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Une quête nocturne entre fuite et prière, où la langue se libère pour suivre le souffle d'une jeunesse en sursis.
Publié le 21/01/2026
Jonas Sollberger vous présente son ouvrage "Viens Élie" aux éditions de Minuit. Rentrée littéraire Janvier 2026.
Dans ce premier roman, Jonas Sollberger met en scène Élie, dont l’oiseau domestique, Moïse, s’est envolé vers la forêt à la tombée de la nuit. Ce point de départ, d'une apparente simplicité, bascule rapidement vers une dimension existentielle : pour Élie, vivre sans Moïse semble impossible. La recherche de l’oiseau devient alors le miroir d’une fuite plus profonde, celle d’un foyer étouffant et d’un futur imposé, marqué par un recrutement militaire imminent le lendemain.
L’auteur explique avoir rapidement délaissé la ponctuation classique pour laisser place à une prose fluide et organique. En supprimant points et virgules, Jonas Sollberger a cherché à épouser la voix intérieure d’Élie, créant un souffle long qui refuse l’ellipse et l’interruption. Ce choix formel permet de traduire un mouvement ascendant, évoquant à la fois l’envol de l’oiseau et la structure d’une prière. La langue devient ainsi un outil de résistance contre l’obscurité naissante et la perte.
L’entretien souligne également l’influence des récits bibliques, omniprésents dans l'enfance de Jonas Sollberger. Plutôt que de traiter la religion comme un sujet, il utilise ces figures et cette imagerie comme un matériau brut. La forêt, lieu de tous les possibles, offre un espace où la langue explore les souvenirs et les perceptions sensorielles — sons de cloches, murmure de la rivière — pour donner corps à l’intériorité d’Élie sans jamais chercher à l’expliquer.