Chargement...
Chargement...

Brexit, une crise politique à rebondissement

Le Royaume-Uni s'apprête donc à quitter l'Union européenne - un processus qui devait s'achever le 29 mars 2019, après deux ans de négociations complexes entre le pays et les vingt-sept autres Etats membres... mais qui a été prolongé une première fois au 12 avril, puis au 31 octobre, pour essayer d'éviter une sortie du pays sans accord.
Une actualité de Emilie S.
Publié le 13/09/2019
Le rapport "Yellowhammer" vient de dévoiler les pénuries potentielles de médicament et de nourriture qu'un Brexit sans accord pourrait causer. Les députés ont forcé par un vote le gouvernement à publier l'intégralité de ce rapport dont une partie avait déjà fuité. Jusqu'où va aller le Brexit ? Vers le "no deal" ?
Petit dictionnaire Brexit

Définition : contraction de deux mots anglais, "British" (britannique) et "Exit" (sortie), désigne la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE).

Historique : Lors de la campagne électorale pour les législatives de 2015, le Premier ministre conservateur David Cameron promet d’organiser un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne dans un contexte de montée des mouvements anti-européens dans le pays.

Lors du référendum du 23 juin 2016, le Britanniques choisissent de quitter l’Union européenne, avec 51,9% des suffrages exprimés et 72% de participation.

David Cameron, qui a milité contre le Brexit, présente sa démission du poste de Premier ministre. Cette charge est confiée à Theresa May.

Étapes : Theresa May est chargée de mener la procédure du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. En mars 2017, elle déclenche l’article 50 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne qui régit les conditions du retrait volontaire d’un État membre de l’Union européenne. C’est la première fois que cette procédure est enclenchée.

Des négociations entre l’UE et le Royaume-Uni se sont engagées en vue d’un accord fixant les modalités de ce retrait ainsi que le cadre des relations futures entre les deux parties. Le Brexit sera effectif à la date d’entrée en vigueur de l’accord.

Une étape importante dans les négociations a été franchie en décembre 2017 avec la conclusion d’un accord financier d’un montant d’environ 40 milliards d’euros et l’acceptation de garanties sur le futur statut des ressortissants européens installés au Royaume-Uni. Cependant, les discussions restent tendues et butent notamment sur la question de la frontière irlandaise et des relations commerciales entre les deux parties.


Entre juillet 2016 et juillet 2019, c'est la Première ministre Theresa May qui a mené les discussions sur la sortie de son pays face aux négociateurs européens. Démissionnaire, elle a été remplacée par Boris Johnson le 23 juillet 2019.

C'est lui qui a la charge de trouver une issue au Brexit, et ce avant le 31 octobre 2019. Désireux de renégocier l'accord de sortie - une perspective toujours refusée par l'UE - il se dit prêt à assumer un no deal si nécessaire.

Mais le Parlement britannique ne l'entend toutefois pas de cette oreille. Alors que Boris Johnson fait suspendre l'activité parlementaire du 9 septembre au 14 octobre, ce qui est perçu par certains comme une tentative pour faire passer le no deal en force, le Parlement britannique vote dès sa rentrée le 3 septembre la prise de contrôle de l'agenda parlementaire. Ce qui lui permet dès le lendemain de voter à 327 voix contre 299 une loi "anti-no deal". Celle-ci donne jusqu'au 19 octobre au Premier ministre pour conclure un nouvel accord de sortie avec Bruxelles ou pour convaincre le Parlement d'accepter une sortie sans accord. A défaut, Boris Johnson devra solliciter les Vingt-Sept en leur demandant un report du Brexit au 31 janvier 2020.

Une issue inacceptable pour le Premier ministre et qui pourrait conduire à des élections législatives anticipées au Royaume-Uni.

Pour aller plus loin et prendre la mesure de tous les enjeux du Brexit https://www.touteleurope.eu/actualite/qu-est-ce-que-le-brexit.html


Histoire de l'Angleterre

Brexit