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Essor des plantations et subversions antiesclavagistes à Cuba (1791-1845)

Auteur : Alain Yacou

Paru le : 15/09/2010
Série(s) : Non précisé.
Collection(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

A la suite de l'insurrection de Boukman en Saint-Domingue, l'île de Cuba accueille des colons et des nègres français rescapés. Ce flux migratoire modifie alors les structures économiques de l'île et y altère les relations sociales. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Lorsque lui parvint à Madrid où il se trouvait la nouvelle des débuts en 1791 de la révolution nègre dans la partie française de Saint-Domingue, Francisco de Arango y Parreño qui fut l'oracle de la plantocratie cubaine comprit que l'heure de la félicité avait sonné pour les siens. De fait, dès les lendemains de la fameuse insurrection dite de Boukman qui ravagea la Plaine du Nord en Saint-Domingue, la grande île de Cuba va accueillir un contingent qui ira croissant de colons et de nègres français rescapés de la tourmente. L'intense transfert technologique et financier engendré par ce flux migratoire va modifier en profondeur les structures économiques du pays d'accueil et y altérer pour longtemps les relations sociales. Dès lors, l'esclavage cubain se métamorphosa en un système de production des plus coercitifs lié aux lois du marché. Dans ces conditions, on assiste à une remontée de l'insurgence nègre liée tant à l'entreprise des révoltes d'esclaves qu'à l'activisme des libres de couleur tout au long de la première moitié du XIXe siècle. Partant, il convenait de s'attacher au processus d'internationalisation du conflit nègre à Cuba dont les protagonistes ont été les Haïtiens et les Anglais mus par des desseins bien distincts. En contrepartie, la part a été faite aux mesures de répression et de dissuasion de la puissance coloniale qui sut tirer parti de la menace que constituait le «péril noir» pour juguler les velléités séparatistes à Cuba au temps des guerres d'indépendance de l'Amérique espagnole. Enfin, a été mise en lumière l'attitude des gens de Lettres cubains qui, en s'engageant dans la lutte contre l'esclavage et le préjugé de couleur, ont ouvert la voie aux Pères de la Patrie, de Carlos Manuel de Céspedes et Antonio Maceo à José Marti dont on connaît la geste insigne dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Fiche Technique

Paru le : 15/09/2010

Thématique : Cuba

Auteur(s) : Auteur : Alain Yacou

Éditeur(s) : Karthala Centre d'études et de recherches caraïbéennes

Collection(s) : Non précisé.

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-8111-0401-1

EAN13 : 9782811104016

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 614

Hauteur : 25 cm / Largeur : 17 cm

Épaisseur : - cm

Poids : 700 g