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Plumes gaies, encres lesbiennes

Publié le 11/07/2002
En partenariat avec le site tarlhouse.com, voici une sélection de romans gais et lesbiensCette sélection est evidemment partiale et subjective, il ne tient qu'à vous, lectrices et lecteurs de l'enrichir par vos conseils et commentaires. A vous de choisir à présent.

Sandra Scoppettone -Toi, ma douce introuvable
" On a un cadavre dans une poubelle " annonce le lieutenant Cecchi et nous voici projeté dans une nouvelle enquête aux cotés de Lauren Laurano, détective privée lesbienne au verbe haut. Mais le cadavre qu'elle recherche, elle, sur la demande d'un certain Boston Blackie, le fils de la présumée victime, semble curieusement faire défaut.

Patricia Cornwell - Post Mortem
Médecin expert général de l'État de Virginie, basée à Richmond, Kay Scarpetta réalise ici sa première enquête. Un psychopathe sévit pour la quatrième fois avec une violence terrifiante.
Mais alors qu'aucune piste n'avait jusque là été sérieusement envisagée, les résultats de recherche de l'héroïne semblent déranger…

Violette Leduc - Thérèse et Isabelle
Après maintes péripéties, ce texte qui fut jugé en partie scandaleux par Gallimard en 1954, est aujourd'hui rétablit dans sa continuité. Violette Leduc " essaie de rendre le plus minutieusement possible les sensations éprouvées dans l'amour physique " au travers de deux jeunes collégiennes, Thérèse et Isabelle, qui vont se consumer pendant trois jours et trois nuits, dans un érotisme tout à la fois cru et lyrique.

Poppy Z. Brite - Plastic Jesus
Et si Paul et John, icônes du groupe mythique des Beatles avaient été amants…Dans ce conte fantastique et dramatique, Poppy Z.Brite avec un charme inhabituel nous conduit dans les aléas d'une relation où percent la fragilité, les émotions, la dépendance réciproque de deux individus qui tout à coup deviennent, si ce n'est ordinaires, du moins véritablement humains.

S'inspirant des sous-cultures de la société américaine, égérie d'un univers underground, Poppy Z Brite se complait dans les histoires cruelles sombres et désespérées, où la sensualité morbide révulse ou séduit. Mais ici, si l'on retrouve les thèmes de prédilection de cette enfant terrible, fascination de la mort, homosexualité masculine, addiction en tout genre, le genre hard est dépassé. Le bizarre se modèle dans une étrange pudeur, avec une certaine retenue

Benoît Duteurtre - Gaieté parisienne
Avec cette satire du microcosme homosexuel parisien, Duteurtre ne s'attire pas que des amitiés. Le cynisme, la cruelle justesse des réflexions et les descriptions froidement humoristiques dérangent. Pourtant au travers de l'histoire de Nicolas, trentenaire qui assume difficilement son homosexualité, face à un jeune étudiant au contraire totalement en phase avec le monde d'aujourd'hui, Duteurtre dénonce avec efficacité l'esprit moderne d'affranchissement érigé en système.

Edmund White - Un jeune Américain
Romancier américain Edmund White est incontournable pour qui s'intéresse à la culture gaie et au-delà de cela, tout simplement à la littérature. Professeur à Columbia, directeur du New York Institute for the Humanities, il s'est imposé à la fois comme l'un des meilleurs critiques des lettres américaines et comme un écrivain d'une extrême sensibilité.
Avec Un jeune Américain, l'écrivain américain ouvre une trilogie à dimension autobiographique qui se poursuit avec La tendresse sur la peau et se clôt sur La symphonie des adieux. Des années 50 aux années 90, on suit le parcours d'un jeune homme dont l'homosexualité s'affirme dans un monde où les barrières sociales résistent. Ce premier volet conduit notre narrateur au seuil de l'âge adulte. C'est le temps de la découverte, de l'éducation sexuelle.

Sarah Waters – Caresser le velours
Auteure lesbienne emblématique, Sarah Waters signe ici une histoire dans la tradition picaresque mettant en scène une jeune femme, Nancy, écaillère dans un port du Kent. Tout bascule le jour où elle tombe amoureuse d'un chanteur de music-hall qui se révèle être une femme. S'ensuit alors un parcours qui la mène, aux cotés de sa maîtresse, sur le devant de la scène sous le masque d'un homme. Caresser le velours est l'occasion de découvrir une vision clandestine et fascinante des dernières années d'une époque victorienne puritaine.

Dorothy Allison – Peau
Dans ce recueil de textes autobiographiques, Dorothy Allison aborde avec un style percutant de nombreux sujets : diversité sexuelle, lesbianisme, féminisme, lutte des classes, littérature. Elle évoque aussi son enfance et sa famille, univers sexiste et raciste ancré dans une misère ignominieuse. Dans ce contexte, l'affirmation de l'homosexualité est source d'un mépris et d'une peur exacerbée, à laquelle doit s'opposer une justification sans cesse renouvelée de son existence même, une défense acharnée de ses droits les plus fondamentaux .

Stephen McCauley – L'objet de mon affection
Au départ, George, homosexuel, partage un appartement avec Nina, hétérosexuelle. Mais la situation prend une tournure inattendue : enceinte d'Howard, Nina refuse d'épouser ce dernier préférant élever son enfant avec son ami homosexuel. Mais de son coté George, sur l'épaule duquel vient pleurer Howard, rencontre Paul qui l'invite à venir habiter avec lui. Qui a dit que les relations homme femme étaient simples ? Voici donc un maëlstrom de sentiments tragi-comiques agrémentés de dialogues particulièrement savoureux.

Armistead Maupin – Une voix dans la nuit
Gabriel Noone, homosexuel quinquagénaire, est une star radiophonique, un auteur à succès. Mais une pénible rupture le laisse abattu jusqu'à ce qu'il découvre chez son éditeur le manuscrit d'un jeune adolescent. La rencontre avec cet enfant, promis à une mort imminente et qui porte déjà un lourd passé, est foudroyante. Au fil du texte, la frontière entre fantasme et réalité se dilue. Dans cette relation quasi filiale, Maupin parvient à maintenir un suspens qui se joue exclusivement sur la confiance sans cesse faillible entre deux individus.

Hervé Guibert – A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie
Reflet d'une époque sombre, ce texte qui révéla HervéGuibert au grand public, fit scandale par ses révélations sur la mort de son ami Michel Foucault. L'auteur y dissèque sans complaisance, et dans les moindres détails, l'évolution d'une réalité qui était son propre mal. C'est à travers le prisme de la maladie qu'il modèle son " projet de dévoilement de soi et de l'énoncé de l'indicible " avec l'obsession de tout dire minutieusement.

Karine Pothier

Notre Partenaire
www.tarlhouse.com

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