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L'oeil de Sade : lecture des tableaux dans les Cent vingt journées de Sodome et les trois Justine

Auteur : Emmanuelle Sauvage

Paru le : 29/10/2007
Éditeur(s) : H. Champion
Série(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Essai sur la théâtralité des romans de Sade provenant en grande partie de l'agencement des descriptions, autrement dit de la technique du tableau et de la configuration des listes de passions, souvent comparables à des scénarios ou à de longues didascalies. S'interroge sur la création d'images dans le récit selon des procédures taxinomiques, esthétiques et rhétoriques. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Le lecteur d'aujourd'hui trouve la marque de Sade homme de théâtre dans ses romans plus que dans ses pièces. La « théâtralité romanesque » est devenue un lieu commun de la critique sadienne. Les mises en scène érotiques dans des décors dignes de la Comédie-Française, les costumes, accessoires, parures, les travestissements, le goût du jeu chez les acteurs du libertinage et la dramatisation de leurs échanges, tout cela montre en effet que la folie du théâtre s'est emparée de l'univers sadien. Comme Diderot, à la fois si proche et si singulièrement absent dans son oeuvre, il aurait voulu consacrer sa vie à la scène, être reconnu comme un dramaturge à part entière. Comme Diderot encore, il a d'abord écrit des drames avant de se lancer dans le roman, et le passage d'un genre à l'autre ne lui a pas fait renoncer à ses premières amours, qui ont fécondé son abondante production romanesque. Si l'on ne joue plus guère aujourd'hui les drames de Sade - ni ceux de Diderot, d'ailleurs -, ses romans, eux, ont connu le succès que l'on sait. Leurs multiples adaptations à la scène et à l'écran ont révélé leur immense potentiel visuel. Sade romancier reprend à son compte l'usage que Diderot propose du tableau au milieu du XVIIIe siècle. La notion de tableau traverse le siècle, les arts et les genres, portée par les débats sur la nécessité d'un renouveau au théâtre et sur les mérites comparés de la littérature et de la peinture. Elle sert de catalyseur à la doctrine de l'ut pictura poesis, encore très vivace dans la seconde moitié du siècle. L'écriture sadienne, aussi dérangeante et inouïe soit-elle, n'est pas coupée de son époque : elle est imprégnée de tout un système de pensée qui continue d'alimenter la controverse sur le parallèle entre les arts. Le versant le moins étudié de la théâtralité romanesque de Sade concerne l'agencement des descriptions, autrement dit la technique du tableau et la configuration des listes de passions, souvent comparables à des scénarios ou à de longues didascalies ; en somme, l'art de créer des images dans le texte. Cette proximité ou cette interaction des genres romanesque et dramatique, renforcée par les nombreuses références à la peinture, n'est pas un phénomène marginal. Mais la singularité des romans sadiens réside dans la place accordée aux descriptions par rapport au récit et dans leur supériorité sur les gravures qui les accompagnent.

Fiche Technique

Paru le : 29/10/2007

Thématique : Auteurs - Critique littéraire

Auteur(s) : Auteur : Emmanuelle Sauvage

Éditeur(s) : H. Champion

Collection(s) : Les dix-huitièmes siècles, n° 114

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-7453-1593-5

EAN13 : 9782745315939

Format : Non précisé.

Reliure : Relié

Pages : 298

Hauteur : 24 cm / Largeur : 16 cm

Épaisseur : - cm

Poids : 600 g