mémoire de l'art occidental ; une seconde fois, en laissant son avocat découvrir sa nudité (ou en se dévêtant elle-même) devant les juges qui allaient la condamner pour son impiété, «tableau» ou «spectacle» où les rhéteurs ont pu voir aussi bien un comble qu'une limite de l'action oratoire. Cette topique de la beauté représentée et montrée croise le verbal et le visuel, et là réside sans doute l'explication de la singulière fortune qu'a connue la figure de Phryné jusqu'au seuil de l'époque contemporaine. Sous ces deux destins, plastique et judiciaire, le légendaire phrynéen exemplifie la structure du «tableau vivant», comme l'a bien compris le XIXe siècle, qui a pratiquement inventé ce genre. Genre composite, le tableau vivant s'inscrit au croisement des arts du spectacle, des divertissements de société et des arts visuels (peinture, sculpture, et même photographie). Genre ambigu, il joue sur les sortilèges de l'illusion (la figure s'anime, le corps se fige), sur les limites de la représentation (le corps vit, mais reste muet) et sur les paradoxes de la présentation : exposé, s'exposant, le corps en appelle à un geste qui découvre pour montrer et dont l'efficace n'a d'égale que celle du geste qui ne montre qu'en couvrant. Par delà les effets particuliers liés à une pratique historiquement circonscrite, ce livre veut relancer la réflexion sur l'effet «tableau» du corps dans l'histoire et la théorie de l'art et dans la théorie rhétorique de l'éloquence. A l'une on demandera comment s'articulent la perception esthétique du corps faisant tableau, l'idéalisation artistique du modèle et la composante libidinale qui intervient dans la perception de ses représentations figurées. A l'autre, ce qu'il en est de la soumission du discours à la force de la vue, de sa démission devant un spectacle muet, de son relayage par un geste qui «embraye» directement sur la chose même. La sémiotique, la linguistique, la pragmatique, éclairées par le recours à la «métapsychologie» freudienne, ne sont parties prenantes à cette enquête que dans la mesure où elles peuvent concourir à une anthropologie culturelle du verbal et du visuel. Ainsi, plus qu'à une histoire des rapports entre la rhétorique et les arts visuels, c'est bien à une réflexion sur la puissance du rhétorique que ce livre souhaite inviter.

Fiche Technique

Paru le : 03/04/2002

Thématique : Généralités Histoire de l’Art

Auteur(s) : Auteur : Bernard Vouilloux

Éditeur(s) : Flammarion

Collection(s) : Idées et recherches

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-08-012694-6

EAN13 : 9782080126948

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 477

Hauteur : 24 cm / Largeur : 16 cm

Épaisseur : 2,7 cm

Poids : 1160 g