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Cahiers du sens (Les). n° 19, La parole


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Résumé

Les écrits de Jean-Luc Maxence, Jean-Marc Descotes, Gérard Pfister, etc., les poèmes d'André-Louis Aliamet, de G. Allix, Didier Ayres, etc., les carnets de voyage et les notes de lecture sont consacrés au thème de la parole, interdite, bafouée, violée ou assassinée, individuelle ou collective, poétique, etc. ©Electre 2021

À nos yeux, il ne suffit pas de prôner une certaine révolution sémantique pour faire une place analogue, dans la vie quotidienne, à la pratique ! Il y a quelques jours, dialoguant à bâtons rompus avec l'une de nos auteures (?), nous nous étonnions de constater que nos amis poètes n'avaient point abordé, dans notre «dossier» sur La parole, le récurrent problème de la parole confisquée par force, de la parole interdite, de la parole bafouée, violée ou assassinée. Dieu sait pourtant si notre planète est secouée par cette parole, individuelle ou collective, qui réclame à juste titre une meilleure répartition des richesses sociales (et culturelles, bien évidemment !). Dieu sait s'il n'est pas un seul jour où les médias de notre «doux pays de France» ne s'insurgent contre le pouvoir d'achat s'affaiblissant de plus en plus, la crise économique inquiétant les banques et mettant à la rue les plus financièrement démunis. Bien sûr, notre revue écoute et édite en priorité la parole poétique de ceux et celles qui n'ont jamais (ou presque) la parole, dans notre monde. Bien-sûr, elle souhaite, comme tant d'autres, lutter contre la désertification lente du champ culturel de notre pays (patrimoine francophone y compris !). Bien-sûr, Nous aimons le verbe résister quand il ne cache pas une mode bavarde et facile qui consiste à éditer ou tendre un haut-parleur vers tout poète, même lisiblement médiocre, pourvu qu'il (ou elle) nous vienne d'un lointain pays d'Afrique ou d'Asie (il y aura toujours une ambassade pour «couvrir les frais»). Tout le monde n'est pas un cousin de Charles Péguy ou un héritier d'Aimé Césaire selon la couleur de sa peau ou son carnet d'adresses comme dirait Régis Debray... En vérité, nous n'aimons guère la parole de salon, la récitation en fauteuil de luxe, la parole trop facilement «subventionnée» ou honorée de Prix sans fin pour être vraiment «résistante». Sans doute est-ce la raison pour laquelle nos amis des Cahiers, depuis bientôt vingt ans (mais oui !) n'ont-ils pas uniquement le mot révolution à la bouche même s'ils ont lu et relu «la littérature à l'estomac» de Julien Gracq. Entre crier «Révolution !» sur une barricade imaginaire, bien calé dans un fauteuil d'éditeur friqué jusqu'à la garde et peu soucieux de poésie, et incarner ce que l'on dit, il y a cette distance, ce fossé, cet abîme, qui donne le vertige et qui sépare l'être et le paraître, parfois à jamais. Combattre le malheur du monde ne veut pas dire, ou écrire, et sans cesse répéter, des slogans, souvent assez peu inspirés. Et pourtant que Dieu nous garde d'être des tièdes ou des mous.

Fiche Technique

Paru le : 15/07/2009

Thématique : Revues littéraires

Auteur(s) : Non précisé.

Éditeur(s) : Nouvel Athanor

Collection(s) : Non précisé.

Contributeur(s) : Non précisé.

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-35623-013-0

EAN13 : 9782356230133

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 219

Hauteur : 24 cm / Largeur : 16 cm

Épaisseur : - cm

Poids : 400 g