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Hommage à MANKELL (3 février 1948 - 5 octobre 2015)

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Publié le 06/10/2015
Nous venons d'apprendre le décès d'Henning Mankell. Consternation sur le rayon...
Des clients passent, discutent. Nous avons tous besoin de parler, de partager. Nous avons tous aimé le commissaire Kurt Wallander. La tristesse est là, palpable.
Nous voilà orphelins, nous qui avons suivi ses enquêtes pendant plus de quinze ans. Mankell aimait parler du roman policier comme "un miroir du crime", actuel, mondial, généralisé sous tous les visages qu'il revêt dans notre société : le racisme, "la plus méprisable des maladies collectives" avait donc selon lui un "soubassement criminel".
Nous savions que l'écrivain se battait contre un cancer, cette sale maladie.
Dans son dernier livre Sable mouvant, fragments de ma vie, qui vient de paraître en France, point d'orgue d'une vie, Henning Mankell se raconte : son enfance, son parcours, l'amour de l'Afrique, la rencontre avec sa femme Eva, et son combat contre la maladie, sans fard ni complaisance :

Vivre avec le cancer, c'est vivre sans garantie. De même que l'on ignore les chemins qu'empruntent les chats la nuit, les cellules cancéreuses progressent loin des sentiers éclairés. Nous croyons savoir tant de choses. Mais nous sommes sans cesse contraints de réviser nos représentations du monde.

Mankell décrit lucidement son cancer comme "un trou de sable carnivore" mais, au contraire, cette autobiographie, touchante et pudique, se lit comme une leçon de vie.
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