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MollatVox 36

Publié le 13/10/2009
Les libraires sont de retour avec leurs coups de cœur sonores. Montez le son !
Le duc des Abruzzes, gentleman explorateur, de Mirella Tenderini et Michael Shanrick, présenté par Sylvie Dehez.
La passion de l'alpinisme dépasse toutes les conventions. Qui aurait pu imaginer, avant ce 24 août 1894, un jeune Prince de sang royal, conversant sur l'arête de Zmutt avec un roturier, beau parleur et alpiniste enthousiaste comme Alfred Mummery ? L'énergie du jeune homme, le zèle qu'il met dans ses ascensions, son carnet de courses déjà bien rempli ont compté plus que son rang et tous ses titres de noblesse pour Mummery, qui lui a fait l'honneur de le choisir comme compagnon de cordée pour ce qui sera le troisième parcours de la célébrissime arrête. Il réalise ensuite des ascensions techniques d'une difficulté considérable pour l'époque (Aiguille du Moine, traversée des Charmoz et du Grépon, le petit Dru...), avant de se lancer dans de grandes expéditions.
Le Duc devient célèbre dans toute l'Europe, représente l'Italie dont son cousin Victor Emmanuel III est devenu roi, fait la une des journaux jusqu'en Amérique où ses exploits sont largement évoqués...
Et fait battre le cœur des demoiselles.

Histoire de chambres, de Michelle Perrot, présenté par Isabelle Bossard
Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l'amour, la méditation. Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion, voulue ou subie. De l'accouchement à l'agonie, elle est le théâtre de l'existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s'abandonne. On y passe près de la moitié de sa vie, la plus charnelle, celle de l'insomnie, des pensées vagabondes, du rêve, fenêtre sur l'inconscient, sinon sur l'au-delà. La chambre est une boîte, réelle et imaginaire. Quatre murs, plafond, plancher, porte, fenêtre structurent sa matérialité. Ses dimensions, son décor varient selon les époques et les milieux sociaux.
De l'Antiquité à nos jours, Michelle Perrot esquisse une généalogie de la chambre, creuset de la culture occidentale, et explore quelques-unes de ses formes, traversées par le temps : la chambre du roi (Louis XIV à Versailles), la chambre d'hôtel, du garni au palace, la chambre conjugale, la chambre d'enfant, celle de la jeune fille, des domestiques, ou encore du malade et du mourant. Puis les diverses chambres solitaires : la cellule du religieux, celle de la prison ; la chambre de l'étudiant, de l'écrivain. Nid et nœud, la chambre est un tissu de secrets.

Dans ce livre, Michelle Perrot contribue à l'histoire des chambres. Nuit et jour.

Le problème avec les lapins, d'Emily Gravett, présenté par Adeline Macéra
« Un homme met un couple de lapins dans un lieu isolé de tous les côté par un mur. Combien de couples obtient-on en un an si chaque couple engendre tous les mois un nouveau couple à compter du troisième mois de son existence ? »
A partir de cet énoncé entré au rang des classiques des mathématiques grâce à la solution qui y fut trouvé par Leonardo Fibonacci au XIIIe siècle, Emily Gravett imagine une mise en image (et en abyme) hilarante et absurde, jusqu'à la dernière page, où la réalité rattrape la science. Et maintenant, on en fait quoi des lapins, M. Fibonacci ?

La main verte, d'Hérvé Bourhis, présenté par Loïc Nicolas
Dans une France où la crise économique bat son plein, Herbert Boris, dessinateur de bande dessinée, doit chercher du travail car plus personne n'achète de BD. Il passe de vélo-taxi à restaurateur de tableau pour une veuve, puis apprend à jardiner et part en voyage avec son fils à travers la France en déclin. Ceci est bien évidement une fiction qui n'a rien, mais alors absolument rien, à voir avec notre réalité…

Les doigts de pieds en éventail, une promenade récréative dans les expressions françaises, d'Isabelle Brisson, présenté par Maria Dulout.
Expressions proverbiales, axiomes et maximes populaires revisitées, adaptées ou replacées par l'auteur dans un contexte scientifique. Par exemple « Grand nez, grand zizi » serait, selon les paléontologues, un des facteurs de la survie de l'espèce. « Le " coup de foudre " relèverait du syndrome psychologique inversé du cœur brisé ou encore pour les statisticiens « le travail c'est la santé ». En annexe, les puristes trouveront les expressions telles qu'Alain Rey et les autres dictionnaires les ont définies.

Loving Frank, de Nancy Horan, présenté par Martine Borderie
Au début du XXe siècle, la bonne société de Chicago resta foudroyée par le soufre d'un scandale sans précédent.
Pour l'amour éperdu d'un homme, une femme osa l'impensable et commit l'irréparable. Elle en paya le prix toute sa vie. Elle s'appelait Mamah Borthwick Cheney. Lui n'était autre que Frank Lloyd Wright, l'enfant génial et rebelle de l'architecture américaine à qui Mamah et son mari Edwin Cheney avaient demandé, en 1903, de construire leur nouvelle maison.
En 1909, tombée entre-temps follement amoureuse du célèbre architecte, Mamah choqua une époque pudibonde et dévote en quittant son mari et ses deux jeunes enfants pour suivre Frank Lloyd Wright en Europe. Ce dernier, tout aussi épris, laissait derrière lui une Amérique stupéfaite, une épouse et six enfants... Enchaînés par la passion, mais hantés par une culpabilité intolérable, ils firent la une de la presse américaine durant leurs séjours en Allemagne, en Italie et à Paris, lors de la grande crue de 1910...
Mais aucun journal à sensation n'aurait pu prévoir ce qui adviendrait à ce couple maudit de retour aux États-Unis, en 1914. La violence du dénouement verra - au-delà du déchirement des familles Cheney et Wright - le monde pétrifié.
Pour la première fois nous est contée l'histoire de l'émancipation très en avance sur son temps de Mamah Borthwick, et de son amour pour l'un des plus grands maîtres de l'architecture moderne.
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