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MollatVox 19

Publié le 03/06/2008
Un nouveau numéro du podscast des libraires !

Alexandre II, le printemps de la Russie , d'Hélène Carrère d'Encausse présenté par Bernard Forst

Spécialiste de la Russie, Hélène Carrère d'Encausse fait ici œuvre de réhabilitation. En effet, Alexandre II fut durant son règle l'espoir de la Russie moderne. Avisé et libéral, il fut celui qui abolit le servage et réforma les droits de la noblesse russe. Internationaliste, il redonna à la Russie son rang parmi les nations d'Europe et modernisa considérablement les infrastructures de son immense empire. Réformateur, il entama de profonds changements dans une administration féodale et corrompue. Malheureusement, un fort groupe révolutionnaire fort obstiné (5 tentatives !) parvint à avoir raison de lui en l'assassinant en 1881, ouvrant une ère de répression féroce et de reprise en main du pouvoir. On connait la suite…

La désobéissance, de Naomi Alderman, présenté par Fleur Aldebert

Insolente, rebelle, Ronit est celle par qui le scandale arrive. Elle a quitté l'Angleterre et la communauté juive orthodoxe à 20 ans, direction New York. Refusant de se plier au destin tout tracé de mère de famille et d'épouse, elle a désobéi à son père, le grand Rav Krushka. A la mort de ce dernier, 10 ans plus tard, Ronit est rappelée auprès de sa famille à Hendon. Elle retrouve son cousin Dovid, choisi par Rav Krushka dès son adolescence pour être son successeur, devenu rabbin presque malgré lui. Esti a nié son attirance pour les femmes et suivi les préceptes de la Torah : elle a épousé Dovid... sans cesser d'aimer Ronit. Le retour de l'enfant maudite dans ce monde replié sur lui-même va provoquer une onde de choc.

Chaos calme, de Sandro Veronesi, présenté par Sylvie Latour

Pietro Palladini est immobile. Dans l'oeil du cyclone. Il ne sort plus de sa voiture, garée au bas de l'école de sa fille, à Milan.

Ce quadragénaire séduisant que la vie avait épargné vient de perdre sa femme, Lara. Il attend de souffrir, mais ce n'est pas si facile de ressentir la perte. Les amis et les anonymes viennent lui parler, l'étreindre, partager ce temps suspendu, ce « chaos calme » où il se réfugie désormais. Une jolie fille qui promène son chien, les collègues de travail à la veille d'une fusion financière sans précédent, un frère fumeur d'opium, une belle-soeur qui se dénude en pleine crise de nerfs, une milliardaire érotisée, tous perdent à un moment leur calme, leur dignité, leurs masques. Tous renoncent à la comédie sociale.

Tours et détours de la vilaine fille, de Mario Vargas Llosa, présenté par Céline Constantin

Que de tours et de malices chez cette « vilaine fille », toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le « bon garçon ». Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores « la petite Chilienne » allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher.

Gadji !, de Lucie Land, présenté par Hélène Baudoin-Pautier

À douze ans, Katarina a vécu mille vies. Petite Rrom de Roumanie, elle a dansé au son de l'accordéon de son trublion de père, chanté pour égayer sa «madone muette» de grand-mère, entraîné ses démons de frères à gagner les concours d'insultes à la décharge publique, et appris presque seule à déchiffrer les «vingt-six mystères en pattes de mouche régulières».

Le monde l'attire éperdument, elle voudrait tout voir, tout connaître ; l'occasion se présente lorsqu'on l'envoie vivre chez «la Cousine», à Paris. Mais... devenir une gadji ? Jamais !

Michael Tolliver est vivant, d'Armistead Maupin, présenté par Amélie Larignon

Michael Tolliver, immortel héros de Chroniques de San Francisco, est vivant. Ses amis se sont perdus dans l'excès ou sont morts du sida. Lui a survécu à tout. Il a rencontré Ben, l'amour de sa vie. Mais sa famille se refuse toujours à accepter son homosexualité. Lorsque la mère de Michael tombe malade, c'est pourtant lui qu'elle appelle à ses côtés en Floride.

À San Francisco, sa mère spirituelle, Anna Madrigal, réclame sa présence. Il est alors confronté à un dilemme : dort-il rester auprès d'Anna ou accompagner dans ses derniers instants cette mère qui l'a tant rejeté ?

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