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Jean-Michel Basquiat, et les autres...

Publié le 18/11/2010
Jean-Michel Basquiat est au cœur de l'actualité artistique française : depuis le 15 octobre dernier, la foule se presse chaque jour devant le Musée d'Art Moderne de la ville de Paris pour voir la grande exposition consacrée à l'artiste. L'ange de la peinture américaine séduit toujours autant !Au menu de ce dossier : une plongée dans l'univers de Basquiat et un tour d'horizon des expositions parisiennes et européennes qui vont continuer d'illuminer les capitales jusqu'au début de l'année 2011.
L'œuvre du petit prince de la peinture américaine des années 80, Jean-Michel Basquiat, se caractérise par son style violent, énergique, puissamment coloré, tissé d'influences éclectiques, mêlant souvent dessins figurés et écrits.
Son art profondément autobiographique et politique interroge sa double identité noire et hispanique (il est haïtien par son père et portoricain par sa mère).
Son travail fait de fréquentes allusions à des personnalités noires de la musique, du monde politique ou du sport tels que Charlie Parker, Miles Davis, Malcom X, Toussaint-Louverture, Cassius Clay ou Jesse Owens.
Toutefois, on ne saurait réduire son travail à cette dimension sociale ou politique. Il est surtout un immense peintre. Il peint comme on danse, non pas dans une transe chamanique à la manière de Pollock ( bien qu'on ait pu voir des traces de rituel Vaudou dans son travail), mais plutôt dans des figures de break-dance. Il peint encore comme un jazzman improvise, un musicien sample, un graphitiste face à son mur. En effet, l'émergence de l'art de Jean-Michel Basquiat est concomitante de la naissance et du développement de la culture hip-hop.
Mais la force et la grande originalité de Basquiat est d'avoir fusionné high et low culture. Ainsi sa pratique du collage et l'utilisation de supports originaux (frigo, palissades, casque…) doit autant aux avant-gardes européennes, à Rauschenberg qu'au sampling ; son travail sur l'écriture doit autant à l'élégance d'un Cy Twombly qu'à la force sauvage de revendication des tags.

Son œuvre à la fois sauvage et sophistiquée garde sa force intacte. Elle touche toujours autant car elle semble éminemment actuelle à l'ère d'internet, d'un savoir fragmenté mais connecté et mis en liens, d'un brouillage des références culturelles et d'un savoir bricolé par des individus.


A ne pas manquer à Paris aussi : l'exposition, au Musée Rodin, des œuvres du sculpteur anglais Henry Moore (jusqu'au 27 février 2011), première grande rétrospective organisée à Paris depuis plus de trente ans ; aux Galeries nationales du Grand Palais (jusqu'au 10 janvier 2011), l'exposition " France 1500 " rend hommage à une période souvent oubliée par les historiens de l'art ; le petit Palais (jusqu'au 16 janvier 2011), met à l'honneur Giuseppe De Nittis, figure marquante du noyau d'artistes italiens installés à Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle, maître du japonisme occidental et de la beauté féminine ; en enfin Claude Monet au Grand Palais (jusqu'au 24 janvier 2011), à qui nous avions déjà consacré un dossier entier.


Dossier " Monet, le chasseur de lumières "

Dossier sur les expositions européennes, " L'Europe s'expose "

Dossier sur les expos photos à Paris, " Le petit oiseau va sortir "


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