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La grande dévalorisation : pourquoi la spéculation et la dette de l’État ne sont pas les causes de la crise

Auteur : Ernst Lohoff

Auteur : Norbert Trenkle

Paru le : 22/05/2014
Éditeur(s) : Post-éditions
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Traducteur : Paul Braun - Traducteur : Gérard Briche - Traducteur : Vincent Roulet

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Résumé

Après un rappel historique sur l'évolution de l'économie dans la seconde moitié du XXe siècle, les auteurs, membres du groupe Krisis, exposent les bases théoriques pour la compréhension du capital fictif et de son rôle dans le procès d'accumulation capitaliste. Ils proposent une analyse de la crise en lien avec une nouvelle approche de la théorie marxienne. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Qui porte la responsabilité de la crise financière et économique de 2008 ? Les «banquiers cupides» ou les États endettés jusqu'au cou ? Selon Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, théoriciens allemands du groupe-revue Krisis, la cause de la crise est bien plus profonde. L'énorme gonflement des marchés financiers des trois dernières décennies est une conséquence de la crise structurelle fondamentale du mode de production capitaliste, dont l'origine remonte aux années 1970. La troisième révolution industrielle qui se met alors en place entraîne une éviction accélérée de la force de travail hors de la production, sapant ainsi les bases de la valorisation du capital au sein de «l'économie réelle». La crise structurelle de la valorisation du capital n'a pu être ajournée depuis qu'en ayant massivement recours, à travers le crédit et la spéculation, à la capture anticipée de valeur future. Le concept de «capital fictif» est fondamental pour comprendre le procès de crise actuel. Après la crise de 2008, l'effondrement catastrophique du système capitaliste mondial n'a pu être empêché que par une intervention massive des États et des banques centrales. Si l'on doit à présent subir les conséquences de cette crise, sous la forme des «politiques d'austérité» imposées à la société, ce n'est pas parce que nous aurions vécu «au-dessus de nos moyens» et qu'il conviendrait de se «serrer la ceinture». La société vit bien au contraire largement au-dessous des possibilités créées par les nouveaux potentiels de productivité ; seulement, ils se transforment toujours davantage en forces destructives au sein du système capitaliste. La société est désormais trop riche pour le capitalisme. L'analyse originale de la crise développée ici se fonde sur une lecture de la théorie marxienne qui s'oppose en de nombreux points au marxisme traditionnel et à l'actuelle «renaissance de Marx». Ici, Marx n'est pas le théoricien de la lutte des classes mais celui qui développa la critique radicale d'une société fondée sur la production de marchandises et appelée à buter sur ses propres contradictions. Les auteurs renouent avec cette pensée et l'étayent de façon détaillée et documentée. Il en résulte une analyse de la crise qui s'oppose à tout ce qui s'échange actuellement sur le marché des idées.

Fiche Technique

Paru le : 22/05/2014

Thématique : Economie internationale/mondialisation

Auteur(s) : Auteur : Ernst Lohoff Auteur : Norbert Trenkle

Éditeur(s) : Post-éditions

Collection(s) : Non précisé.

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 979-10-92616-03-3

EAN13 : 9791092616033

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 347

Hauteur : 21 cm / Largeur : 14 cm

Épaisseur : 2,7 cm

Poids : 445 g