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Traduire l'écart : Florian Targa donne voix à la marginalité de Malika Moustadraf.
Publié le 16/04/2026
Florian Targa vous présente "Trent-Sis", un livre de Malika Moustadraf qu'il vient de traduire aux éditions Cambourakis.
Florian Targa revient sur la genèse et les défis de la traduction de "Trent-Sis", œuvre majeure de l'écrivaine marocaine Malika Moustadraf. Initialement découvert en anglais puis abordé dans sa langue arabe d'origine, ce texte s'est imposé au traducteur par sa résistance et son audace. Le titre lui-même, "Trent-Sis", écrit de manière hybride, fait référence au pavillon psychiatrique de l'hôpital de Casablanca et symbolise la folie ainsi que l'enfermement social et mental des personnages.
Le traducteur explique son choix de s'écarter d'un français trop lisse pour épouser la langue de Malika Moustadraf, une langue de la marge et de l'urgence. Il détaille ses stratégies pour rendre compte des ruptures de ton, du passage d'une voix enfantine au traumatisme adulte, et de l'omniprésence des discours d'autorité, qu'ils soient masculins ou religieux. En jouant sur l'orthographe et en conservant certains termes non traduits, Florian Targa cherche à faire ressentir au lecteur le poids de la norme et l'impossibilité pour les personnages de s'extraire de leur condition circulaire.
Loin d'une lecture exotisante, l'entretien souligne la dimension politique et universelle de cette fiction. En interrogeant ses propres choix, comme celui de laisser des extraits coraniques ou des contines en arabe, Florian Targa invite à une réflexion sur le rôle de la traduction : non pas seulement transposer, mais faire entendre le conflit et la puissance d'une parole qui dérange.