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Auschwitz oblige encore : tentative pour penser le mal absolu à partir du bien toujours relatif

Auteur : Hélène Van Camp

Paru le : 02/05/2003
Éditeur(s) : L'Harmattan
Série(s) : Non précisé.
Contributeur(s) : Non précisé.

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Résumé

Auschwitz peut-il encore obliger la pensée ? H. Van Camp s'inspire de la pensée et des conditions tragiques de la mort de Primo Levi. Elle s'interroge sur le moyen de penser et résister aux incessantes actualisations du mal et émet l'hypothèse qu'un face à face sans effroi et sans état d'âme pourrait y parvenir. ©Electre 2018

Quatrième de couverture

Auschwitz peut-il encore obliger la pensée aujourd'hui? C'est à cette question que le présent essai tente de répondre par l'affirmative, dans la trace vive du livre exceptionnel que Primo Levi rédigea en 1986, c'est-à-dire quarante ans après Auschwitz, intitulé en français Les naufragés et les rescapés, mais également dans la lumière spectrale et inquiétante de la mort violente que l'écrivain italien s'est donnée un an plus tard, un matin d'avril 1987 à Turin. L'absolu du mal a été pensé sans état d'âme et a pu s'actualiser quasi parfaitement en Europe, du côté de la Pologne entre 1940 et 45, moins contre que grâce à son haut niveau de civilisation (bureaucratie, science, technologie et industrie y ont perdu définitivement leur innocence). Cela, comme l'écrit Hannah Arendt, n'aurait jamais dû arriver. Quoi donc exactement? Que l'absolu du mal était somme toute aisément pensable (et donc praticable) par une petite clique de salauds ordinaires par exemple, et qu'il suppose l'absence d'état d'âme, possible et acceptable dans une perspective industrielle, car le crime rejoint sans doute alors son identité la plus parfaite, à savoir sa négation, et son efficience la plus redoutable, c'est-à-dire sa banalité. Depuis lors, malgré l'effroi dans lequel le monde découvrit Auschwitz, en un impératif bien trop exclusivement émotionnel (le fameux «Plus jamais ça!»), le mal ne nous lâche plus du côté de son absolu de négation et de banalisation, et ce un peu partout sur la planète. Aussi, pour penser et donc résister aux incessantes actualisations du mal aujourd'hui, toujours en quelque sorte en mal d'absolu, faut-il le regarder d'abord en face sans effroi (car l'effroi tue, je veux dire aussi qu'il fait tuer) et oser le penser sans état d'âme. C'est du moins la fragile tentative de cet essai, rédigé en des heures qui annoncent peut-être encore le pire. «Avec le soutien de la communauté française de Belgique». La philosophie en commun Collection dirigée par Stéphane Douailler, Jacques Poulain et Patrice Vermeren

Fiche Technique

Paru le : 02/05/2003

Thématique : Textes des Philosophes

Auteur(s) : Auteur : Hélène Van Camp

Éditeur(s) : L'Harmattan

Collection(s) : La philosophie en commun

Série(s) : Non précisé.

ISBN : 2-7475-4170-3

EAN13 : 9782747541701

Format : Non précisé.

Reliure : Broché

Pages : 187

Hauteur : 22 cm / Largeur : 14 cm

Épaisseur : - cm

Poids : 240 g